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Biomédical: les industriels prêts à soutenir le développement de la télémaintenance (Journées Afib)

Deux industriels importants de l'ingénierie biomédicale ont assuré qu'ils étaient prêts à s'investir pour développer la télémaintenance des appareils, jeudi lors d'une session organisée à l'occasion des 21èmes journées de l'Association française des ingénieurs biomédicaux (Afib) qui se déroulaient à Nantes.

Il existe déjà dans les établissements des équipements médicaux connectés au réseau informatique hospitalier qui permettent une interrogation distante de leurs conditions de fonctionnement, a souligné Arnaud Lorimier, ingénieur biomédical aux Hôpitaux universitaires de Genève.

C'est le cas des équipements d'imagerie ou d'appareils comme des moniteurs, des ventilateurs ou des éclairages opératoires, a-t-il observé. Dans ce cas, le travail du service biomédical se limite à tracer les interventions dans la gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO).

"Demain, la majorité ou la totalité de nos équipements biomédicaux seront connectés au réseau informatique hospitalier", a-t-il estimé.

Le problème de la sécurité informatique

Toutefois, des ingénieurs hospitaliers présents à la session ont évoqué les problèmes posés au regard de la sécurité informatique de leur établissement.

"Vous développez vos propres protocoles, vos propres techniques mais les services informatiques ont leurs contraintes et imposent des limites, par exemple sur les firewalls. On vit des bras de fer en interne avec un responsable sécurité qui refuse votre manière de se connecter", a alerté l'un d'eux en s'adressant aux deux industriels présents, Surgiris et GE Healthcare.

"Il faudrait décloisonner tout cela, pour trouver un système numérique global", a-t-il insisté.

"Les établissements sont demandeurs de la télémaintenance, pour prévenir la défaillance à distance. C'est le futur. Mais la question de la sécurité informatique est très importante. Ça va être un des freins. Est-ce que les industriels sont prêts à fournir des solutions de télémaintenance tous azimuts? Y a-t-il un intérêt?", a renchéri un autre.

Jérôme Descheider, directeur marketing service Europe de GE Healthcare, a assuré qu'il considérait cette question comme "un point important". "Rien n'est fait sans l'aval des services informatiques des hôpitaux", a-t-il ajouté, et "il y a des protocoles, standards, certification qui évoluent".

En outre, lors de la conception du produit, GE "sépare bien les choses", comme les outils de télédiagnostic et télémaintenance qui sont séparés du système d'exploitation de l'appareil.

Et "à chaque fois, qu'un de nos techniciens veut avoir accès à des données patient, il doit entrer ses identifiants numériques uniques et tout ce qu'il va faire va être tracé, a-t-il rapporté.

Développer des coopérations, pas une compétition

Il a précisé qu'en Suède, 100% des systèmes d'imagerie de GE Healthcare étaient téléconnectés et en maintenance partagée. "C'est un choix politique, stratégique et un investissement puisque tous leurs ingénieurs sont formés", a-t-il reconnu. "Mais ils ont un retour sur investissement en termes de réactivité de ces personnels".

"Si les hôpitaux français le souhaitent, on peut le faire avec eux et on a envie de le faire", a affirmé Jérôme Descheider. Il a assuré que ce type d'évolution ne mettait pas le service d'ingénierie biomédicale de l'hôpital "en dehors de la boucle".

Interrogé par un hospitalier sur l'envoi des rapports d'intervention aux ingénieurs, il a indiqué que son groupe développait deux outils: un envoi systématique par mail aux personnes censées avoir les informations, y compris celles d'assistance, et un envoi par smartphone.

Denis Papin, directeur général de Surgiris, qui fabrique des éclairages opératoires et des bras de distribution de fluides, a confirmé cet engagement dans la télémaintenance des appareils biomédicaux.

Il a expliqué que sa société voyait la maintenance connectée de ces dispositifs avec une visée "prédictive", c'est-à-dire afin de "détecter, anticiper et alerter l'utilisateur, voir le service biomédical, pour éviter la panne".

Il existe ainsi une possibilité de se connecter sur les données de l'appareil d'éclairage et de les récupérer pour repérer les éléments qui pourraient ne plus fonctionner. Sur un tel éclairage, la société a intégré une "centaine" de paramètres, a-t-il indiqué.

Le service biomédical de l'hôpital peut lui-même recevoir des alertes grâce au réseau interne et même consulter le diagnostic avant d'aller dans la salle.

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