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05/10/2015
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Informatique: le remplacement d'un DPI "maison" par un logiciel commercial augmente les tâches des soignants

PARIS, 5 octobre 2015 (Direct Hôpital) – Les personnels soignants d'un service d'urgences ont effectué en moyenne 12% de tâches de plus par minute après la transition d'un dossier patient informatisé (DPI) "maison" vers un logiciel commercial, selon les résultats d'une étude publiée mi-septembre dans les Annals of Emergency Medicine.

Cette étude réalisée par des chercheurs du National Center for Human Factors in Healthcare, à Washington DC (Etats-Unis) visait à étudier l'impact de la mise en œuvre d'un dossier patient informatisé sur le travail des soignants dans un service d'urgences qui disposait auparavant d'un logiciel développé sur place.

Les chercheurs ont étudié le travail du personnel sur trois périodes: avant le déploiement du DPI, une semaine après sa mise en œuvre, puis trois à quatre mois après son installation.

Ils ont observé que le temps passé à réaliser des tâches informatiques est passé de 31 minutes avant le déploiement à 44 minutes dans la semaine qui a suivi. Dans le même temps, la communication verbale entre soignants est passée de 19 à 11 minutes. Ces durées sont ensuite revenues à leur niveau pré-déploiement lors de l'observation réalisée trois mois plus tard.

Par contre, le nombre de tâches effectuées par minute est passé en moyenne de 1,7 avant le déploiement à 1,9 lors de la mise en route du DPI. Il s'est ensuite stabilisé à ce niveau.

"Notre étude montre d'importantes différences entre les DPI maison et les DPI commerciaux", commente Natalie Benda, premier auteur de l'étude. "Les DPI maison tendent à être configurés en fonction des spécificités de travail de l'hôpital ou du service d'urgences. L'augmentation du nombre de tâches que nous avons observée peut résulter du manque de customisation des DPI commerciaux", ajoute-t-elle.

Or, pointe l'étude, "en plus d'augmenter le stress et la frustration, passer rapidement d'une tâche à l'autre peut avoir un impact sur la sécurité des patients". Ce phénomène "résulte en une fragmentation du travail" que la littérature scientifique lie à un risque d'erreur plus élevé.

Les auteurs citent l'exemple particulier d'un soignant qui, pendant qu'il écrivait une ordonnance pour que le patient dispose à l'hôpital des médicaments qu'il a l'habitude de prendre à domicile, ne pouvait pas afficher sur le même écran la liste desdits médicaments. "De ce fait, il devait soit se souvenir de la liste, soit prendre des notes et ensuite alterner entre le papier et l'écran" au moment de recopier ses notes.

"Au-delà de cette étude, il va être important de déterminer si les DPI commerciaux peuvent être facilement customisés pour mieux répondre aux besoins du personnel et éviter l'impact cognitif du multitâche", souligne Natalie Benda. 

Les auteurs de l'étude appellent à de nouvelles recherches pour déterminer quelles sont les tâches spécifiques qui augmentent et sous quelles conditions, afin que les développements de futurs logiciels puissent être optimisés.

Annals of Emergency Medicine

mb/ab

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RĂ©digĂ© par: pmac_hado@hotmail.com  le 25/10/2015 Ă  17:04
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Je fais de remplacements dans les hôpitaux publiques en France dont j'ai déjà travaillé dans au moins une trentaine; et quelque fois aussi en privé. Mais aussi de temps en temps en Suisse (Genève; Fribourg). Les logiciel que sont utilisés dans les hôpitaux publiques sont à l'origine du délais de plusieurs heures d'attente, de la pénurie des médecins sur les services et de la manque absolue de statistiques: et des graves erreurs dans la prise en charge: en effet tous, absolument tous sont mal faits, difficile à comprendre; il n'y a pas une logique; il n'y a pas dans la plupart les principaux antécédents affichés; on prend des heures pour apprendre à prescrire et tous sont en fin de compte inutiles comme les informaticien qui les ont crées. Néanmoins en Suisse tout fonctionne parfait, tout roule rapide avec des paramètres bien précis et tout le monde peut rapidement apprendre à maitriser les logiciels. Et parfois la même chose passe en France dans le privé (mais pas toujours). On chois nous les médecins intérimaires ces hôpitaux moins problématiques dont le logiciel fait un grand partie de l'élection. Moi par exemple j'ai vu jusqu'à neuf programmes informatiques pour pouvoir travailler (l'hôpital de Contamine sur Arve, le CHAL en 74) ou des logiciels impossibles de le comprendre (l'hôpital des Vosges en 88). En fin compte il n'y a rien amélioré depuis que les médecins sont obligés à laisser le papier sinon tout le contraire.

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