Une question ? Appelez le 01 48 06 54 92

 

TecHopital.com

 

Allergies: le centre hospitalier de Valenciennes a banni le latex dans ses blocs chirurgicaux

PARIS, 27 août 2015 (Direct Hôpital) – Le centre hospitalier de Valenciennes (Nord) a décidé d'évincer totalement de ses blocs chirurgicaux le latex, qui représente la première cause des complications allergiques per-opératoires, a-t-il annoncé.

Dans un dossier de presse, l'hôpital rappelle qu'entre 1% et 5% de la population française est allergique au latex et que cette proportion augmente significativement chez les populations à risque, tels les patients opérés à plusieurs reprises (prévalence de 18% à 37%) ou les professionnels de santé (prévalence allant jusqu'à 17%).

"L'allergie au latex représente la deuxième cause des complications allergiques per-opératoires, avec une occurrence de 20%", indique l'hôpital. "Elle constitue aussi la première cause de choc anaphylactique chez l'enfant (76%)", ajoute-t-il.

L'établissement cite, comme type d'exposition, l'inhalation (notamment les poudres des gants médicaux), l'ingestion et le contact direct entre les dispositifs médicaux contenant du latex et les tissus du patient ou du professionnel.

Le centre hospitalier indique qu'avant la mise en œuvre de ce projet de "sans latex", il prenait déjà en compte cette problématique tout au long de la prise en charge du patient, en préopératoire (recherche d’allergies croisées éventuelles, question posée à l’arrivée au bloc, etc.) et pendant l'intervention (l'accueil d’un patient allergique au latex se faisait dans une salle d’intervention sans particules de latex depuis au moins six heures).

"Un problème persistait malgré tout pour les patients opérés en urgence ou dont l’allergie au latex n’avait pas été signalée si toutes les salles de bloc avaient été occupées dans les six heures", écrit le CHV.

Une réflexion a donc été lancée en 2013 pour régler cette problématique. La pharmacie de l’établissement a analysé 4.000 références de dispositifs médicaux stériles utilisés dans les blocs (y compris les bouchons de certains médicaments injectables) et en a identifié 30 contenant du latex, "en particulier les gants de chirurgie, les sondes urinaires, certains drains et pansements".

Deux tiers de ces références à risque ont été substituées par de nouveaux dispositifs sans latex. Celles pour lesquelles il n'existe pas de substitut "sont désormais identifiées au bloc opératoire par une étiquette fluo 'Présence de latex' pour bien informer les utilisateurs du risque lié au dispositif".

Ce changement a engendré un surcoût annuel estimé à 45.000 euros pour l'établissement, qui réalise chaque année plus de 23.000 interventions dans les 14 blocs de l’Hôpital Jean Bernard et plus de 3.300 dans les cinq blocs de la maternité Monaco. Ce surcoût a été compensé par les "avantages de la prévention primaire" chez les patients, en particulier les enfants, et chez les soignants.

L'hôpital assure que les professionnels des blocs opératoires ont découvert que "contrairement aux idées reçues, les gants sans latex n’étaient ni plus épais, ni plus difficiles à enfiler" que les gants en latex. "Grâce à leur nouvelle composition, ils procurent autant de confort et de sensation", ajoute-t-il.

mb/ab

Partagez cet article

Il n'y a pas encore de commentaire sur cette publication.
Soyez le premier à réagir

Pour commenter cet article identifiez-vous ou enregistrez-vous si vous ne l'avez pas encore fait
Les offres
Agenda