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Appareils biomédicaux : la retranscription automatique soulage les infirmières

PARIS, 12 juin (Direct Hôpital) – La connectivité entre les appareils biomédicaux et le système d'information de l'hôpital permet de réduire significativement le temps dédié à la retranscription des données. Avec une fiabilité accrue.

La connectivité biomédicale permet de remplacer la saisie manuelle des données par un relevé automatique. Les dossiers patients informatisés (DPI) et les dossiers de spécialité sont alors mis à jour en continu avec les constantes vitales des patients. "Cela évite les retranscriptions fastidieuses et améliore la fiabilité des données", a expliqué Frédéric Darguesse, directeur adjoint recherche et développement de la société Capsule, lors d'un symposium aux Salons de la santé et de l'autonomie, fin mai à Paris.
 
Les relevés manuels des données patients s'accompagnent d'erreurs ou d'oublis dans 25 à 35% des cas, a-t-il soulevé. Ils sont aussi chronophages : l'automatisation de ces relevés dans les 162 hôpitaux de HCA Healthcare, aux Etats-Unis, a fait passer la durée nécessaire pour envoyer les données patients au système d'information hospitalier (SIH) de 40 minutes à 23 secondes en moyenne.
 
Il n'existe pourtant aucune norme permettant de relier tous les appareils biomédicaux au dossier patient, contrairement au secteur de l'imagerie médicale (avec la norme DICOM) ou aux appareils de laboratoire. Pis, les câbles utilisés sur les appareils diffèrent selon les marques.
 
La société Capsule, leader mondial en solutions de connectivité des appareils biomédicaux, a résolu ce problème. En quinze ans, elle a développé 650 pilotes (drivers) d'appareils biomédicaux, et ses équipes travaillent sur une cinquantaine d'autres. Capsule fabrique également des câbles permettant de brancher les appareils entre eux et les relier au SIH. L'entreprise, d'origine française, compte une centaine de salariés en France et prévoit "beaucoup d'embauches" en R&D.
 
Au début des années 2000, Capsule a investi le marché américain, où l'informatisation était plus avancée. Après y avoir équipé plus d'un millier d'hôpitaux, elle s'est intéressée au marché européen en 2010. "Personne n'avait entendu parler de cette capacité à intégrer les appareils biomédicaux, il nous a fallu faire énormément de communication", se souvient Alicia Martin, responsable business développement Europe du Sud.
 
La solution de connectivité des appareils biomédicaux de Capsule est constituée d'éléments à la fois logiciels et matériels. Les options de connectivité s'appliquent à l'ensemble des services de l'hôpital, qu'il s'agisse des environnements de soins critiques (soins intensifs, bloc opératoire...), de soins généraux (services de chirurgie, services de médecine...) ou encore des urgences.
 
Frédéric Darguesse recommande aux établissements de "penser stratégique sur tout l'hôpital, même si la demande de connectivité ne vient que d'un service. Pour autant, il faut prioriser le déploiement en choisissant d'abord les services les plus demandeurs et ceux qui créeront le plus de résultats. Déployer tout l'hôpital d'un coup, c'est l'échec assuré."
 
Les CHU ont été les premiers clients de Capsule, mais "les CH choisissent aujourd'hui leurs dossiers patients et y intègrent la connectique", relève Alicia Martin.
 
Le CH de Beauvais a ainsi choisi la société pour assurer la collecte des constantes vitales relevées sur le patient. La particularité de ce projet d'établissement, achevé en avril, a été d'intégrer la problématique de remontées des flux patients depuis un serveur distant, puisque le CH de Beauvais adhère au projet Picarsis de dossier patient informatisé en mode hébergé.
 
32 constantes vitales sont remontées automatiquement et en temps réel dans le dossier patient, qui est donc toujours à jour, et sans risque d'erreurs de saisie.
 
Une étude sur le ressenti des infirmières après le déploiement de cette solution a été menée à l'hôpital européen George Pompidou en 2012. 80% des infirmières interrogées notent un gain de temps, et 65% expliquent qu'il leur a permis d'augmenter leur temps passé auprès des patients. Et les erreurs de report ont disparu.
 
Enfin, autre avantage mis en avant par la société : la remontée automatique des informations est utile en cas d'accident médical. Elle permet de disposer de toutes les informations fiables nécessaires à l'enquête et prouve les actes qui ont été effectués. /mb

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