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18/02/2013
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Blanchisseries hospitalières: le point de vue de la nouvelle présidente de l'URBH

PARIS, 18 février (Direct Hôpital) - Externalisation, économies et sécurité: Laurence Brûlé, nouvelle présidente de l'Union des responsables de blanchisseries hospitalières (URBH), répond aux questions de Direct Hôpital sur cette fonction logistique essentielle.

Laurence Brûlé, vous êtes chargée de l’exploitation de la blanchisserie du GSC du Pays d’Aix (GCSPA) et assurez depuis janvier la présidence de l'URBH. Quel est le rôle de votre association?

Laurence Brûlé : L'URBH est une association loi 1901 qui regroupe près de 300 professionnels de la fonction linge hospitalière dans plus de 250 établissements publics, de santé et d'hébergement répartis sur l’ensemble du territoire français. Elle bénéficie du soutien de 80 membres bienfaiteurs.

L’URBH a pour objectif de promouvoir  la blanchisserie hospitalière en contribuant à l’élaboration et la diffusion des connaissances nécessaires au développement de notre métier.

La blanchisserie hospitalière représente un tiers des parts de marché (en volume) d’entretien des textiles en France en volume et traite 75 % du linge des établissements hospitaliers, ce qui fait de nous de réels interlocuteurs.

Je pense qu’il faut réaffirmer la place de blanchisserie hospitalière en France, être conscient de notre professionnalisme et de notre potentiel. De nombreuses fonctions logistiques ont tendance à être externalisées, ce qui n'est pas notre cas.

Pourtant en Allemagne 80% des blanchisseries hospitalières sont externalisées, alors qu'en France c'est l'inverse. Il n'y a vraiment pas un mouvement vers davantage d'externalisation ?

Les professionnels des blanchisseries hospitalières en France ont toujours eu le souci de la productivité, de la performance et du service. Ces préoccupations  ont permis  aux blanchisseries hospitalières  de conserver  une place privilégiée auprès des établissements de santé que ce soit sous forme de blanchisserie intégrée ou sous forme de structure de coopération comme les groupements de coopération sanitaire (GCS).

Je ne pense pas que la part de linge hospitalier traitée par des sociétés privées augmente. La tendance est même inverse. On peut citer l’exemple de l’AP-HM (Assistance publique - Hôpitaux de Marseille), qui dans sa nouvelle unité industrielle, dont l’ouverture est prévue au printemps, reprend en interne le traitement  de l’ensemble de son linge.

Les décideurs des établissements de santé ont réalisé qu’ils avaient intérêt à traiter avec des professionnels possédant une logique industrielle mais aussi une culture hospitalière et, le sens du service public. Les blanchisseurs hospitaliers possèdent ces cultures multiples et cherchent à rendre le meilleur service au meilleur coût sans vouloir faire de bénéfice.

Les hôpitaux s'efforcent de réduire leurs dépenses de fonctionnement. Ont-ils des marges de manœuvre sur le secteur de la blanchisserie ?

Ces marges sont limitées, car il y a déjà eu beaucoup d'efforts faits pour rationaliser l'organisation, le personnel et la consommation énergétique des blanchisseries.

Certes, il existe encore des sources d’économies à réaliser sur la partie énergie, avec par exemple l'utilisation de nouvelles technologies. On peut citer les nouveaux équipements qui utilisent moins de vapeur HP et plus de gaz direct, des process qui consomment moins d’eau et des installations de chauffage/climatisation  moins consommatrices d’énergie. Ces économies potentielles passent nécessairement par des investissements qui, hélas, s’annoncent réduits pour 2013. Il faudra donc être patient. Nous souffrons du manque d’investissement tout comme nos partenaires techniques.

La source d’économie potentielle ne nécessitant pas d’investissement concerne à mon sens l’utilisation du linge. Nous pouvons – par exemple- rationaliser son utilisation dans les unités de soins en mettant en place, avec la collaboration des soignants et des hygiénistes, des standards sur les fréquences de change des draps.

Avez-vous des contacts directs avec les managers hospitaliers pour promouvoir ce type de bonnes pratiques ?

Les contacts se font principalement  lors de nos journées d'études URBH, avec des conférences, des retours d’expériences et les résultats de nos groupes de travail. Il est également possible de trouver des informations et des publications sur notre site Internet. Par ailleurs, nous communiquons et échangeons  au quotidien -entre nous- très aisément grâce à notre liste de diffusion sur messagerie.

La sécurité du personnel est un des enjeux importants pour les responsables de blanchisseries. Quelles actions peuvent être mises en œuvre sur ce point ?

La législation nous oblige à mettre en œuvre certaines mesures.

Le document unique, qui liste l'ensemble des risques auxquels sont exposés les agents sur leur lieu de travail, est obligatoire. Il permet d’avoir une vision complète et classifiée des risques et d’être dans une démarche dynamique de prévention, de manière à tendre vers le " Zéro Accident ".

Les plans de prévention – également obligatoire pour les interventions de sociétés extérieures dans nos unités de production – permettent  d’encadrer et de limiter les risques d’accidents.

Par ailleurs,  nous allons démarrer avec nos partenaires techniques deux groupes de travail qui élaboreront des chartes de sécurité  dans le domaine de l’installation de matériel et dans celui des interventions régulièrement de nos partenaires "lessiviers". Il a en effet été constaté que c’est lors de l'installation d’un nouvel équipement ou dans les jours qui suivent cette installation que les risques d’accident sont les plus importants.

Qu'en est-il des seringues et autres bistouris parfois oubliés dans les draps et qui peuvent blesser les employés des blanchisseries ?

En 2013, ces incidents existent toujours. Sont alors mis en place les protocoles d’accident d’exposition au sang.  Le recensement de ces incidents est effectué par la médecine du travail. Lorsque le service ou l’agent soignant à l’origine de l’incident est identifié, une sensibilisation directe est effectuée immédiatement.

Mais bien souvent la source n’est pas identifiable, dans ce cas les moyens habituels de sensibilisation sont utilisés: note d’information, formation, visite de la blanchisserie avec exposition de l’ensemble des objets retrouvés dans le linge y compris les objets coupants et tranchants.

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Rédigé par: tonygalo54  le 11/10/2015 à 15:59
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Le blanchisseur hospitalier utilise des machines (laveuses, sécheuses..) dégageant de la chaleur et de l’humidité, des produits détergents, détachants et désinfectants, est en contact avec des agents microbiologiques, et exerce un métier en position debout prolongée et nécessitant de nombreuses manutentions manuelles et gestes répétitifs.
De ce fait, ils sont exposés à des risques thermiques, chimiques (allergies et irritations cutanées et respiratoires), biologiques (maladies infectieuses, virales ou parasitaires) et physiques (atteintes ostéoarticulaires, traumatismes causés par des chutes de plain-pied sur sol humide, brulures) très fréquents.
De plus, les buanderies sont des locaux techniques à fort risque d’incendie et de risque électrique
source : La prévention des risques professionnels des blanchisseries : www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHS...
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