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"Cette épidémie va demander aux concepteurs d'hôpitaux de trouver de nouvelles solutions" (Gérard Huet)

Crédit: Construction Cayola
Crédit: Construction Cayola

PARIS, 23 octobre 2020 (TecHopital) - La 2e édition des Journées de l'architecture en santé (JAS 2020) organisée par l'Union des architectes francophones pour la santé (UAFS) et qui se tiendra, contre toute attente, du lundi 26 au mercredi 28 octobre à Menton, reviendra largement sur l'expérience Covid, dans les établissements de santé français mais aussi étrangers.

L'UAFS a reçu le feu vert de la préfecture pour organiser à Menton (Alpes-Maritimes), "en présentiel", cette seconde édition des JAS.

"Nous sommes autorisés à accueillir 350 congressistes pendant ces 3 jours, bien sûr en respectant strictement les gestes barrières. Une logistique de mise en sécurité de l'ensemble des visiteurs sera appliquée", a exposé Gérard Huet, président de l'UAFS, lors d'un entretien accordé le 21 octobre à TecHopital.

Il est certain que "le Covid devrait s'inviter largement dans les discussions", a-t-il complété.

L'UAFS a décidé d'inviter, comme l'année dernière, Bruno Cazabat, président des Ingénieurs hospitaliers de France (IHF) à s'exprimer sur la gestion de la crise "dans ses aspects techniques" ainsi que Valérie Moreno, présidente de l'Association française des ingénieurs biomédicaux (Afib), qui fera quant à elle un retour d'expérience sur la mobilisation des ingénieurs biomédicaux pendant l'épidémie. "Nous souhaitons que ces journées soient les plus transversales possibles, en conviant toutes les intelligences qui participent à l'acte du soin et surtout afin de ne pas nous isoler dans nos compétences respectives."

"Cette épidémie nous oblige à penser différemment, à trouver de nouvelles capacités d'adaptation pour les établissements de santé et médico-sociaux", a souligné l'architecte. L'épidémie impacte l'architecture hospitalière dans le sens où "elle impacte la capacité d'adaptabilité de nos structures de soin à pouvoir accueillir des gens en grande détresse (en détresse respiratoire en l'occurrence) et qui nécessitent une forte mobilisation technique et humaine".

Cette épidémie interroge surtout les questions de ventilation et de traitement d'air qui ont des conséquences directes sur l'architecture des bâtiments hospitaliers.

"Il faut travailler sur l'agilité des bâtiments et leur capacité à remobiliser, réaffecter des surfaces à de la réanimation intensive", a-t-il expliqué. Ce congrès inclura des retours d'expérience notamment du Grand Est et de l'Ile-de-France, deux régions directement confrontées à cette problématique lors de la première vague.

Quand on aborde la notion d’"hôpital élastique", la question de l'évolutivité, de la modularité des établissements de soins demeure un sujet récurrent. "S'il existe bien, dans les typologies de bâtiments, des bâtiments qui sont sujets à des transformations permanentes, c'est bien dans le champ de l'hospitalier", a fait remarquer le président de l'UAFS.

Pour la première fois, "nous aborderons la question de la psychiatrie qui reste un vrai grand sujet abandonné, une déshérence absolue en France", a fait remarquer Gérard Huet. "L'architecte Jérôme Terlaud devrait parler de la mutation d'un modèle, en abordant la question de la psychiatrie verticale."

En médico-social, "nous aurons également certainement sur la crise sanitaire des retours intéressants des Ehpad".

Enfin, un atelier-débat questionnera le thème de la sécurisation des établissements santé et médico-sociaux avec la présentation d'un guide qui est en cours de rédaction, en partenariat avec le ministère des solidarités et de la santé. "Alors que les architectes ont souvent à imaginer un hôpital ouvert, une pièce urbaine installée dans le tissu urbain", les responsables de la sécurité ont tendance à vouloir le sécuriser et fermer l'hôpital. "Les deux objectifs sont donc totalement antinomiques", a-t-il souligné.

"La crise du Covid active des sujets latents que l'on traite habituellement de manière plus ou moins empirique. Cette épidémie va demander aux concepteurs de trouver des solutions typologiques et en termes de ressources humaines. En cette période mouvementée, il faut s'adapter aux circonstances", a conclu l'architecte.

gdl/nc

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