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CH de Perpignan: le pôle de santé du Roussillon mis en service fin juin

Pôle de santé du Roussillon - crédits CH de Perpignan
Pôle de santé du Roussillon - crédits CH de Perpignan

(Par Sylvain LABAUNE, aux journées d'études et de formation IHF)

VILLEJUIF (Val-de-Marne), 24 juin 2019 (TecHopital) - Le pôle de santé du Roussillon, regroupant les activités de l'Union sanitaire et sociale de l'Aude et des Pyrénées-Orientales (Ussap) sur le site du centre hospitalier (CH) de Perpignan sera mis en service fin juin, a annoncé le 6 juin le directeur du CH, Vincent Rouvet, lors des 59es journées d'études et de formation des Ingénieurs hospitaliers de France (IHF).

Le pôle de santé du Roussillon est un bâtiment de 25.000 m² dont la construction a débuté en 2017. Il concentre des activités médicales du CH (gériatrie, hôpital de jour d'oncologie et d'hématologie, etc.) et l'offre de soins de suite et réadaptation (SSR) de l'Ussap (structure à but non lucratif) précédemment répartie entre ses trois établissements des Pyrénées-Orientales (centre Bouffard Vercelli à Cerbère, Centre méliomarin de Banyuls et Château Bleu d’Arles-sur-Tech).

Au total, la structure comptera 249 lits et places de SSR appartenant à l'Ussap et 120 lits de médecine du CH avec un passage la reliant au bâtiment principal de l'hôpital de Perpignan. L'investissement est de 63 millions d'euros.

Après trois ans de conception-réalisation, un an de procédure de consultation et deux ans de chantier, "la mise en service du bâtiment est prévue à la fin du mois de juin", a déclaré Vincent Rouvet, soit près de 10 ans après le "premier contact" entre l'hôpital et l'Ussap à l'été 2010.

La maîtrise d'ouvrage a été portée par un groupement coopération sanitaire (GCS) de droit privé constitué entre le CH de Perpignan et l'Ussap. La société Mupy Conseil a assuré l'assistance en maîtrise d'ouvrage "depuis les premières études de programmation jusqu'à l'assistance technique à la maîtrise d'ouvrage", a-t-il précisé.

L'intérêt de mettre en place un GCS de droit privé a été "de pouvoir profiter des dispositions de l'ordonnance de 2005 qui apportaient beaucoup plus de souplesse en termes de démarches, de délais et de procédure de consultation", a-t-il développé.

Un autre enjeu a été de "faire porter l'investissement, et donc le financement et les emprunts, par le GCS sachant que l'hôpital de Perpignan était sorti très endetté de son opération de reconstruction [inauguration de l'hôpital Saint-Jean en 2013]", a poursuivi le directeur. "Le montage financier établi consiste à rembourser les emprunts et charges financières sous forme de loyers."

Pour l'Ussap, l'objectif était de regrouper à Perpignan une offre de soins située dans des "communes éloignées de la métropole, très agréables du point de vue touristique mais pas forcément adaptées à l'exploitation d'activités sanitaires surtout en SSR où on nous demande de développer des prises en charge ambulatoires", a expliqué Vincent Rouvet.

De plus, cela permet de réaliser des "économies de coûts en mutualisant les moyens", tout en répondant "aux problèmes d'accessibilité pour les usagers et leurs familles".

Pour le CH, l'objectif était "de structurer une offre importante autour de lui", l'établissement étant "confronté à des besoins de placement en SSR pour ses patients et faisant face à une offre privée lucrative importante et dont la politique d'admission ne correspondait pas forcément aux profils des patients à placer", a-t-il rapporté.

La principale difficulté a été d'ordre "politique"

La principale difficulté dans la création du pôle de santé du Roussillon a été d'ordre "politique", le projet ayant notamment amené à déplacer environ 300 emplois et lits et à les retirer de communes qui sont en grande voie de dépeuplement", a développé Vincent Rouvet.

L'agence régionale de santé (ARS) Languedoc-Roussillon puis Occitanie a notamment eu un "positionnement plutôt frileux par rapport à cette opération, voyant les risques politiques plus que les opportunités en termes de recomposition de l'offre de soins. Il a donc fallu que l'opération soit validée au niveau ministériel", poursuit-il. Une autre difficulté a été "d'implanter ce bâtiment de 25.000 m² sur un site très dense avec l'obligation de le raccorder à l'hôpital neuf".

En outre, "la différence de structuration des deux partenaires sur le plan de l'ingénierie a créé un déséquilibre avec la tendance naturelle que l'hôpital prenne la main dans le suivi de cette opération, les établissements publics étant relativement bien structurés notamment en biomédical, génie civil ou système d'information (SI) par rapport au secteur associatif", a continué le directeur.

Le directeur du CH de Perpignan a évoqué une "mauvaise surprise" au niveau des coûts. "On s'est rendu compte que comme le GCS était de droit privé, il n'était pas exonéré des taxes foncières contrairement à l'hôpital public, même si des évolutions sont attendues de ce côté-là".

"Ce que nous avons gagné en souplesse et en délais de réalisation en faisant le choix d'une structure de droit privé, on risquait de le perdre en étant soumis aux taxes foncières", a-t-il déploré.

Concernant la gouvernance du GCS, l'administrateur est le directeur de l'Ussap et l'administrateur adjoint le directeur du CH de Perpignan. Des représentants de deux structures siègent au sein d'une assemblée générale. "Cela ne pose pas de difficultés particulières et les deux directeurs cosignent tout", a assuré Vincent Rouvet.

syl/nc

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