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Chirurgie: une série de mesures pour réduire grandement les infections au site opératoire

WASHINGTON, 30 octobre 2014 (Direct Hôpital) - Appliquer une série de mesures destinées à prévenir les infections au site opératoire (SSI) lors de chirurgies colorectales permet de réduire substantiellement leur incidence et de faire des économies, selon une étude publiée fin août dans JAMA Surgery.

Le risque d'infection au site opératoire constitue le principal effet indésirable de la chirurgie colorectale. Il est compris entre 15% et 30%, rappellent Jeffrey Keenan de l'université Duke à Durham (Caroline du Nord) et ses collègues, dans cette étude publiée le 28 août.
 
Les études évaluant les actions de lutte contre ces infections nosocomiales suggèrent que les mesures isolées ont peu d'impact. Par ailleurs, les résultats portant sur des séries de mesures sont très variables et les économies potentielles mal connues.
 
Les auteurs ont évalué l'impact d'un programme multidisciplinaire de lutte contre les infections nosocomiales en menant une étude rétrospective centrée sur les chirurgies colorectales laparoscopiques et classiques réalisées entre janvier 2008 et décembre 2012 au centre médical universitaire Duke.
 
Ils ont comparé l'incidence des infections et le coût de la prise en charge de la chirurgie avant et après la mise en place de cette série de mesures en juillet 2011.
 
Le programme de lutte contre les infections nosocomiales comprenait des formations dispensées régulièrement aux équipes médicales et paramédicales intervenant en salle d'opération et la sensibilisation des patients. La douche avec chlorhexidine gluconate était imposée aux patients avant la chirurgie, l'antibioprophylaxie et les méthodes de nettoyage de la salle d'opération étaient standardisées. Le personnel autorisé en salle d'opération était "limité à l'essentiel", la glycémie et la température étaient maintenues aux valeurs normales, les chirurgiens devaient changer de blouse et de gants avant de suturer et les équipes devaient utiliser un plateau de suture consacré exclusivement à cet usage. Un protocole de prise en charge de la plaie était également imposé.
 
Les investigateurs ont analysé 559 opérations: 346 avant l'instauration du programme, 213 après.
 
Le programme a significativement réduit l'incidence des infections superficielles (19% avant, contre 6% après) et des sepsis postopératoires (8,5% avant et 2,4% après).
 
En revanche, les investigateurs rapportent aucun impact significatif sur les infections profondes, la durée d'hospitalisation, le taux de réadmission dans les 30 jours suivant l'opération, ni sur les coûts directs.
 
Pour évaluer les économies engendrées par la réduction du taux d'infections superficielles, les auteurs ont procédé à une analyse comparative après l'introduction du programme. Entre juillet 2011 et décembre 2012, les infections superficielles étaient associées à une augmentation des coûts directs de 35% (13.253 dollars contre 9.779 dollars) et de 71% de la durée d'hospitalisation (7,9 jours versus 4,6 jours).
 
L'équipe américaine considère que ce programme multidisciplinaire a efficacement réduit le taux d'infections au site opératoire et qu'il a permis d'éviter les surcoûts liés à leur prise en charge.
 
vib/san/ab
 

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