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Chirurgie ambulatoire: les recettes du CH de Saint-Quentin, bon élève en la matière

PARIS, 30 juillet 2014 (Direct Hôpital) - Le centre hospitalier de Saint-Quentin (Aisne), qui fait déjà partie des CH ayant des taux de chirurgie ambulatoire plus élevés que la moyenne, va finir 2014 en avance sur ses objectifs, a indiqué son directeur lors d'une journée organisée début juillet par la Fédération hospitalière de France (FHF) et l'Association française de chirurgie ambulatoire (Afca).

Le CH de Saint-Quentin a atteint en 2012 un taux global de chirurgie ambulatoire de 39,5% et de 74% sur les gestes marqueurs.
 
Cette même année, tous statuts d'établissements confondus, le taux moyen de chirurgie ambulatoire était de 40,8%, rappelle-t-on. Toutefois, de fortes différences existent entre les statuts. Ainsi pour les CH, le taux était légèrement supérieur à 30%, ce qui place le CH de Saint-Quentin nettement au-dessus de la moyenne parmi les établissements de sa catégorie.
 
Fin 2014, l'établissement devrait atteindre les taux de chirurgie ambulatoire qui ont été fixés pour 2016 dans son contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens (CPOM), soit 50,5% au niveau global et 85% pour les gestes marqueurs. "Je pense qu'on y sera", a estimé son directeur, François Gauthiez, lors de la journée FHF/Afca.
 
Lors de son intervention, il a expliqué que dans son établissement, la chirurgie ambulatoire s'était développée "par le biais d'une opportunité qui était la construction d'un nouveau plateau technique", laquelle avait été accompagnée du "regroupement des blocs opératoires".
 
L'unité de chirurgie ambulatoire (UCA) a été créée dès 2007 "mais avec un succès limité" et a connu un essor après l'ouverture du nouveau bloc opératoire en 2010.
 
Le CH, qui compte 858 lits, 136 places et 30 postes et emploie plus de 2.300 agents non médicaux et 237 personnels médicaux, a construit son nouveau plateau technique entre 2007 et 2010 pour un montant d'un peu plus 80 millions d'euros.
 
"Grâce à ce nouveau plateau technique, nous avons accéléré le niveau global de notre activité à 383.000 consultations externes en 2013 (contre 290.000 en 2010), 50.000 passages aux urgences et 1.340 accouchements", a souligné François Gauthiez.
 
Le plateau technique a intégré la grande majorité des consultations externes, le nouveau bloc polyvalent qui dispose de 14 salles produisant plus de 14.700 interventions (dont 80% d'activité programmée), un bloc d'endoscopie de quatre salles, un bloc naissance et un secteur de surveillance post-interventionnelle de 25 postes.
 
L'organisation idéale de la chirurgie ambulatoire idéale est "conçue comme une petite entreprise", a précisé François Gauthiez.
 
L'unité de chirurgie ambulatoire (UCA) de 30 places fonctionne grâce à un "duo moteur" composé d'un "chef de production", qui est le cadre coordonnateur du bloc, et d'un "entrepreneur" qui est le médecin responsable de la coordination et de la programmation du bloc. Cette fonction étant "assez usante", ce responsable change tous les ans.
 
Les "clients" de cette "entreprise" sont le chirurgien et le patient. Les actionnaires sont la direction et l'agence régionale de santé (ARS). Les "fournisseurs" sont la pharmacie, les services techniques et la logistique.
 
François Gauthiez a précisé que des spécialités étaient "plus porteuses" que d'autres pour le développement de la chirurgie ambulatoire, comme la chirurgie de la main (l'hôpital a un SOS mains régional) qui a été "le leader historique" en la matière. Toutefois le taux d'activité est "intéressant" dans les autres disciplines (chirurgie urologique, ORL, ophtalmologie...), a-t-il observé.
 
Il a insisté sur le "gros travail" de concertation pluridisciplinaire auquel le regroupement des blocs a donné lieu dans le cadre d'une "démarche projet". Le postulat de départ était que l'ambulatoire "est la norme" et l'hospitalisation complète "l'exception".
 
Le responsable a expliqué que les patients n'étaient ainsi plus "d'urologie ou de traumatologie", mais des patients relevant soit de la chirurgie traditionnelle, soit de la chirurgie ambulatoire ou des soins externes, dès l'accueil chirurgical qui est "commun et unique" depuis 2012.
 
Sur le plan des fonctions support, un groupe s'est penché sur la conception du plateau technique, l'organisation des flux, la maintenance de l'existant (un protocole a été mis en place pour la maintenance qui a abouti à une planification entre les deux responsables du bloc, le service technique et le service biomédical).
 
Il a aussi réfléchi à la circulation de l'information ainsi qu'au confort du patient et à la qualité de l'accueil.
 
L'amélioration du dispositif est permanente. Elle s'est traduite par la certification du bloc d'endoscopie et une évolution des pratiques, comme le prétraitement de l'instrumentation en postopératoire pour accélérer la rotation du matériel et le développement de l'informatisation (avec le progiciel WEBPCP de la société Web100T).
 
S'il atteint ses objectifs en matière de taux de chirurgie ambulatoire, le CH de Saint-Quentin doit encore progresser sur le nombre de personnes opérées qui passent par jour sur une place, a indiqué son directeur. L'objectif visé, qui est de deux opérés par jour sur une place à l'UCA, sera difficilement atteignable en 2016, sachant que l'établissement devrait être à 1,4 fin 2014, a-t-il précisé.
 
Pour améliorer le taux de rotation des patients, le nombre de places de chirurgie ambulatoire ouvertes pourrait passer de 30 à 25.
 
Le CH va également généraliser en septembre une nouvelle organisation de la chirurgie au bloc, qui vise notamment à mettre la chirurgie ambulatoire en tête de programme.
 
san/ab/gb

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