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Comment le CH d’Avignon a géré en juin 2018 une fuite d’effluents radioactifs

Crédit : Fotolia/ Happyphotons
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PARIS, 14 février 2019 (TecHopital) - Le centre hospitalier (CH) d'Avignon a déclaré en juin 2018 à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) une fuite d'effluents radioactifs dans le local de gestion des effluents du service de médecine nucléaire, un incident classé au niveau 1 par l'ASN, selon une note de l'autorité publiée le 5 février.

Alertée par d'importantes odeurs, une équipe technique de l'hôpital est intervenue le 15 juin 2018 dans le local de gestion des effluents radioactifs du service de médecine nucléaire qui réalise des examens de type TEP-scan et des scintigraphies. Les techniciens ont constaté une fuite du premier compartiment de la fosse d’effluents radioactifs vers le bac de rétention.

Le capteur de niveau du bac de rétention n’avait pas déclenché l’alarme prévue, du fait d’un dysfonctionnement de son alimentation électrique. En outre, la pompe de relevage du bac de rétention n’était pas fonctionnelle au moment de l’événement, également pour des raisons d’alimentation électrique. "Nous avons été alertés par les mauvaises odeurs mais pas par l'alarme", a indiqué à TecHopital Céline Balduini, ingénieur exploitation-maintenance à l'hôpital d'Avignon, en charge de l'intervention.

Compte tenu du remplissage du bac de rétention, l’établissement a immédiatement procédé à la mise en place d’une procédure dégradée de rejet direct à l'émissaire des effluents issus des sanitaires des patients qui avaient reçu une injection de produits radiopharmaceutiques le 15 juin.

L'établissement a par ailleurs organisé la vidange et le nettoyage complet de la fosse à double compartiment et de son bac de rétention le 18 juin, après une durée de décroissance radioactive de 48 heures.

Le service de médecine nucléaire de l'hôpital d'Avignon utilise deux radionucléides pour les examens sur ses patients. Il s'agit du fluor 18 et du technétium 99. Ainsi, "30% du technétium est éliminé dans la première heure après rejet dans les toilettes du service et 48% dans les 2 heures et en ce qui concerne le fluor, 20% de l'isotope est éliminé dans les 2 heures qui suivent l'injection", a expliqué Céline Balduini.

Le service de médecine nucléaire étant actif entre 8 heures et 16 heures, une simple décantation, toute la nuit, de ces rejets dans une cuve de décroissance permet de les rejeter directement à l'égout. "On rejette ces effluents à 7 heures du matin", a-t-elle complété. La personne compétente en radioprotection (PCR) contrôle tous les jours la radioactivité des rejets.

"En réenclenchant la pompe, on s'est rendu compte qu'il y avant une fuite du compartiment, le bac de rétention était plein et la cuve s'est cassée sous la charge. Nous avons donc été obligés de la changer".

Dans l’attente de la réparation de la fuite du premier compartiment de la cuve, qui a été effective le 22 octobre, l’établissement a procédé à la mise en service d’une pompe de relevage du bac de rétention vers le second compartiment de la fosse, dans l’optique de recueillir les effluents radioactifs transitant de la première cuve dans le bac de rétention, via la fuite.

"Pour pomper ce bac, nous avons été obligés d'arrêter toute activité du service d'imagerie nucléaire pendant une journée entière", a fait remarquer l'ingénieure.

"Après vérification du débit-dose du bac de rétention, les plombiers ont pu intervenir. Nous avons établi des procédures d'intervention avec la PCR qui a fourni des dosimètres aux agents. Les niveaux de doses ont été vérifiés à chaque intervention des techniciens".

Cet événement n’a pas eu de conséquence significative en matière de radioprotection des travailleurs, du public et de l’environnement, note l'ASN dans son rapport d'incident.

En raison de la dégradation de plusieurs dispositifs de sûreté de système de gestion des effluents radioactifs de l’établissement, l’ASN, après analyse de ces défaillances, a décidé de classer cet événement au niveau 1 de l’échelle INES, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité.

"Nous avions mis en place une visite trimestrielle du vide sanitaire mais nous avons décidé d'augmenter le rythme de ces visites qui sont devenues mensuelles car nous nous sommes rendu compte que les alarmes ne suffisent pas", a conclu Céline Balduini.

gdl/eh

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