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Covid-19: le GH Littoral Atlantique sécurise la vaccination grâce à la technologie Drugcam*

Crédit: Shutterstock
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LA ROCHELLE, 12 janvier 2021 (TecHopital) - Le groupe hospitalier (GH) Littoral Atlantique utilise un système de vidéo-assistance et contrôle, employé en chimiothérapie, baptisé Drugcam*, pour sécuriser l'administration des vaccins Covid, dans un premier temps celui de Pfizer et BioNTech, a-t-on appris auprès de Pierre Thépot, directeur du GH, et du Dr Benoît Le Franc, qui gère la pharmacie à usage intérieur (PUI).

Drugcam* est utilisé depuis plus de 7 ans à La Rochelle, souligne Benoît Le Franc, l'inventeur de cet "oeil numérique intelligent". Ce dernier a été développé avec l'université rochelaise et la start-up Eurekam, créée en septembre 2012 pour réaliser le transfert technologique.

Initialement, la technologie est utilisée pour sécuriser la préparation des chimiothérapies à l'hôpital. Drugcam* recourt à la reconnaissance numérique pour assister et contrôler en temps réel les étapes critiques des préparations de solutions médicamenteuses anticancéreuses injectables à l'aide d'un système vidéo informatique intelligent, rappelle-t-on.

Dans le cadre de la vaccination contre le Covid-19, Drugcam* est notamment utilisé pour effectuer un contrôle de l'identité du flacon, ainsi que de la dose vaccinale nécessaire pour "éviter les risques de surdosage et sous-dosage", a expliqué le pharmacien hospitalier, contacté fin décembre par APMnews/TecHopital.

Dans le détail, pour le vaccin, la technologie permet "en temps réel" d'effectuer une vérification automatique de l'étiquette de préparation, du solvant, du flacon, du volume de dilution/reconstitution, ainsi que du prélèvement.

A posteriori, l'appareil vérifie la traçabilité de l'étiquette de préparation, du solvant de préparation, du flacon de principe actif, du solvant de dilution ou reconstitution et du prélèvement de la dose.

Benoît Le Franc a rappelé que la fiole multidose du vaccin Pfizer-BioNTech doit être décongelée et diluée avant administration au patient. Chaque flacon permet d'administrer 5 doses.

"Une erreur dans le volume de dilution et/ou d’injection pourrait engendrer une toxicité ou une inefficacité du vaccin. La traçabilité concernant ces étapes est indispensable pour assurer le maximum de sécurité au patient", a fait valoir Pierre Thépot, interrogé par APMnews/TecHopital en décembre.

Une "version miniaturisée de cette technologie d’intelligence artificielle pourra être utilisée par les équipes mobiles", a-t-il poursuivi, soulignant que la reconstitution du vaccin Pfizer-BioNTech doit se "faire sur site", car, une fois reconstitué, il ne reste que 5 heures pour l'administrer.

Pour les Ehpad et unités de soins de longue durée (USLD) sous la responsabilité du groupe hospitalier Littoral Atlantique, la création d’une équipe mobile de vaccination est donc "une piste privilégiée". Celle-ci "sera en charge à la fois de la préparation des doses vaccinales, leur administration et enfin la traçabilité".

Le directeur a ajouté que le GH "pourrait associer des profils infirmiers et également préparateurs en pharmacie". Auparavant, le groupe hospitalier recense "les besoins, en récoltant le consentement des patients et les prescriptions médicales après des consultations pré-vaccinales", a-t-il complété.

Benoît Le Franc estime qu'une cinquantaine d'établissements de santé disposent de Drugcam*. Des établissements qui en sont dotés ont contacté le GH de La Rochelle pour avoir des précisions sur l'utilisation de l'appareil dans le cadre de la vaccination contre le Covid-19, a-t-il mentionné.

jyp/gdl/nc

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