Une question ? Appelez le 01 48 06 54 92

 

TecHopital.com

 

http://www.canyon.fr/

Création d'un GCS pour développer des projets stratégiques et opérationnels communs aux trois CHU de Nouvelle-Aquitaine

Crédit: CHU Poitiers
Crédit: CHU Poitiers

POITIERS, 2 avril 2021 (TecHopital) - Les directeurs généraux des CHU de Bordeaux, Limoges et Poitiers ont signé le 26 mars la convention constitutive du groupement de coopération sanitaire (GCS) Nova visant à développer la coopération entre les trois établissements et mettre en place des projets stratégiques et opérationnels communs, lors d'une conférence de presse.

"On a beaucoup d'ambition", a lancé Yann Bubien, directeur général du CHU de Bordeaux, mettant en avant l'importance d'avoir un "partenariat équilibré" dans le cadre de ce GCS.

L'idée est le que le "gagnant-gagnant" prime au sein du groupement et que les trois CHU s'entendent sur les sujets abordés: "Si on n'est pas d’accord entre nous, on le fait pas", a-t-il souligné, lors de cette conférence de presse qui se tenait à Poitiers.

Dans le détail, Yann Bubien a expliqué que ce GCS aura pour missions de travailler sur la gradation des soins au niveau régional et sur l'organisation d'activités de recours dans les différents territoires, d'organiser la permanence des soins au niveau régional sur des disciplines de recours, ou encore de labelliser des équipes multisites et développer la télémédecine.

Le GCS aura également vocation à répondre à des appels d’offres nationaux, mais aussi régionaux et européens, à développer des activités médicales et de technologies innovantes, ainsi qu'un réseau des entrepôts de données cliniques.

Anne Costa, directrice générale du CHU de Poitiers, souhaite que les trois CHU "deviennent des fers de lance du numérique en santé", comptant sur la création de l'entrepôt de données "pour permettre à la recherche fondamentale et clinique de prendre tout l'essor" possible.

Jean-François Lefebvre, directeur général du CHU de Limoges, a précisé que des travaux avaient déjà été engagés par les trois CHU, dans le cadre du GCS, dont e-Novapath, un projet des services d'anatomie et cytologie pathologiques des trois établissements pour "analyser les lames de tissus ou de cellules prélevées par un plateau virtuel plutôt que par microscope, permettant l’utilisation d'outils d'intelligence artificielle et d’une aide au diagnostic".

Ainsi, le passage "au tout-numérique" des services des trois CHU "va faciliter le recours à cette prestation au profit des hôpitaux" de la région qui ont besoin d'une analyse en examens anatomopathologiques. Cette action concerne 15 à 20 sous-spécialités dans les cancers, pathologies inflammatoires et transplantations.

Parmi les projets prévus pour le GCS cette année, figurent le développement de démarches prédictives sur la contamination au Covid-19, le renforcement de l'organisation des activités de recours et la permanence des soins, ainsi qu'un travail sur l'interopérabilité dans l’utilisation des données de santé des trois CHU "à des fins de santé publique".

Egalement, le GCS compte plancher sur une synergie dans l'amélioration de l'empreinte environnementale des trois établissements et s'appuiera sur une enquête recueillant l'avis des professionnels de santé sur ce sujet.

Le directeur général du CHU de Bordeaux a mis en avant la "masse critique" des trois CHU (plus de 6.900 lits et places au total et plus de 2,4 milliards d'euros de dépenses de fonctionnement) qui doit permettre de "conduire des projets innovants de grande ampleur".

Enfin, pour renforcer l'attractivité et la formation, il est prévu que le GCS réalise des actions pour la formation et l'attractivité des professionnels selon l'analyse de la démographie médicale, ou encore participe au développement de formations innovantes, entre autres dans le champ de la simulation et soutienne "l'universitarisation" des disciplines en difficulté.

Le GCS sera ouvert à d'autres établissements

La gouvernance de ce GCS est composée des directeurs généraux des CHU, des présidents de commission médicale d'établissement (CME) des CHU (le Pr Nicolas Grenier à Bordeaux, le Pr Jean-Yves Salle à Limoges et le Pr Pierre Corbi à Poitiers), et des doyens des trois facultés de médecine de la région (les Prs Pierre Dubu à Bordeaux, Pierre-Yves Robert à Limoges et Marc Paccalin à Poitiers).

En parallèle, l'agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine et la région seront des invités permanents.

Le directeur général du CHU de Limoges prend la présidence du GCS pour les trois premières années et laissera sa place à Bordeaux pour trois ans; Poitiers suivra pour trois ans également.

Il est prévu d'ouvrir l'accès au GCS ensuite à d'autres établissements, et notamment à l'Institut Bergonié et de "gros" centres hospitaliers dans un premier temps, a expliqué Yann Bubien, afin de développer "un maillage territorial important".

Concernant le budget, Yann Bubien a expliqué que cette question sera abordée lors du premier conseil d'administration du GCS Nova (Nova pour Nouvelle-Aquitaine), cette réunion devant se ternir vers "mai-juin".

Le directeur général du CHU de Bordeaux a ajouté que des appels d'offres/à projet "au niveau de la région, de l'ARS, ou autre", devraient également permettre de financer des projets.

Le directeur général de l'ARS, Benoît Elleboode, a expliqué compter "participer et faire vivre ce GCS" avec un appel à projets "pour identifier et valoriser les activités de notre région qui ont un rayonnement national et international". L'ARS va proposer à la Région de s'y associer.

A l'issue de la conférence de presse, les directeurs généraux des CHU ont signé la convention constitutive du GCS et Benoît Elleboode l'a approuvée.

Ce dernier a salué la célérité de la création de ce GCS -les discussions entre les CHU pour la constitution du groupement ont commencé en juillet 2020. Selon lui, ce GCS a la capacité de mener des projets permettant de "faire rayonner les CHU de la région en France et dans le monde", et de "renforcer les pôles hospitalo-universitaires" de Nouvelle-Aquitaine.

Selon le directeur général de l'ARS, "c'est la première fois" qu'une telle organisation voit le jour à échelon régional depuis la fusion des régions en 2016.

Yann Bubien a souligné la nécessité de créer ce GCS, car les liens entre les trois établissements de santé existant auparavant -notamment des conventions de mise à disposition de personnes, un espace de réflexion éthique, ou un centre d'appui et de prévention des infections associées aux soins (CPias)- étaient "assez faibles".

jyp/gdl/nc

Partagez cet article

Les dépêches liées à cette information

Il n'y a pas encore de commentaire sur cette publication.
Soyez le premier à réagir

Pour commenter cet article identifiez-vous ou enregistrez-vous si vous ne l'avez pas encore fait
https://www.santexpo.com/exposer/participer-au-salon/?utm_campaign=TECHOPITAL&utm_source=SW&utm_medium=BAN&utm_salon=SE
Agenda