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Déchets: une innovation pour traiter les Dasri directement dans les établissements

PARIS, 18 février 2015 (Direct Hôpital) – La société toulousaine Tesalys a conçu un système de broyage et traitement par la vapeur des déchets d'activités de soins à risques infectieux (Dasri) qui permet d'éliminer les risques à la source.

La société Tesalys, créée en 2012, a obtenu le 29 janvier le Grand prix du concours régional des Inn'Ovations, qui récompense les projets innovants de Midi-Pyrénées dans tous les secteurs d'activité. Le Grand Prix est destiné à récompenser le meilleur projet toutes catégories confondues.
 
L'approche de Tesalys consiste à dire que "le cycle classique de traitement des Dasri, qui consiste à les conditionner et à les transporter sur des sites distants de traitement, pose des problèmes de coût, d'environnement et de risques", explique Miquel Lozano, président de Tesalys.
 
La société a donc développé une solution pour éliminer les déchets à la source, au sein des hôpitaux, cliniques, laboratoires d'analyses ou de recherche, etc. Il s'agit d'un appareil de la taille d'un gros photocopieur, dans lequel les utilisateurs chargent les sacs de déchets infectieux. Ils sont d'abord broyés, puis poussés vers une chambre de stérilisation qui les transforme en déchets assimilés aux ordures ménagères.
 
"Cette solution élimine les risques liés au transport de déchets dangereux, mais aussi le risque mécanique (piqûre, etc.) et le risque psycho-émotionnel, car le déchet n'est plus reconnaissable en tant que Dasri", souligne Miquel Lozano.
 
De petite taille, le système ne nécessite pour fonctionner qu'une prise électrique, une arrivée d'eau et une vidange. "Il peut être installé dans un laboratoire ou un service hospitalier",  indique l'entrepreneur. Chacune peut traiter une centaine de kilos de Dasri par jour, indique Tesalys.
 
L'appareil a été conçu pour être parfaitement autonome, afin de pouvoir être commercialisé dans des pays où les filières de traitement de Dasri sont inexistantes ou dans lesquels les établissements de santé peuvent être très isolés.
 
Après deux ans de recherche et plusieurs brevets déposés, la commercialisation de Steriplus a débuté fin 2013. 100 machines ont déjà été produites et livrées dans une dizaine de pays, en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient. Deux machines ont notamment été livrées en Guinée et en Sierra Leone afin de lutter contre l'épidémie d'Ebola. 
 
"Nous sommes en cours d'homologation en France", indique Miquel Lozano. La commercialisation de Steriplus interviendra chez nous avant la fin du second trimestre.
 
mb/ab

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