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Des chercheurs de l'Inserm mettent au point un revêtement anti-Sars-CoV2 pour protéger les soignants

À Strasbourg, des chercheurs de l'Inserm qui travaillent depuis 4 ans à la mise au point de revêtements antibactériens à base de biopolymères applicables sur la surface de dispositifs médicaux ont estimé que les propriétés de ces molécules pourraient se révéler antivirales et donc montrer leur efficacité contre le Covid-19.

Les chercheurs envisagent donc d'appliquer ces revêtements sur la surface de divers dispositifs médicaux (sondes, cathéters, etc.), mais aussi sur les muqueuses nasales et buccales de personnes qui travaillent en milieu hospitalier.

Le matériau employé est à base de biopolymères, "capables de s'auto-assembler pour former une couche uniforme d'1micron-mètre (1µm) d'épaisseur sur les surfaces. Nous allons étudier chaque biopolymère et voir s'ils sont capables de bloquer les virus et vérifier qu'ils ne sont pas toxiques pour les cellules humaines", a expliqué dans une vidéo Philippe Lavalle, directeur de recherche au laboratoire biomatériaux et bio-ingénierie à l'Inserm.

Pour mener à bien ce projet, les équipes vont dans un premier temps cribler de nombreuses molécules pour leur capacité à inhiber le Sars-CoV2 et sélectionner les plus efficaces, celles qui présentent les propriétés antivirales les plus intéressantes. Elles les utiliseront ensuite pour mettre au point des revêtements, les tester et valider leur efficacité.

Un projet de revêtement destiné à être appliqué aux masques de protection est également à l'étude. Dans le cadre de ce projet, baptisé "TerminAnion", Philippe Lavalle travaille de concert avec Catherine Schuster, chercheuse à l'Institut de recherche sur les maladies virales et hépatiques à l'Inserm, et en partenariat avec la société Spartha Medical.

"Les deux unités de recherche s'appuieront sur la start-up Spartha Medical notamment pour l’industrialisation du produit et sa diffusion sur le marché", précise un communiqué de l'Inserm daté du 17 avril.

Si ce projet présente un intérêt immédiat pour lutter contre le Covid-19, les scientifiques espèrent qu'il pourra en outre être décliné et s’appliquer à la protection contre d’autres agents infectieux. "Nous allons faire appel à l'intelligence artificielle (IA), pour que ce revêtement soit capable de lutter contre les prochains virus", a conclu Philippe Lavalle.

Ce projet est financé à hauteur de 200.000 € par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et a également bénéficié d'une subvention de 20.000 € par l’Institut Carnot Mica. Il devrait se dérouler sur une période de 18 mois.

gdl/ab

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