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Dossier patient : la collecte automatique des données fait gagner du temps

PARIS, 24 avril 2014 (Direct Hôpital) – La société Capsule a mené au CHU de Clermont-Ferrand une étude pour mesurer les bénéfices de l'automatisation de la remontée des signes vitaux des appareils biomédicaux vers les dossiers patients. Les résultats montrent un gain de temps d'une semaine par an et par infirmière.

La mise en place d'un dossier patient informatisé (DPI) diminue la charge de travail des infirmiers. Les tâches administratives, et notamment la saisie des données dans le dossier patient sont souvent jugées rébarbatives et dans tous les cas réduisent le temps disponible pour le contact avec les patients.
 
La connectivité biomédicale permet de remplacer la saisie manuelle de données par un relevé automatique. Les dossiers patients informatisés (DPI) et les dossiers de spécialité sont alors mis à jour en continu avec les constantes vitales des patients. 
 
La société Capsule, spécialiste de la connectivité, a mené une étude dans le service de pneumologie du CHU de Clermont-Ferrand pour mesurer l'impact de l'introduction de la connectivité sur le quotidien des infirmiers. "Nous savions que les infirmiers voyaient des bénéfices à la connectivité, mais n'avions pas d'étude neutre et chiffrée", explique Sarah Wolff, chargée de communication chez Capsule.
 
 L'étude a été réalisée dans le service de pneumologie du CHU de Clermont-Ferrand, qui utilise depuis 2009 la solution Crossway de McKesson. Il dispose de 35 lits et compte 17 infirmières et autant d'aides-soignantes.
 
Des infirmières volontaires du service ont été suivies pendant une semaine par des experts de l'institut Co-meet, au premier semestre 2013, avant l'implémentation de la solution Capsule. Ont été recueillis le temps de prise des constantes, le temps moyen de la retranscription dans le dossier patient, les constantes relevées, le temps de latence entre le relevé et la saisie, etc.
 
Le même exercice a eu lieu six mois plus tard, après l'installation par Capsule de sa solution de connectivité. Il s'agissait de trois appareils de mesure permettant de collecter, valider et envoyer automatiquement les données relevées vers le DPI.
 
Le premier constat a été l'adoption rapide du système : "en quelques semaines d'utilisation, plus de 64% des constantes vitales sont renseignées dans le dossier patient" via cet appareil, montre l'étude. La remontée des données, qui pouvait prendre jusqu'à 17 minutes, devient instantanée, avec un taux d'erreur et de perte de données réduit.
 
Sur la période observée, le nombre de données renseignées dans le DPI a augmenté de 56%, souligne l'étude. Ce résultat est néanmoins à nuancer : en comparant sur trois mois, avant et après, la hausse s'établit à 9%.
 
Certaines valeurs qui n'étaient pas renseignées – comme l'échelle de douleur EVA – le sont maintenant "quasi systématiquement".
 
Cette augmentation des données s'accompagne d'une augmentation du temps de prise des constantes : 30 secondes de plus par lit. Mais le temps passé sur l'ordinateur pour la saisie des données baisse lui de 1'14'', soit un gain de 43 secondes par lit.
 
"En mesurant l'ensemble des éléments relatifs à l'intégration des données au sein du dossier patient, depuis la prise des constantes jusqu'à la saisie des données dans le DPI, on constate que chaque infirmière gagne près de 9 minutes par journée", indique le rapport. Sur un an cela correspond à 4,7 jours de travail par infirmière, "presque une semaine à temps plein". /mb
 

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