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Economies d'énergie : l'embarras du choix...

PARIS, 11 février (Direct Hôpital) – Le centre hospitalier Henri-Laborit de Poitiers et l'Association hospitalière de Bretagne, ont mis en place des contrats de performance énergétique (CPE). Si l'objectif est le même –réduire la facture d'énergie – les moyens pour y arriver divergent.

"Notre CPE ? Je pense que c'est une première dans le secteur hospitalier", s'exclame Jacques Harran, directeur technique et logistique à l'Association hospitalière de Bretagne (AHB), qui rassemble une quinzaine de sites. Le titre est aussi revendiqué par le centre hospitalier Henri-Laborit de Poitiers.

Les deux établissements ont en effet signé leur contrat de performance énergétique à quelques jours d'écart, en décembre 2011. Une concomitance qui s'explique aisément : "le poste énergie des hôpitaux commence à devenir significatif, car il augmente tous les ans, analyse Jean Noël Desné, responsable clientèle grands projets chez Schneider Electric. On a l'habitude de dire que l'énergie ne représente pas grand-chose sur le budget d'un hôpital, mais si on ne considère que les postes de dépense compressibles, c'est un des seuls leviers pour réduire les coûts de fonctionnement."

A Poitiers, le centre hospitalier spécialisé en santé mentale (685 lits) a signé un partenariat avec Cofely (Groupe GDF Suez), dans le cadre d'un programme de rénovation des bâtiments et d'installation d'une chaufferie bois d'une puissance de 1,5MW. La rénovation et l'isolation des bâtiments les plus énergivores doit permettre de réduire de 24% la consommation énergétique pour le chauffage; une économie à laquelle s'ajoute la réduction de 30% de la consommation pour la production d'eau chaude sanitaire, grâce à l'installation de panneaux solaires.

Ces équipements, qui seront exploités par Cofely pendant 20 ans, diminueront de 20.000 tonnes les émissions de CO2 de l'établissement. C'est l'hôpital qui a financé les travaux de rénovation du batî, alors que Cofely a financé les autres équipements à hauteur de 2,6 millions d'euros, subventionnés à près de 50% par l'Ademe, via le fonds chaleur.

Des pénalités pour le prestataire si l'économie n'est pas atteinte

L'Association hospitalière de Bretagne a pris une autre voie, moins onéreuse, en choisissant le CPE de Schneider Electric. Celui-ci est axé sur les systèmes, et non sur le bâti. Le centre hospitalier spécialisé de Plouguernevel (161 places de psychiatrie) a été notamment équipé de candélabres avec variateurs de tension, de détecteurs de présence, de variateurs de vitesse sur les pompes, de vannes automatiques sur les chaudières.

Ces équipements permettront à l'hôpital de réduire de 14% sa facture énergétique sur cinq ans. Une économie garantie par le contrat: "si on réduit davantage la facture, on partage les bénéfices avec Schneider à 50/50; si on n'atteint pas l'objectif, ils payent une pénalité. Dans tous les cas, l'AHB est gagnante", souligne Jacques Harran.

Le retour sur investissement de ce type d'installation – financé intégralement grâce aux économies réalisées – est de cinq ans, alors qu'une rénovation comme celle entreprise à Poitiers n'est rentable qu'après une vingtaine d'année. "A la fin du contrat avec Schneider, l'équipement nous appartiendra et nous continuerons à faire des économies", souligne Jacques Harran. Le CPE comporte un volet de transfert de compétences entre les salariés de Schneider Electric et ceux de l'hôpital.

Mais les économies d'énergie ne nécessitent pas forcément un contrat ou des investissements importants. Le CPE de Plouguernevel est ainsi présenté par l'AHB comme "un phare" pour les autres sites de l'association, où des mesures d'économies d'énergies différentes ont été mises en place.

Des mitigeurs ont été installés sur les robinets pour diminuer leur consommation d'eau – et donc l'énergie nécessaire pour la chauffer - des lampes basse-consommation ont été installées, et le personnel sensibilisé aux questions environnementale. "L'index de l'agent qui appuie sur l'interrupteur, ça coûte moins cher qu'un détecteur de présence", souligne non sans amusement Jacques Harran.

Ces mesures simples à mettre en œuvre n'empêchent pas l'association de poursuivre sa démarche. Dans quelques semaines, une chaudière biomasse couvrira 85% des besoins en eau chaude sanitaire et en chauffage du site de Plouguernevel. /mb


Pour aller plus loin: Chaufferies biomasse : pas mal de papiers à faire avant de se chauffer au bois…

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