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Elections au SMPS: Jérôme Goeminne en tête de liste, Mickaël Taine représentera techniciens et ingénieurs

Jérôme Goeminne remettant la candidature et la profession de foi de sa liste à la délégation nationale du SMPS, en présence de deux ses colistiers: Carine Grudet et Sébastien Rétif
Jérôme Goeminne remettant la candidature et la profession de foi de sa liste à la délégation nationale du SMPS, en présence de deux ses colistiers: Carine Grudet et Sébastien Rétif

PARIS, 11 septembre 2020 (TecHopital) - Jérôme Goeminne, directeur général du GHT Coeur Grand Est, a annoncé sa candidature à la présidence du Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS), dans le cadre d'une liste "collégiale", associant les différentes catégories de cadres hospitaliers et notamment Mickaël Taine (CH de Perpignan) qui représentera techniciens et ingénieurs hospitaliers.

Le SMPS organise des élections pour succéder à Jérémie Sécher qui a annoncé en juillet qu'il quitterait la présidence du syndicat le 6 novembre.

Le dépôt des listes et des professions de foi est ouvert depuis le 31 août et peut se dérouler jusqu'au lundi 12 octobre. La campagne se déroule jusqu'au 21 octobre. Les adhérents pourront voter, par voie électronique, du lundi 26 octobre 8h au lundi 2 novembre 17h. Les résultats seront proclamés lors de l’assemblée générale du SMPS, prévue le 6 novembre.

Directeur général du GHT Coeur Grand Est (Meuse, Haute-Marne et Marne, 9 établissements en direction commune), Jérôme Goeminne a expliqué le 3 septembre dans un entretien à APMnews/TecHopital qu'il avait été incité à se présenter par "plusieurs collègues". "Puis, la démarche a été coconstruite collectivement entre mai et fin août, s'est progressivement densifiée et a été marquée par la création d'un think tank qui comprend actuellement 50 personnes qui échangent régulièrement", a-t-il détaillé.

"Nous avons eu envie de nous mobiliser parce que nous pensons que c'est le moment de conduire une liste pour rénover le SMPS, renforcer les managers de santé et prendre toute notre place dans les propositions visant à réformer notre système de santé", souligne-t-il.

Cette question prend toute son importance dans le contexte actuel, ajoute-t-il. "A l'issue de la crise Covid et du Ségur de la santé, nous souhaitons porter des propositions fortes de modernisation de notre syndicat et des statuts des managers de santé", insiste-t-il.

L'équipe présente sur sa liste (voir encadré), qui se dit "responsable et offensive", est composée à la fois de responsables qui faisaient partie du bureau sortant et d'autres directeurs ou cadres qui se présentent pour la première fois. "On souhaite clairement renouveler le SMPS en ayant une doctrine qui soit plus claire et plus pragmatique, organiser un service aux adhérents qui soit renforcé, rénover le statut des managers et aller sur la territorialisation de nos métiers", explique Jérôme Goeminne.

Le programme de la liste, baptisée "Ensemble, construisons l'avenir des manageurs de santé", se positionne donc "parfois dans la continuité de ce qui a pu être dit par le SMPS et en même temps avec des nouveautés fortes et un mouvement de modernité".

Reprendre les négociations sur le statut des ingénieurs hospitaliers

"Nous souhaitons reprendre rapidement les négociations avec la direction générale de l'offre de soins (DGOS) sur le statut des ingénieurs hospitaliers", a expliqué Michaël Taine, interrogé le 10 septembre par TecHopital, et qui se présente à la vice-présidence cadres techniques et ingénieurs du SMPS.

Jean-Marc Novak, qui occupait ce poste jusqu'à présent et qui a voulu passer la main, se présente au secrétariat national cadres techniques et ingénieurs. "Nous formerons tous les deux un vrai binôme et notamment sur ces questions de statuts", a souligné Mickaël Taine.

"Le SMPS demande depuis longtemps une harmonisation des statuts  entre les trois versants de la fonction publique. Or, les grilles de la fonction publique hospitalière ne permettent pas d'avoir une attractivité suffisante. Nous avons du mal à attirer les talents, à les capter et surtout à les garder", a fait remarquer le DSI du centre hospitalier (CH) de Perpignan, membre du SMPS depuis plus de 10 ans.

Le manque d’attractivité du statut de la fonction publique hospitalière a pour conséquence un fort pourcentage de contrats chez les ingénieurs hospitaliers. Une enquête datant de 2016 montrait une proportion de titulaires de 41%, contre 59% en contractuel, CDD ou CDI. "Ce qui est énorme et surtout spécifique aux ingénieurs. Il n’y a aucun autre corps de la fonction publique hospitalière où il y a autant de contractuels", commentait alors Jean-Marc Novak.

"Nous sommes souvent en sous-effectif car nous avons du mal à remplacer les départs. Ou alors quand on arrive à les remplacer, il faut former les nouveaux agents. Du coup nous perdons beaucoup de temps. Si le statut était plus favorable, nous verrions un peu plus d'ingénieurs et de techniciens s'inscrire dans un parcours long à l'hôpital", a fait remarquer Mickaël Taine.

De plus, "je souhaite que le rôle de directeur technique soit reconnu d'un point de vue statuaire, au même titre que les autres corps de direction. Il s'agit d'une reconnaissance institutionnelle du fait que l'on occupe un rôle de directeur, en participant par exemple aux tours de garde de direction. Cette reconnaissance permet d'avoir un peu plus de poids dans les prises de décision."

Ainsi, "il y a 2 semaines, nous avons adressé un courrier à la DGOS pour une reprise des négociations et alors que l'annonce avait été faite avant la crise sanitaire par Katia Julienne, directrice de la DGOS", a-t-il annoncé.

La profession de foi articulée en 4 piliers

La profession de foi de la liste s'articule autour de 4 "piliers".

Le premier porte surtout sur la gouvernance et vise à obtenir "des conditions d'exercice efficaces et apaisées pour les directeurs, les cadres et les manageurs médicaux".

Le deuxième pilier est de créer une "animation de la santé et de l'autonomie par territoire". La liste appelle ainsi à "un choc de simplification sur le territoire" et souhaite ainsi que les GHT soient responsabilisés en qualité d’"animateurs des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux et des acteurs de ville" "dans une logique de parcours", et que la régulation des autorisations d'activités leur soit confiée.

Les agences régionales de santé (ARS) se verraient concentrées sur des missions de planification, de santé publique et d'inspection.

Le troisième pilier est celui des revalorisations.

Quant au quatrième pilier, il porte sur le fonctionnement interne du SMPS. Il a pour but d’"offrir le meilleur réseau professionnel, d'entraide et de représentation des manageurs".

L'équipe a l'intention de renforcer l'inter-collégialité et l'animation nationale à travers en particulier les services et aides aux adhérents, et de revoir l'animation régionale en l'uniformisant (réunions locales, forum régional, création d'antennes locales…) et en développant les liens avec les jeunes cadres et directeurs.


La liste "Ensemble construisons l'avenir des manageurs de santé" comprend 13 membres (un binôme par catégorie) et associe deux managers médicaux.
Outre Jérôme Goeminne qui est en tête de liste, figurent:
  • 2e position: Catherine Latger, vice-présidente DH (directeurs d'hôpital), CH de Compiègne-Noyon (Oise)
  • 3e: Céline Laroche, vice-présidente DS (directeurs des soins), CH de Saint-Dizier (Haute-Marne)
  • 4e: Stéphane Guillevin, vice-président D3S (directeurs d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux), CH de Montfort-sur-Meu /Saint-Méen-le-Grand (Ille-et-Vilaine)
  • 5e: Mickaël Taine, vice-président cadres techniques et ingénieurs, CH de Perpignan
  • 6e: Sébastien Rétif, vice-président cadres de soins, AP-HP
  • 7e: Carine Grudet, vice-présidente cadres administratifs, CH de Versailles
  • 8e: Nicolas Salvi, secrétaire national DH, centre de lutte contre le cancer (CLCC) de Strasbourg
  • 9e: Valérie Corre, secrétaire nationale DS, Hospices civils de Lyon (HCL)
  • 10e: Marie-Cécile Darmois, secrétaire nationale D3S, CH de Crépy-en-Valois (Oise)
  • 11e: Jean-Marc Novak, secrétaire national cadres techniques et ingénieurs, CH Gérard Marchant (Toulouse)
  • 12e: Charles Roesch, secrétaire national cadres administratifs, CH de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle)
  • 13e: Marine Plantevin, secrétaire nationale DH, Cesame (Angers)
    Deux managers médicaux sont associés: Dr Pauline Vignoles, chef de Pôle, GHT Var; et Dr Armelle Courtois, présidente de CME, CH Erdre et Loire (Loire-Atlantique).

Profession de foi de la liste "Ensemble, construisons l'avenir des manageurs de santé

Sabine Neulat-Isard et Geneviève De Lacour/nc

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