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Elsan multiplie ses actions en faveur du développement durable

Crédit: Fotolia/NicoElNino
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PARIS, 17 septembre 2020 (TecHopital) - Dans sa "déclaration de performance extra-financière" 2019, le groupe d'hospitalisation privée Elsan annonce vouloir "œuvrer pour un environnement sain", "contribuer à la lutte contre le changement climatique" et "utiliser durablement les ressources" en multipliant ses actions dans ces différents domaines.

Pour étayer sa démonstration, Elsan déclare agir pour la santé environnementale en menant des initiatives pour la réduction "de l'impact des micropolluants sur la santé" et cela dans "près de la moitié" de ses établissements: "suppression des produits de conservation des prélèvements, remplacement des dispositifs médicaux contenant des substances controversées, analyses de la qualité de l’air, choix de matériaux (revêtements de sols et peintures, en particulier) respectueux de l’environnement, ou encore actions de sensibilisation".

Ainsi, la polyclinique de l’Ormeau à Tarbes, propose des ateliers ludiques sur le thème de la santé environnementale. "Une attention particulière est portée aux médicaments anti-cancéreux lors de leur préparation, leur distribution et leur élimination pour prévenir une dissémination de résidus dans l’eau, l’air ou les sols". De plus, la clinique de l’Estrée à Stains (Seine-Saint-Denis) a mis en place un logiciel spécifique pour évaluer ses risques chimiques.

Pour lutter contre les perturbateurs endocriniens, plus de 60% des maternités du groupe proposent "des couches et des produits de soins labellisés et exempts de toute substance nocive". Plus de 1.100 personnes, futurs parents et praticiens, ont assisté en 2019 à des sessions d’information sur la santé environnementale délivrées dans les maternités. Elsan encourage également son "personnel à se former pour diffuser les messages de prévention adaptés aux premiers jours de la vie du bébé".

En matière de biodiversité, 33% des établissements ont une démarche en faveur de la biodiversité: suppression de l'utilisation des biocides, choix d'essences locales, installation de ruches ou pratique du fauchage tardif, ou encore toitures paysagées à l'instar de Santé Atlantique à Saint-Herblain (Loire-Atlantique) ou à la clinique Supervaltech de Saint-Estève (Pyrénées-Orientales).

Elsan indique que 71% de ses établissements réalisent des investissements pour préserver la qualité de l'eau. Le groupe déclare multiplier les initiatives pour gérer leurs effluents et contenir les risques de pollutions en lien avec les activités de soins.

Dans sa lutte contre le changement climatique, Elsan a réalisé un bilan annuel de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) (scope 1 et 2) et déclare ainsi avoir émis "60.000 tonnes équivalent CO2 en 2019". Ces émissions sont essentiellement liées à la "consommation d’énergies fossiles pour le chauffage des bâtiments et à l’usage de gaz médicaux et de fluides frigorigènes."

De plus, 6 des hôpitaux privés du groupe "sont maintenant connectés à un réseau de chaleur et 11 font l’objet d’un prochain déploiement ou d’une étude de faisabilité", précise Elsan dans son rapport.

Pour limiter les émissions de CO2 liées au transport, la clinique Esquirol Saint-Hilaire à Agen et le pôle Santé République de Clermont-Ferrand ont participé à des "challenges de la mobilité" pour valoriser les modes de déplacement alternatifs à la voiture. Un chirurgien agenais a créé une plateforme de covoiturage, écoresponsable et conviviale, pour faciliter la mobilité des patients. Le centre hospitalier privé de Brest-Keraudren met à disposition de ses collaborateurs des vélos électriques pour les déplacements inter établissements.

En 2019, la consommation totale d’énergie du groupe a atteint 345GWh (électricité, gaz, fioul, chaleur). Un groupe de travail sur la maîtrise des consommations d’énergie a été constitué. Il intervient notamment sur le développement d’outils de pilotage, la gestion des fournisseurs ou la prise en compte des évolutions règlementaires. "90% de nos établissements portent des initiatives de réduction de leur consommation, qui s’établit en moyenne à 285kWh par m2", mentionnent les auteurs du document.

Toujours selon ce document, la plupart des établissements privilégient les éclairages Led et installent des détecteurs de mouvements (dans les sanitaires, hall ou couloirs). Ils réduisent le chauffage ou la ventilation dans les zones appropriées ou renforcent l’isolation dans les bâtiments. Les travaux de rénovation sont encouragés via le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE). Ainsi, la clinique d’Aressy (Pyrénées-Atlantiques) a réalisé "l’isolation de ses points singuliers, de ses réseaux d’eau chaude sanitaire et de chauffage", et l’hôpital privé La Chataigneraie à Beaumont (Puy-de-Dôme) a "isolé ses planchers et son vide sanitaire pour réduire les déperditions de chaleur".

Valorisation de déchets

"Comme pour nos consommations énergétiques, nous avons fait de la diminution et de la valorisation des déchets une priorité, que nous traitons par le biais d’un groupe de travail", fait remarquer Elsan dans son rapport.

Le groupe déclare produire chaque année "4.700 tonnes de déchets d'activités de soins à risques infectieux (Dasri), soit environ 1,35 kg par journée d’hospitalisation en MCO" (médecine chirurgie obstétrique). Le CH privé de Brest-Keraudren a réussi à réduire de "45% ses Dasri et mis en place trois nouvelles filières de recyclage".

Concernant les ordures ménagères (DAOM), dont le groupe produit chaque année "5.750 tonnes, soit 3,1 kg par journée d’hospitalisation", "nous travaillons à l’identification de pistes de réduction à la source, pour limiter le gaspillage et les pollutions associées". Près d’un établissement sur cinq a déployé des initiatives en ce sens. Les cliniques Saint-Orens (Haute-Garonne), Cap d’Or à la Seyne-sur-Mer (Var) ou Saint-François à Châteauroux ont supprimé les bouteilles d’eau en plastique, notamment en mettant à disposition des gourdes ou des carafes.

A titre d'exemple, la polyclinique du Sidobre à Castres a investi dans une machine qui permet d’éliminer les liquides biologiques au bloc opératoire. Grâce à cet équipement, la quantité de Dasri a été réduite de trois tonnes au cours du premier semestre. De plus, des filières de recyclage du plastique valorisable, de tri sélectif (papier, petit carton) et du verre ont été mises en place.

Le groupe privé a initié en 2019 une série d’audits avec des propositions d’accompagnement au bénéfice de différents sites. "La revue des consignes de tri ou la réorganisation du circuit de certains déchets font partie des différentes solutions retenues par nos établissements". La clinique Rhône Durance à Avignon ou la polyclinique Notre Dame à Draguignan valorisent désormais les biodéchets issus de leurs cuisines.

Enfin, la coopération avec des prestataires solidaires est favorisée. Les cliniques du Val de Loire à Nevers et Fief de Grimoire à Poitiers ont mis en place en 2019 le tri sélectif en partenariat avec le réseau Elise, qui assure le recyclage des déchets de bureau en créant des emplois, et l’hôpital privé Guillaume de Varye à Saint-Doulchard (Cher) a organisé un don de matériel médical à l’association Humanicher.

gdl/san

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