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Emmanuel Macron annonce une dotation de 4 milliards d'euros pour l'achat de produits de santé

Crédit : Shutterstock
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SAINT-BARTHELEMY-D'ANJOU (Maine-et-Loire), 1er avril 2020 (TecHopital) - Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé le 31 mars une dotation exceptionnelle de 4 milliards d'euros à un fonds géré par Santé publique France consacré à l'achat d'équipements et matières premières pour faire face à l'épidémie de Covid-19, à l'occasion de la visite de l'usine de la société Kolmi-Hopen.

"Le gouvernement apporte une dotation spécifique à Santé publique France de 4 milliards d'euros qui permettra de passer des commandes en médicaments, respirateurs et masques", a annoncé le président de la République. "C'est évidemment une contribution exceptionnelle qui montre la mobilisation de l'Etat", a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron a rappelé que son gouvernement était conscient des pénuries de masques et autres équipements nécessaires pour contrer la pandémie. Il a notamment évoqué les raisons de la pénurie de masques, tout en martelant qu'il fallait de nouveau regagner la souveraineté nationale en produisant en France.

"Les difficultés que nous avons rencontrées sont liées à la très forte augmentation de la consommation [...] Nous sommes passés de 4 millions [de masques] par semaine à 40 millions pour les soignants", a-t-il poursuivi.

En début de crise, le stock français était de 140 millions de masques. Il a rappelé que l'on pensait que ces masques pouvaient "très facilement" être importés, en raison de forte production, notamment en Chine.

"Il n'y avait donc pas lieu de stocker massivement des milliards de masques", a-t-il soutenu. "Le monde a changé depuis quelques semaines et a créé une tension inédite sur les marchés mondiaux."

Pour faire face à la crise de la pénurie de masques, le président a mentionné plusieurs décisions prises par le gouvernement, dont l'importation massive de plus d'un milliard de masques venant de Chine. "Des commandes sont en train d'arriver et des commandes supplémentaires ont déjà été passées", a-t-il déclaré.

Cinq millions de masques sont arrivés de Chine dimanche et huit millions le 30 mars, a-t-on appris.

"Il nous faut produire davantage en France. Produire parce que cette crise nous enseigne que, sur certains biens, certains produits, certains matériaux, le caractère stratégique impose d'avoir une souveraineté européenne", a-t-il insisté.

Emmanuel Macron a souligné qu'il fallait réduire la dépendance française, tout en rappelant qu'il existait quatre producteurs historiques français de masques.

L'usine angevine de Kolmi-Hopen fabrique les trois quarts de la production française de masques. Avec un effort de l'Etat et des acteurs locaux, cette usine a doublé ses effectifs et produit depuis quelques semaines 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. L'entreprise a aussi commandé de nouvelles machines afin de doubler sa capacité de production.

Thuasne, société stéphanoise spécialisée dans les dispositifs médicaux, a annoncé le 30 mars la mobilisation de son outil industriel pour la fabrication de masques barrières réutilisables. Le groupe a précisé que les matières premières utilisées provenaient d'Europe, et étaient "déjà en stock ou faciles à approvisionner".

"Nous allons aller plus loin tous ensemble", a lancé le 31 mars le président de la République.

Avant la crise, la France produisait 3,3 millions de masques par semaine. "Fin avril, ce sera 10 millions", a-t-il avancé. L'objectif est une "indépendance pleine et entière" d'ici la fin de l'année.

Il a félicité les initiatives de certains industriels comme Michelin, Faurecia ou Intermarché qui se lancent dans la production des masques. "Ce qui devrait porter la production de masques à 15 millions par semaine d'ici fin avril", a-t-il expliqué.

Critiqué par de nombreuses professions exposées au risque d'infection et sont en attente de masques, Emmanuel Macron a expliqué qu'il lui était "impossible aujourd'hui" de promettre un accès aux masques FFP2 ou chirurgicaux réservés aux soignants.

"Nous devons avant tout sécuriser notre capacité à le donner [aux soignants]. A mesure que nous monterons [notre capacité de production], j'espère que nous pourrons élargir [cet accès]", a-t-il déclaré.

Le président de la République a indiqué que d'autres masques, "différents", étaient homologués. "85 prototypes ont été validés", a-t-il précisé.

Il a souligné que son gouvernement allait préciser les différentes catégories d'emploi qui pourront bénéficier de cet accès "élargi" en cas de production suffisante.

Un consortium d'industriels français pour produire des respirateurs

Interpellé sur le manque de respirateurs par les soignants, le président a annoncé la création d'un consortium d'industriels français, composé d'Air Liquide, Schneider Electric, Valeo et PSA, qui doit "permettre de produire d'ici mi-mai 10.000 respirateurs".

Environ 250 respirateurs lourds vont être livrés d'ici une semaine. Le président a expliqué que la production du consortium va augmenter progressivement avant d'être en mesure de fournir les 10.000 respirateurs.

Egalement critiqué sur le manque de gels hydro-alcooliques, il a rappelé que la production a été "décuplée", passant de 40.000 litres par jour à 500.000 litres par jour.

Il a félicité l'ensemble de la filière dont les pharmaciens, qui se sont mobilisés d'une manière "exceptionnelle" pour produire ces gels, grâce au gouvernement qui a rendu cela possible en prenant de nombreuses mesures d'urgence.

Le président de la République est vite passé sur le manque de médicaments et autres dispositifs médicaux qui sont nécessaires pour contrer l'épidémie de Covid-19 (seringue, curare, principes actifs, tests) en expliquant que le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, l'avait déjà évoqué à de nombreuses reprises.

"Sur les médicaments, notre stratégie est simple: nous passons massivement des commandes depuis plusieurs semaines. Tout ce qui est produit en France est monté en volume, de même que tout ce qui est produit en Europe afin de sécuriser les apports", a-t-il indiqué.

cp/ab

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