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En 2010, la moitié des femmes exposées à des cancérogènes travaillaient dans les secteurs de la santé

En 2010 en France, 12% des salariés étaient exposés à au moins une "nuisance cancérigène" (agents chimiques, rayonnements ionisant et travail de nuit) et la moitié des femmes exposées travaillaient dans le secteur de la santé, selon une étude publiée le 6 juin dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

Les facteurs professionnels susceptibles d'augmenter les risques de cancer sont généralement étudiés séparément, alors que les expositions sont souvent multiples, soulignent Nadine Fréry de Santé publique France et ses collègues.

Afin de fournir des indicateurs d'exposition et identifier les groupes de salariés particulièrement concernés, ils ont analysé les données de l'enquête Sumer 2009-2010, qui portait sur un échantillon représentatif de 48.000 salariés en France.

Le pourcentage de salariés exposés ou multi-exposés a été établi à partir:

  • de 24 agents chimiques (les plus courants) classés parmi les cancérogènes avérés ou probables du Centre international de recherche sur le cancer (Circ) (groupes 1 et 2A)
  • des rayonnements ionisants
  • du travail de nuit chez les femmes (au moins 45 nuits par an, de minuit à 5 heures), associé à un risque de cancer du sein.

Ces données montrent qu'en 2010, 12% des salariés (2 millions d'hommes et 600.000 femmes) ont été exposés à leur poste de travail à au moins une nuisance cancérogène.

Les infirmières et les sages-femmes les plus concernées

Environ la moitié des femmes exposées à des cancérogènes travaillent dans les secteurs de la santé et des services, mais le secteur le plus exposant était celui de la recherche et du développement scientifique (25% de salariées exposées).

Globalement, chez les femmes, l'origine des expositions apparait plus variée. Elle est liée à des agents chimiques dans 47% des cas, au travail de nuit dans 41% des cas, puis aux rayonnements ionisants (21%), les coexpositions étant rares (agents chimiques et rayonnements ionisants: 4,9% ; agents chimiques et travail de nuit: 2,5%).

Près de 30% des infirmières et sages-femmes se trouvent exposées à au moins une nuisance cancérogène, le plus souvent le travail de nuit (44% des exposées), puis, de façon équivalente, à un agent chimique ou aux rayonnements ionisants. Les agents chimiques les plus souvent en cause étant les médicaments cytostatiques.

Parmi les 86.000 aides-soignantes exposées à un cancérogène, le travail de nuit arrive en première place des sources d'exposition (55%), puis les rayonnements ionisants (41%) et enfin un cancérigène chimique (19%).

Quant aux professions paramédicales, l'exposition aux cancérogènes concerne 44.000 femmes. Les principales sources d'exposition étant les rayonnements ionisants (49%) et les agents chimiques (48%), c'est à dire le formaldéhyde, la silice, le chrome, le cobalt et le nickel.

En ce qui concerne les agents d'entretien, l'exposition est peu fréquente mais "compte tenu de leur effectif important, le nombre d'exposées à un cancérogène représente environ 37.300 personnes". Elle est principalement due à des cancérogènes chimiques (54%) et au travail de nuit (46%).

Chez les infirmières et les sages-femmes, "la prévention des risques cancérigènes [...] doit s'attacher à une meilleure sécurisation des manipulations", car des solutions alternatives ne sont pas toujours disponibles, recommandent les auteurs, qui citent en exemple les anticancéreux.

D'autre part, le travail de nuit, difficile à supprimer, "doit être géré le mieux possible, notamment en suivant les recommandations émises par la société française de médecine du travail", notamment sur les questions de "fréquence et de régularité des rotations jour/nuit".

Les auteurs de l'étude notent un risque de sous-évaluation du nombre de salariés exposés. Et font observer que seuls 26 types de nuisances ont été pris en compte dans cette évaluation alors que le Circ a classé près de 200 cancérogènes avérés ou probables.

75% des hommes exposés sont des ouvriers

Les hommes représentent plus des trois quarts des salariés exposés (78%). Parmi eux, 75% des exposés sont des ouvriers.

Les hommes exposés à au moins un cancérigène appartiennent principalement à trois secteurs d'activité: la construction, le commerce et la réparation d'automobiles, le transport et l'entreposage.

Les proportions les plus élevées de salariés exposés à des agents cancérogènes sont retrouvées chez les ouvriers qualifiés de la réparation automobile (79%), suivis des ouvriers du BTP, des ouvriers non qualifiés de la métallurgie, de la mécanique et du bois, des ouvriers qualifiés de la métallurgie et du bois, et des ouvriers qualifiés de la maintenance.

Les hommes sont exposés à près de 95% à des cancérigènes d'origine chimique.

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