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22/05/2013
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Energie: de nouvelles recettes pour réduire la facture

PARIS, 22 mai (Direct Hôpital) – Le management de l'énergie permet aux établissements de santé de réduire leur facture. L'effacement de consommation électrique en fait partie.

L'augmentation continue des prix de l'énergie oblige les établissements de santé à se pencher sur leurs factures. "On sent qu'il y a une réelle prise de conscience dans le secteur hospitalier. Quatre ou cinq groupes de cliniques privées et établissements publics nous ont contactés ces derniers mois", témoigne Joël Marrast, associé gérant de Sollis, un cabinet de conseil opérationnel spécialisé dans le domaine de l'énergie.

Le degré de maturité des établissements de santé est variable. "Tout le monde ou presque fait quelque chose, même si cela relève parfois plus de la communication", glisse Joël Marrast. Il déplore le manque de référent dédié à cette thématique, souvent partagée entre le chef d'établissement, le directeur financier, le directeur technique…
 
Les établissements vont pourtant devoir travailler sur cette question. La loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l'électricité), entrée en vigueur en 2011, prévoit la disparation des tarifs réglementés de l'électricité d'ici la fin 2015 pour les professionnels dont le compteur présente une puissance souscrite supérieure à 36 kVA (tarifs vert et jaune).
 
Or, le choix d'un nouveau contrat peut être difficile. Quel fournisseur choisir ? Pour un contrat indexé ou non ? Comment négocier ses tunnels de consommation ? Faut-il préférer un budget mensuel fixe ou optimisé en fonction de la consommation ? "Il va être nécessaire pour tous les établissements de monter en maturité d'ici 2015 pour pouvoir choisir convenablement le moment venu", souligne Joël Marrast, qui conseille d'effectuer un premier "tour de piste" avec un cabinet de conseil.
 
Pour ceux qui ne souhaitent pas encore sauter le pas, les cabinets de conseil passent en revue les contrats existants pour y déceler des sources d'économie. Ils peuvent aussi mettre en place des procédures comme le Certificat d'économie d'énergie ou le Contrat de performance énergétique. 
 
L'effacement de consommation électrique fait partie de ces dispositifs permettant des économies parfois importantes, sans investissement conséquent. Il consiste à provisoirement réduire la consommation physique d'un site donné (par rapport à sa consommation "normale") en cas de demande du fournisseur, par exemple pour pallier une baisse de production.
 
"Les hôpitaux sont la première cible de ce dispositif, car contrairement à une grande partie des entreprises, ils disposent de générateurs qui leur permettent de se déconnecter du réseau électrique", affirme le consultant. En contrepartie, l'établissement concerné est rémunéré en fonction de nombre de MWh économisés. Cette rémunération contient une part fixe et une part variable, afin de contrebalancer les coûts éventuels d'un générateur. 
 
L'effacement existe depuis une trentaine d'année pour les grands groupes industriels. Il se développe aujourd'hui sous la forme d'un "effacement diffus", qui consiste à regrouper de plus petits acteurs. Une expérience a ainsi été réalisée avec Voltatis et RTE en Bretagne entre novembre 2012 et mars 2013, avec l'aide de l'Ademe et du Conseil Régional. Le CHU de Rennes en faisait partie, aux côtés de 15.000 logements. L'objectif était de calculer les gains engendrés sur la durée.
 
Et le 5 avril, la société savoyarde Energy Pool a procédé à un effacement de 550 MW sur le réseau électrique français, soit la moitié de la capacité d'un réacteur nucléaire. Un record. Parmi les 80 sites mobilisés, on comptait des cimenteries, des sidérurgistes et… un hôpital. /mb

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Rédigé par: p.eychman@ch-bry.org  le 22/05/2013 à 9:54
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Bonjour à tous,

L'effacement ou EJP était effectivement une bonne solution jusqu'en 2009, maintenant entre les coûts du fioul en hausse (environ 50 €/HL en 2009 et 105 €/hl en 2012 ), l'entretien des groupes et la présence du personnel lors des bascules EDF/GE et retour, le gain pour les souscripteurs de ce type de contrat n'est plus si flagrant. A noter également que ce type de fonctionnement est interdit depuis janvier 2010 sur paris et la petite couronne (arrêté 2007 -1590).
Le meilleur moyen de réduction des factures est de travailler sur les "gros" consommateurs tels que les groupes froids (1° en moins sur la production fait gagner presque 7% de consommation), les pompes, les CTA etc...

Cordialement
P.Eychman
Responsable des services techniques
Hôpital Saint Camille - Bry sur Marne
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