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Equipements d'imagerie : éclairage sur les financements possibles

NANCY, 30 janvier 2014 (Direct Hôpital) – L'acquisition d'un équipement de plusieurs millions d'euros (robot, scanner, IRM, etc.) par un établissement de santé est toujours un chantier sensible. Achat direct, location avec option d'achat ou paiement à l'acte : les coûts diffèrent, les avantages aussi.

Les établissements de santé sont de plus en plus nombreux à chercher des alternatives à l'achat pur et simple. "Pourquoi ? Parce que dans le contexte actuel, local ou général, nous manquons de moyens pour financer le renouvellement ou l'acquisition de modalités nouvelles", a expliqué Gabrielle Gaudaire, ingénieur biomédical et coordinatrice de la fonction achat au CHU de Nancy, lors du VIe Symposium Scanner volumique, organisé en début de semaine à Nancy.
 
Ces achats sont pourtant primordiaux pour "maintenir un niveau d'expertise, de compétitivité, ou renouveler un parc ancien d'équipement", a-t-elle ajouté.
 
L'ingénieur nancéenne a résumé les différentes procédures possibles pour les établissements : lancer un appel d'offres concernant seulement l'appareil, sa maintenance et les travaux; lancer un appel d'offres comprenant l'appareil et un volet financement (une option à laquelle les fabricants d'appareils d'imagerie sont habitués, mais pas ceux des autres secteurs); lancer en parallèle une procédure pour l'équipement et une autre pour le financement, afin de disposer de plus de marges de manœuvre.
 
Le financement peut  prendre la forme d'un achat ou d'une location longue durée. Le CHU de Nancy, dans le cadre de l'acquisition d'un robot chirurgical fin 2012, a étudié plusieurs possibilités pour en faire ressortir les avantages et inconvénients.
 
Pour un robot à 2,35 millions d'euros, le coût total d'un achat pur, avec emprunt sur 7 ans, revient à 3,9 millions (prêt à 3,5%) ou 4 millions d'euros (prêt à 4%). Ce coût inclut les importants frais de maintenance de l'appareil sur  la période.
 
Dans le cas d'une location avec option d'achat (pour un montant de 70.000 euros au terme de la location ou de 1% du prix de l'appareil), le coût total sur sept ans dépasse 4 millions d'euros, avec des frais financiers non négligeables (23.000 ou 84.000 euros, en fonction du montant de l'option d'achat).
 
La différence de coût entre les quatre options est de 66.000 (extrêmes minimums) à 122.000 euros (extrêmes maximum), à chaque fois en faveur de l'achat.
 
Mais les deux options ont des implications différentes. "L'achat pur est plus solennel et permet à l'établissement d'être propriétaire et de maîtriser l'activité et l'éventuelle évolution de son produit, mais nécessite de prévoir des fonds pour l'évolutivité de ce produit", explique Gabrielle Gaudaire. Dans le cas d'une location, "le propriétaire reste le fournisseur et l'établissement n'est qu'exploitant", ajoute-t-il. La location permet donc d'avoir un appareil toujours à jour.
 
L'option d'achat, signale l'ingénieur, est aussi plus ou moins intéressante selon le matériel considéré: elle est plus pertinente pour un robot chirurgical ou un IRM, dont la durée de vie est en générale supérieure à sept ans, moins pour un scanner.
 
La troisième option de financement, le paiement à l'acte, présente "les mêmes avantages et inconvénients que la location", a-t-elle expliqué. Avec un enjeu supplémentaire : le fournisseur devient garant des résultats de l'équipement installé, pas seulement des moyens. "Cela permet de partager les risques, en tant que vrais partenaires", a-t-elle conclu. /mb
 

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