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Expérimentation FIDES : des conditions pour réduire les rejets

PARIS, 17 mars 2014 (Direct Hôpital) – Le groupe hospitalier de La Rochelle – Ré – Aunis s'est lancé en 2013 dans l'expérimentation Fides ACE (actes et consultations externes). En un an, son volume de rejets est passé de 14 à 4%, grâce notamment à une formation des agents du bureau des entrées.

La facturation individuelle des consultations et séjours hospitaliers auprès de l'assurance maladie, appelée aussi "facturation au fil de l'eau" ou "projet Fides", avait été initialement prévue pour 2006. La date a été ensuite repoussée plusieurs fois et est maintenant fixée au 1er mars 2016. Pour l'instant, les expérimentations en cours portent uniquement sur les actes et consultations externes.
 
Avant de ce lancer dans ce projet, le groupe hospitalier de La Rochelle – Ré – Aunis (Charente-Maritime) a réalisé un diagnostic de sa chaîne de facturation avec l'outil Anap pour évaluer et optimiser sa performance. Le groupe, qui utilise les solutions de McKesson (le DPI M-Cross-Way et la solution de gestion administrative M-GAM) avait des "résultats relativement satisfaisants".
 
"Nous avions les pré-requis nécessaires et l'expérience de la télétransmission sur le périmètre B2 (rétrocession, co-utilisation, CMUC, relations internationales). Avec un volume de rejets qui était de 14 % en début d'expérimentation, nous sommes passés à 4 % en un an", explique Elisabeth Turpin, directrice des finances et du contrôle de gestion.
 
Pour mener à bien cette expérimentation, l'établissement a d'abord demandé à McKesson de réaliser un audit pour mettre en évidence les actions qui permettraient d'optimiser la facturation. Des points réguliers avec la Caisse primaire d'assurance maladie ont aussi permis d'analyser les motifs de rejets des factures. Un suivi hebdomadaire de la facturation et des relances auprès des services de soins chargés de la saisie de l'activité a été mis en place.
 
Les agents du bureau des entrées, qui ont été formés au passage à Fides, ont vu leur mission évoluer. "Ils sont montés en compétences dans leurs missions, particulièrement sur le parcours de soins coordonnés et sur les rejets B2, explique Elisabeth Turpin. Nous avons instauré un rappel régulier auprès des équipes avec un retour d’information sur les taux et les motifs de rejets..." Ces informations leur permettent de contrôler en amont les dossiers en anomalie ou rejetés lors de la simulation de facturation.
 
Concernant l'organisation, les admissions sont centralisées au niveau du bureau des entrées et des agents sont décentralisés dans des unités de soins. Le service d'urgences a, lui, deux équipes administratives dédiées (une de jour et une de nuit). 
 
"Après quatre mois de fonctionnement, ce projet transversal a porté ses fruits. Pour preuve, notre taux de rejet est actuellement à 2 %, ce qui est un très bon résultat", souligne la directrice des finances.
 
Pour y parvenir, il faut avoir un effectif stable, indique l'établissement : le turn-over des agents est un frein significatif à leur montée en charge. Il faut aussi y impliquer la direction des systèmes d'information, qui a pour mission de sécuriser les interfaces entre les applications, mettre à jour les bases référentiels de la GAM et coordonner les envois des flux vers la caisse de paiement unique (CPU). Le groupe hospitalier a donc travaillé avec le Centre national de l'expertise hospitalière (CNEH) et le médecin DIM pour définir leurs besoins sur le plan informatique. /mb

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