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Fiabilité du SI : dédoubler sans doubler le budget...

PARIS, 17 avril (Direct Hôpital) – La fiabilité de leur système informatique est devenue un enjeu majeur pour les établissements de soins. Il fait partie des pré-réquis du programme Hôpital numérique. Un système de double-composants dans les équipements permet de réduire le risque de pannes.

Plusieurs indicateurs du programme Hôpital numérique ont pour objectif de garantir le niveau de disponibilité des applications et du système d'information (SI) au sein des établissements, en particulier en cas d’incident. "Les informations nécessaires aux soins et le système qui les produit, les transmet et les conserve, nécessitent le plus haut niveau de disponibilité", décrit le ministère de la Santé.

Cédric Cartau, responsable SSI au CHU de Nantes et auteur d'un ouvrage sur cette question(1) souligne qu'une perte de disponibilité aurait des conséquences graves. "La panne générale d'un système d'information d'un grand CHU ramènerait ses acteurs (médecins, chirurgiens, etc.) à de la médecine de guerre. Si un tel sinistre (par exemple la destruction complète d'une salle informatique) venait à se produire, il y aurait très certainement des conséquences thérapeutiques", explique-t-il. Il ajoute que "très peu d’établissements ont mis en place des mesures d'envergure."

Car ces mesures sont très coûteuses. Elles passent par la construction d'une salle informatique de secours, chargée de prendre le relais en cas de panne. "Cet indicateur (un plan de reprise d'activité en cas de problème, ndlr) est totalement inapplicable en l’état par les petits établissements", écrivait la Fehap durant l'appel à commentaires publics relatifs au guide des indicateurs.

Le plan de continuité d’activité du Centre René-Huguenin de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) sur les applications coeur de métiers (gestion administrative du patient, dossier médical, gestion de la pharmacie…) lui avait par exemple coûté 600.000 euros en 2007. Une salle informatique de secours avait été construite à 200 mètres de la salle principale.

Dans le cadre de la refonte de l'infrastructure IT du Centre hospitalier régional d'Orléans, la société japonaise Hitachi Data Systems (HDS) a mis en production en décembre un équipement qui répond partiellement à cette problématique : les baies de serveurs sont équipées de double-composants. "C'est un point fonctionnel important pour les DSI, assure Clarisse Fontaine, responsable du département Santé chez HDS. On ne peut pas construire une salle informatique du jour au lendemain, il y a donc une attente forte de ces dispositifs de duplication."

Cet équipement ne répond pas complètement aux exigences, dans la mesure où le système n'est pas à l'abri d'un incident grave (inondation, incendie dans la salle d'informatique…). Il permet néanmoins de pallier un nombre plus important de défaillances d'un système simple; dans l'attente d'un investissement plus conséquent. Le CHR d'Orléans aura sa deuxième salle informatique lors de son déménagement sur un nouveau site, en 2015.

Plusieurs constructeurs proposent ce dédoublement. "HDS a une spécificité par rapport à ses concurrents, c'est que nous avons un équilibrage de charge sur les deux composants", ajoute Clarisse Fontaine. Ceci afin d'éviter que le matériel acquis en cas de défaillance ne soit pas utilisé lorsque tout va bien. /mb

 

(1)Cédric Cartau, La sécurité des systèmes d’information des établissements de santé, Presses de l’EHESP (Rennes, 2012)

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