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Gestion des risques : trois outils pour réaliser l'indispensable cartographie

Crédit: istokPhoto/PixelEmbargo
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Retrouvez TecHopital sur Hopitech, stand 61 au RdC dans le Grand Salon

L'hôpital est le lieu de tous les risques, mais plusieurs outils gratuits permettent de les identifier pour mieux les maîtriser, a expliqué Marc Moulaire, gestionnaire des risques, lors des journées Hopitech qui se tiennent jusqu'à jeudi à Saint-Etienne.

Ces Journées d'études et de formation des techniques et de l'ingénierie hospitalières (Hopitech), organisées par quatre associations d'ingénieurs*, ont pour thème central la judiciarisation de la vie hospitalière et la gestion des risques. Les ingénieurs et techniciens supérieurs hospitaliers sont en effet plus que jamais en première ligne sur ces enjeux, a expliqué Marc Moulaire, ingénieur gestionnaire des risques, qui a travaillé dans une vingtaine d'établissements de santé.

Le défi pour ces professionnels est d'identifier les risques et de savoir "manager par la qualité", a-t-il expliqué. Cette évolution du métier est par exemple actée par la certification V2014 de la Haute autorité de santé (HAS), qui les enjoint à cartographier les processus, notamment les processus logistiques.

"L'ingénierie hospitalière doit garantir la sécurité, assurer la maintenance et maîtriser les coûts, le tout avec des moyens de plus en plus réduits", a résumé Marc Moulaire. Pour ce faire, "il faut savoir identifier les risques". La cartographie est un outil "indispensable" pour cela, a-t-il dit. "Elle sert à recenser tous les risques, les hiérarchiser, ce qui fournit une vision d'ensemble et permet d'orienter les stratégies d'action", a détaillé l'ingénieur. Pour y parvenir, les professionnels disposent d'outils "tout prêts" et "intéressants", qu'il a présenté.

L'outil Quickscan de l'Anap

Le premier est l'outil d'auto-évaluation d'organisation de la maintenance - Quickscan maintenance, développé et diffusé par l'Agence nationale d'appui à la performance des établissements sanitaires et médico-sociaux (Anap). Cet outil gratuit "sert à auditer le processus de maintenance. Associé au schéma du service, il pose un certain nombre de questions et donne une idée de la maîtrise de chacune des étapes du processus, avec les points forts et les marges de progression", a détaillé Marc Moulaire.

Cet outil s'intègre aujourd'hui avec d'autres outils consacrés à la maintenance immobilière issus du projet Horizons Maintenance et complété par un outil prévisionnel des dépenses de gros entretien renouvellement (voir aussi L'Anap publie un guide sur la maintenance immobilière - TecHopital 22/02/16).

L'outil Ophélie

Autre outil préconisé par le gestionnaire des risques, le dispositif Ophélie (outil de pilotage du patrimoine hospitalier pour les établissements de santé, législation, indicateurs, environnement) a été conçu par la direction générale de l'offre de soins (DGOS), l'Anap et l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation (ATIH), en collaboration avec des agences régionales de santé (ARS) et des établissements (voir aussi : Un quart des hôpitaux utilisent l'outil Ophelie pour recenser et gérer leur patrimoine immobilier (DGOS) - TecHopital 28/05/15 et
La fonction achat au coeur d'une réflexion des ingénieurs hospitaliers - TecHopital 7/09/16).

Contrairement à Quickscan, Ophélie est "vraiment orienté risques", a noté Marc Moulaire. "Avec cet outil, l'utilisateur balaye la maîtrise des risques réglementaires et techniques, mais aussi le pilotage de ces risques et l'adéquation financière des locaux". Plusieurs thèmes sont passés en revue : l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, la conformité des ascenseurs, la sécurité incendie, la conformité plomb ou amiante... "C'est une investigation courte qui vous permet de savoir où vous en êtes et établir une cartographie des priorités", a-t-il conclu.

L'outil Securitel

Pour aller plus loin dans l'identification des risques et leur cartographie, le référentiel Securitel permet une évaluation a priori du niveau de sécurité atteint dans un établissement de santé dans six domaines : la sécurité incendie, la sécurité électrique, la sûreté (prévention des vols, violences et malveillances), la sécurité des machines et équipements, l'hygiène et la prévention des chutes et des heurts et l'accessibilité aux personnes handicapées.

Le logiciel développe une analyse sur quatre dimensions : stratégique, structurelle ("a-t-on les moyens humains de répondre aux besoins ?"), technique et culturelle. Au total, 255 critères sont balayés. "En investiguant sur le terrain, lors d'une visite de risques, on obtient une notation qui indique les faiblesses et les points forts. Une carte de la sécurité apparaît avec une représentation du niveau atteint dans chacun des six domaines", a expliqué l'ingénieur.

Le référentiel Securitel est disponible en contactant directement Marc Moulaire. Il est aujourd'hui utilisé par une centaine d'établissements.

Morgan Bourven

*l'Association nationale des cadres et experts techniques hospitaliers (H360), l'Union des ingénieurs hospitaliers en restauration (Udihr), les Techniciens et gestionnaires du patrimoine hospitalier (TGPH) et l'Association nationale de l'ingénierie en organisation hospitalière (Aniorh).

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