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GH Eaubonne-Montmorency: un nouveau schéma directeur de sécurisation des installations électriques

Crédit : Geneviève De Lacour/TecHopital
Crédit : Geneviève De Lacour/TecHopital

EAUBONNE (Val-d'Oise), 21 août 2019 (TecHopital) - L'hôpital Simone-Veil, situé à Eaubonne, ayant subi différentes pannes électriques entre 2010 et 2013, a décidé de fiabiliser les installations électriques de son site principal grâce à une solution de secours électrique haute tension, a expliqué Alain Bled, ingénieur en chef de l'établissement, lors des journées IHF en juin.

Le groupement hospitalier (GH) Eaubonne-Montmorency est né le 1er janvier 1998 de la fusion des hôpitaux d'Eaubonne et de Montmorency pour devenir en 2002 l'hôpital Simone-Veil.

Les activités de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) et de soins de suite et de réadaptation (SSR) ont été regroupées sur le site d'Eaubonne alors que le site de Montmorency héberge un Ehpad de 90 lits et 10 places.

En 2013, l'hôpital mène une étude capacitaire sur la boucle haute tension de son site principal. Cette étude, pilotée par l'agence régionale de santé (ARS), conclut à la vétusté de certaines installations. C'est aussi à cette période que l'établissement se modernise avec de projets d'envergure tels que l'extension-restructuration du bâtiment Paul-Bretonville et la construction du pôle femme-enfant sur le site d'Eaubonne.

L'établissement a donc décidé d'élaborer un schéma directeur de modernisation de ses installations électriques.

En janvier 2014, il lance ainsi une consultation pour une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage afin de fiabiliser les installations électriques mais aussi améliorer la sécurité électrique globale du site et prendre en compte les nouveaux projets.

Le diagnostic porte sur l'analyse de l'état d'obsolescence des matériels et l'adéquation de ceux-ci aux besoins ainsi que sur l'identification des niveaux de redondance réels. Il mettra en évidence la présence de deux transformateurs haute tension mais issus du même poste source, avec une puissance souscrite de 2.100 kW. Il s'agit d'"une production de courant de haute qualité mais avec des sources non redondantes", a fait remarquer Alain Bled.

La maîtrise d'œuvre a été confiée au bureau d'étude Artelia qui a réalisé l'audit en dressant un tableau des actions à mener.

Puis la direction a validé l'ensemble des travaux.

Une solution alternative peu employée en milieu hospitalier

La solution choisie est une technologie de no-break, une solution très peu employée dans le monde hospitalier mais plus habituelle dans les secteurs militaire et informatique (data centers).

Cette technologie est ainsi basée sur une machine dite no-break constituée d'un moteur thermique, d'un générateur tournant, d'un accumulateur d'énergie cinétique, et d'un bypass automatique sans coupure, cumulant les fonctions d'un groupe électrogène et d'un onduleur. "Dans le cas du centre hospitalier Simone-Veil, cette machine est prévue à haute tension (15/20 kV)."

Cette solution présente plusieurs avantages dont le fait de réutiliser pleinement les équipements installés. Elle permet de s'affranchir de systèmes de communication. Et "la redondance en cascade est plus simple à mettre en place en continuité de service".

Sur un aspect plus technique, cette solution présente deux facteurs limitants. La boucle haute tension devient un nœud pour l'installation. Et le groupe no-break situé en amont de toute l'installation constitue un facteur limitant de la puissance totale du site.

Au total, l'élaboration et la mise en œuvre du schéma directeur de modernisation des installations électriques auront duré 4 ans.

Parmi les points forts de l'opération, une fiche d'intervention a été créée permettant l'analyse du risque électrique avant chaque opération.

Résultat, toutes les interventions générant des coupures électriques, opérations qui sont parfois à haut risque, ont été parfaitement maîtrisées.

En revanche, "le planning prévoyait 10 mois de travaux qui, finalement, ont duré 14 mois. Cet écart est imputable à Enedis qui, bien que s'étant engagé dans sa proposition de raccordement sur un délai de 14 semaines, ne l'a pas respecté", a rapporté l'ingénieur en chef de l'hôpital.

Le montant total de l'opération est 4,6 millions d'euros, financés en partie par une subvention de l'ARS (700.000 euros).

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