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Hygiène des mains: des puces pour mesurer les bonnes pratiques à l'Hôpital Nord de Marseille

PARIS, 5 février 2015 (Direct Hôpital) – Deux sociétés du Var et un service de l'Hôpital Nord (AP-HM) de Marseille se sont associés pour développer une solution permettant d'évaluer l'utilisation des solutions hydro-alcooliques (SHA) et de mesurer le respect des bonnes pratiques d'hygiène chez les soignants.

 
L'hygiène des mains est une des premières mesures de prévention des infections nosocomiales, mais l'observance moyenne des protocoles préconisés est faible. C'est ce double constat qui a incité le service des Maladies infectieuses et tropicales (MIT) de l'hôpital Nord de Marseille à tester Médi-Handtrace, un système automatisé permettant de tracer les pratiques d'hygiène en milieu hospitalier. 
 
Cette solution a été développée par deux entreprises varoises, Micro Be et Ephygie-Hand. Elle utilise l'informatique et une technologie de radiofréquences (puces RFID) pour enregistrer l’hygiène des mains chez les soignants, ainsi que les soins prodigués aux patients.
 
"Le système fournit en temps réel des données sur la friction hydro-alcoolique des mains, et évalue le taux de SHA utilisé par chaque agent", indique Sophia Boudjema, infirmière en troisième année de doctorat, qui a publié une étude sur ce dispositif dans la revue Clinical Microbiology and Infection avec le Pr Philippe Brouqui, qui dirige le service.
 
Plusieurs antennes sont installées dans des endroits clefs: sous le dispensateur de solution hydro-alcoolique en dehors de la chambre, à l'entrée de la chambre et sous le dispensateur situé dans la chambre. Une puce est aussi placée dans la chaussure du soignant. Le système reconnaît le soignant grâce à cette puce et mesure, pour chaque dispensateur, la quantité de solution délivrée.
 
Une dernière antenne est installée au niveau du lit et permet de définir une "zone de sécurité" où le soignant ne devrait pas pénétrer sans s'être frictionné les mains.
 
Le croisement de toutes ces informations permet d'analyser le lavage des mains et d'envoyer un signal si le protocole n'est pas respecté. Le système est efficace à 99,02%, selon une évaluation réalisée avec des vidéos, dans le cadre de l'étude. 
 
"Il a été testé et perfectionné par les soignants pendant deux ans. Cela a pris du temps, et va permettre la mise en place d’actions ciblées afin d’améliorer les taux de compliance", souligne Sophia Boudjema.
 
"La mise au point collective de cet outil a insufflé un nouveau dynamisme à l’équipe", ajoute Elisabeth Costa, cadre supérieur de santé. "Nous étions tous rassemblés autour de ce projet de recherche, et avons pu remettre en question nos pratiques, en analysant les obstacles à l’utilisation des solutions hydro-alcooliques", explique-t-elle.
 
Le dispositif permet aussi de réaliser des graphiques de statistiques de conformité et de consommation par chambre, catégorie professionnelle ou service. Associé à un logiciel informatique, il offre aussi une supervision des consommations de SHA et anticipe les réapprovisionnements.
 
mb/ab

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