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Infections nosocomiales : la ventilation naturelle, meilleure que la clim'?

LONDRES, 28 août (Direct Hôpital) - Réintroduire la ventilation naturelle dans les établissements de soins pourrait aider à lutter contre les infections nosocomiales, selon une revue de la littérature publiée en août par le Journal of Hospital Infection.

Avant la découverte des antibiotiques, le soleil et la ventilation naturelle étaient utilisés comme moyens de lutte contre les infections. Alors que les résistances aux antibiotiques progressent, Stéphanie Dancer de l'hôpital Hairmyres d'East Kilbride et le Dr Richard Hobday de Cwmbran (Royaume-Uni), ont voulu évaluer les stratégies de prévention des infections antérieures aux antibiotiques. Aucune donnée actuelle n'apporte l'assurance que les pratiques de contrôle des infections mises en place dans les hôpitaux sont optimales, affirment-ils.
 
Les deux médecins ont passé en revue les données scientifiques, historiques et récentes, évaluant l'intérêt de la ventilation et de l'ensoleillement pour lutter contre les infections en établissements de soins et à domicile.
 
Tout comme la célèbre infirmière britannique Florence Nightingale (1820-1910), qui avait su imposer des dortoirs hospitaliers au nombre de lits limité, un haut responsable sanitaire britannique, John Smith, soulignait en 1964 l'importance de la ventilation dans les unités de soins. Il préconisait de larges fenêtres montant jusqu'au plafond et suffisamment d'espace pour placer un lit entre chaque fenêtre. 
 
Les progrès réalisés dans les domaines de l'hygiène et l'arrivée des antibiotiques ont relégué au second plan la recherche de nouvelles stratégies de lutte contre les maladies infectieuses, constatent les Dr Dancer et Hobday. La recherche du confort s'est imposée et, avec elle, la climatisation s'est généralisée.
 
C'est une épidémie de Legionella pneumophila causée en 1976 par un système d'aération lors d'un congrès de la Légion américaine à Philadelphie qui a amené la communauté scientifique à s'interroger à nouveau sur la qualité de l'air intérieur, soulignent les auteurs.
 
Ils notent l'existence de quelques données suggérant que la ventilation naturelle est plus efficace que la climatisation pour prévenir les infections.
 
Lors de l'opération "Bouclier du désert", lancée en 1990 par les Etats-Unis et leurs alliés pour protéger l'Arabie saoudite d'une éventuelle attaque irakienne après l'invasion du Koweit, les militaires logés dans des bâtiments avaient été plus fréquemment affectés par des infections respiratoires que ceux hébergés dans des tentes, rapportent les auteurs.
 
En 2007, des chercheurs ont comparé les taux de renouvellement de l'air de 70 chambres naturellement ventilées hébergeant des patients tuberculeux à d'autres dans des établissements climatisés. Le plus grand risque de contamination a été retrouvé dans les établissements climatisés. A l'inverse, le plus faible niveau de transmission était observé dans les bâtiments dont l'architecture, antérieure aux années 1950, respectait les préceptes de Florence Nightingale. 
 
En revanche, les données scientifiques sur les bénéfices de l'ensoleillement sont peu nombreuses et anciennes, déplorent les auteurs. Ils rappellent néanmoins que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) aborde l'ensoleillement dans ses recommandations sur la lutte contre les infections nosocomiales. vib/nc/mb

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