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IRM : relaxer les patients pour faciliter les examens

PARIS, 19 novembre 2013 (Direct Hôpital) – Une gamme de dispositifs permettant de diffuser des vidéos distrayantes pendant les examens IRM vient d'être lancée en France. Aux Etats-Unis, elle a amélioré la coopération des patients et réduit de près de 20% le temps moyen des examens.

Stress ou claustrophobie peuvent rendre les examens IRM très difficiles, voire impossible, pour certains patients. Une société américaine, Resonance technology, a développé une gamme de dispositifs amagnétiques d'immersion permettant de diffuser tous types de contenus audiovisuels et d'applications de réalité virtuelle permettant de distraire les patients, aussi bien dans le cadre d'examens IRM que dans celui de l'IRM fonctionnelle.
 
La commercialisation de ces produits vient de débuter en France, à travers le distributeur HRV Lab. Le concurrent de Resonance Technology, Nordic NeuroLab – spécialisé dans l'IRM fonctionnelle – ne dispose pas encore de distributeur dans notre pays.
 
Le système consiste à faire porter un casque au patient, dans lequel est diffusé le contenu qu'il a choisi. "Les patients sont dans une telle immersion qu'ils ne sont absolument pas attaqués par les stimulus externes de l'IRM et restent parfaitement immobiles du début à la fin de l'examen", assure Frédéric Joly, directeur général de HRV Lab.
 
Les reprises et annulations de séance s'en trouvent donc fortement réduites. Aux Etats-Unis, où Resonance Technology a équipé 500 sites, le temps moyen des examens a baissé de 17%. 
 
"Mais la réduction du temps n'est que la partie immergée de l'iceberg, souligne Frédéric Joly, puisque Cinémavision permet aussi de réduire la sédation des enfants et d'éviter quasiment toutes les anesthésies générales." Le stress de l'équipe médicale, qui n'a plus à gérer des patients réticents ou angoissés, baisse aussi.
 
Augmenter la coopération des patients dans ce domaine est un enjeu majeur pour les établissements de santé en France du fait du sous-équipement en imagerie. En 2010, l'Agence Nationale d'Appui à la performance des Etablissements de santé et médico-sociaux (Anap) avait piloté une campagne de benchmark des plateaux d'imagerie disposant de scanners et d'IRM. Elle avait identifié, pour chaque site les ressources humaines médicales et paramédicales présentes et la quantité et la nature des actes réalisés pendant cette période.
 
"Si l'Anap a travaillé sur l'organisation, notre société se focalise plutôt sur le temps moyen des examens", explique Frédéric Joly. Une approche similaire à celle de l'association Le Petit Monde (voir l'article de Direct Hôpital : Un appareil IRM ludique pour rassurer les enfants).
 
Le coût de l'équipement est élevé, à cause des technologies amagnétiques employées : 45.000 euros par appareil IRM. 
 
Un système de location du système sur quatre ans est à l'étude. "Cela coûterait alors 1.200 euros par mois aux établissements et serait rentable à partir de deux reprises évitées par jour, ce qui n'est pas grand-chose", indique le responsable.
 
Mais pour convaincre les établissements de santé, HRV Lab va devoir affronter un gros problème : aucun des établissements que la société a approché ne connaît le nombre de reprises ou d'annulation qui ont lieu dans leurs salles d'examens. "Ils savent que ça existe, mais n'ont pas d'indicateurs systématiques pour le calculer", regrette Frédéric Joly.
 
Un établissement de la région de Nantes, qui dispose de trois salles d'IRM, a décidé en octobre de recueillir ces indicateurs. Avant, peut-être, de se laisser tenter par le système. En Espagne, où la commercialisation a débuté il y a quelques mois, 35 établissements ont sauté le pas. /mb

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