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IRM: le Laboratoire des biomolécules met au point un agent de contraste 10.000 fois plus sensible

Les chercheurs du Laboratoire des biomolécules (CNRS/Sorbonne universités/ENS), de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et de l'Institut des sciences analytiques (CNRS/université de Lyon I/ENS de Lyon) ont mis au point un agent de contraste permettant une imagerie par résonance magnétique (IRM) 10.000 fois plus sensible.

Cette nouvelle génération d'agents de contraste présente un autre avantage, celui d'avoir une très longue durée de vie. Ils pourront donc être délivrés à distance.

Un IRM mesure la résonance magnétique de molécules dans des systèmes biologiques placés dans un champ magnétique. Malheureusement, le magnétisme de ces molécules est très faible en temps normal.

La technique de l'hyperpolarisation "consiste à préparer des solutions de molécules dans un état fortement magnétisé, ce qui permet d'augmenter la sensibilité de la détection. Grâce à elle, la détection en temps réel de tumeurs in-vivo par imagerie est devenue une réalité", précise le communiqué du CNRS.

Le problème majeur de l'hyperpolarisation est que les agents de contraste utilisés ont des propriétés magnétiques de courtes durées de vie, d'une minute environ. "Ils doivent donc impérativement être produits à quelques mètres de l'IRM et utilisés immédiatement".

Aujourd'hui, seuls quelques centres d'imagerie, dans le monde, sont équipés pour réaliser l'hyperpolarisation.

La nouvelle approche mise au point par l'équipe de chercheurs de l'Institut des sciences analytiques permet ainsi de "préparer des agents de contraste de façon à allonger la durée de vie des états magnétiques hyperpolarisés de la minute à la dizaine d'heures".

Le principe, "d'une grande simplicité, réside dans une combinaison de nouvelles méthodes de transfert de polarisation et de formulations d'échantillons innovantes", affirme le CNRS.

L'article a été publié dans "Nature Communications"

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