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L’accueil de jour par une infirmière en Gastro sauve les urgences du CHU de Poitiers

PARIS, 21 décembre (Direct Hôpital) - Pour réduire l'encombrement aux urgences, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers a facilité l'accès direct des patients à son service d'hépato-gastroentérologie. La création d'un accueil de jour par une infirmière coordinatrice a permis de réduire très fortement le nombre de patients non programmés. Neuf ans après sa mise en place, le service a vraiment fait ses preuves.

Avec un taux d'occupation de 92% à 105%, difficile pour le service d'hépato-gastroentérologie du CHU de Poitiers d'accueillir les patients se présentant aux urgences. De plus l'hospitalisation immédiate ne se justifie souvent pas.

Pour réduire ce flux, le CHU de Poitiers a créé un poste de coordinatrice de l'unité digestive aiguë. Il s'agit d'une infirmière du service, formée à l'hospitalisation et à l'endoscopie, chargée de répondre aux appels au secrétariat de consultation ou dans les unités d'hospitalisation pour une prise en charge rapide. "Nous recevons entre 500 et 650 appels extérieurs annuels, principalement des médecins traitants (50%), des médecins des hôpitaux généraux (36%) et des patients eux-mêmes (14%)", détaille le Pr Michel Morichau-Beauchant, doyen de la faculté de médecine, interrogé par Direct Hôpital. "Ces patients seraient auparavant arrivés directement aux urgences, poursuit-il. Aujourd'hui, on  les met en relation avec cette infirmière, qui note leurs problèmes, contacte les équipes de médecins adaptées et rappelle le patient pour lui donner un jour de rendez-vous".

L'infirmière coordonne de la même manière les demandes internes au CHU, notamment pour  les patients admis aux urgences.

Comme le Pr Morichau-Beauchant l'a expliqué aux Assises nationales hospitalo-universitaires, le 7 décembre à Bordeaux, le délai d'admission des patients est depuis la mise en place de ce poste, de 1 à 15 jours pour les programmations non urgentes et de 1 à 24 heures pour les urgences. "On s'arrange pour intégrer les cas vraiment urgents dans la programmation habituelle, si besoin en la bousculant un peu", précise-t-il.

Dans tous les cas, à l'arrivée du patient, son dossier a déjà été préparé par l'infirmière coordonatrice et les examens ou opérations programmés. Ceci afin de gérer au mieux les 50 lits du service et les salles d'examens pour que les patients non programmés restent le moins longtemps possible sur place.

Mais tout le monde n'a pas été facile à convaincre. "Le premier frein est venu des médecins généralistes, qui lorsqu'ils appelaient n'aimaient pas tomber sur une infirmière, préférant parler directement aux spécialistes", se souvient le doyen de la faculté.

Une réticence qui a été levée, face aux avantages pour le service des urgences, délesté de ces patients, pour les malades, mieux informés, et pour l'équipe soignante. Cette dernière voit aujourd'hui arriver des patients programmés, dont le dossier est déjà rempli et les examens notés. "C'est un gain de temps considérable", a plaidé le Pr Morichau-Beauchant aux Assises./mb/ar

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