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L’AP-HP projette d’utiliser des drones pour livrer des échantillons médicaux entre ses hôpitaux (VivaTech)

Crédit : Fotolia
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(Par Wassinia ZIRAR, au salon Viva Technology, Paris)

PARIS, 20 mai 2019 (TecHopital) - Après un appel à manifestation d’intérêt lancé en 2017, l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a retenu les entreprises Atos et Azur Drones pour élaborer un projet de livraison d’échantillons médicaux par drones, a-t-on appris le 16 mai à l’occasion du salon VivaTech.

L’annonce est survenue dans le cadre de la quatrième édition du salon consacré au numérique et aux nouvelles technologies, Viva Technology ou "VivaTech".

Le projet initié "mi-2017" est envisagé "dans le cadre de l’hôpital du futur et pour répondre au besoin impérieux de moderniser l’hôpital et mieux accueillir les patients", a expliqué Olivier Savin, directeur des systèmes d’information des hôpitaux universitaires Paris-Nord, lors d’une intervention organisée avec les entreprises Atos et Azur Drones.
"Nous avons lancé un appel à manifestation d’intérêt car il était nécessaire d’interroger les industriels sur leur vision du projet et pour étudier la meilleure façon de l’intégrer à un autre projet: celui de la construction du futur hôpital de Saint-Ouen."

Pour l’AP-HP, l’utilisation des drones doit être envisagée parallèlement à la construction du futur complexe hospitalier pour qu’il ne soit pas "dépassé, une fois construit", a précisé Olivier Savin.

Logistique, zone d’atterrissage des drones ou encore formation des équipes à la manipulation des drones, l’AP-HP doit encore cadrer la mise en place de cette technologie.

"Dans sept ou huit ans, les drones seront un vecteur important pour le transport de marchandises, y compris à l’hôpital", a insisté le DSI des hôpitaux universitaires Paris-Nord.

Les entreprises Atos et Azur Drones ont ainsi été retenues pour, respectivement, assurer les développements de la partie logicielle et produire les drones autonomes qui serviront "dans quelques années" à transporter "des échantillons médicaux entre les hôpitaux de l’AP-HP".

Les drones autonomes ne requièrent pas un brevet de pilote de drone pour être manoeuvrés et "tous les agents peuvent y être formés", a souligné Lucie Lecestre, directrice marketing d’Azur Drones.

"A l’heure actuelle, nous faisons appel à des coursiers en voiture ou en moto pour effectuer des livraisons d’échantillons médicaux ou de traitements urgents pour des chimiothérapies, par exemple. Nous sommes aujourd’hui convaincus que nous pouvons faire mieux et plus rapidement", a détaillé le DSI Olivier Savin.

Plusieurs "scénarios" ont ainsi été modélisés avec Atos et Azur Drones, comme celui d’un transport urgent d’organe pendant une opération chirurgicale.

Des expérimentations prévues "d'ici la fin de l’année"

Du côté financier, des économies pourraient être réalisées grâce à l’usage des drones.
"Nous avons d’ores et déjà mené une analyse économique comparative. Le recours régulier aux coursiers coûte actuellement environ 170.000 euros par an, une ligne régulière de drones, coûterait 50.000 euros. C’est donc non seulement viable mais cela nous permet, en plus, de réaliser des économies et d'en faire réaliser à la collectivité", a expliqué Olivier Savin.

Si les arguments financiers et des délais semblent démontrés, les partenaires du projet doivent encore prouver "la faisabilité du projet avant la construction et l’ouverture du futur hôpital de Saint-Ouen", a précisé Steve Peguet, directeur innovation France d’Atos.

Pour cela, les parties prenantes du projet vont initier des expérimentations "d'ici la fin de l’année", avec plusieurs objectifs comme "répondre à la réglementation européenne et française sur l’usage des drones, définir les routes aériennes empruntables avec la direction générale de l’aviation civile (DGAC)", a détaillé la responsable Lucie Lecestre.

"Nous sommes convaincus qu’il faut le faire, nous devons encore contractualiser certains points avec nos partenaires industriels mais cela est nécessaire pour réinventer l’hôpital", a conclu Olivier Savin, qui espère également "faire évoluer les mentalités dans le secteur de la santé".

wz/ab

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