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L'achat d'un robot chirurgical Da Vinci* engendre des coûts cachés non négligeables en stérilisation

Intervention avec un robot Da Vinci*. Crédit: service communication du CHU de Clermont-Ferrand
Intervention avec un robot Da Vinci*. Crédit: service communication du CHU de Clermont-Ferrand

(Par Sylvie LAPOSTOLLE, au congrès de la SF2S)

MARSEILLE, 26 septembre 2019 (TecHopital) - L'acquisition d'un robot chirurgical nouvelle génération engendre des coûts supplémentaires importants pour le retraitement en stérilisation du matériel, montre une enquête présentée le 24 septembre à Marseille au congrès de la Société française des sciences de la stérilisation (SF2S).

Le CHU de Rouen a fait l'acquisition d'un robot Da Vinci X* (Intuitive Surgical) pour remplacer le modèle S qu'il avait auparavant. Cela a nécessité la mise en place d'une organisation spécifique en stérilisation, des achats annexes et des formations du personnel.

Des difficultés non anticipées sont apparues, tant au point de vue organisationnel que financier avec des coûts cachés en plus de ceux prévus par l'établissement qui étaient de 2 millions d'euros pour l'achat du robot, 150.000 € de maintenance par an et 1.900 € de consommables par intervention, a indiqué Claire Lattard, interne en pharmacie au CHU de Rouen, pendant l'été.

C'est pourquoi elle a réalisé une enquête par un questionnaire sur Google form* auprès des établissements disposant d'un robot chirurgical de dernière génération X ou Xi. Le CHU de Rouen avait déjà fait une étude montrant que le parc de dispositifs médicaux des établissements n'est pas associé à l'activité chirurgicale des blocs opératoires de ces établissements.

Au total, 56 établissements ont répondu dont 15 possédaient au moins un robot de modèle X ou Xi (10 CHU, trois CH et deux privés). L'étude recensait 19 robots sur les 68 déclarés par Intuitive Surgical déployés en France, soit 28% des robots du parc français.

Sur l'organisation, "le point le plus important à prendre en compte, c'est la formation des équipes qui prend du temps et qui est complexe", a-t-elle indiqué citant l'étape de recomposition des agrafeuses, "étape complexe et minutieuse" avec la lubrification de sept points.

Il faut compter le coût horaire de formation par agent et celui du formateur. Le temps moyen de formation des agents est de 9,6 jours au secteur lavage, 7,8 jours à la recomposition et 6 pour l'utilisation du stérilisateur basse température en cas d'achat simultané de cet appareil pour les endoscopes et optiques du robot qui sont thermosensibles et donc non autoclavables pour une stérilisation à la vapeur d'eau classique.

Selon l'enquête, 20% des établissements répondeurs ont dû modifier leur circuit logistique, 27% ont désigné un référent robot et 27% ont embauché du personnel à la suite de l'acquisition du robot.

Au total, les coûts supplémentaires minimaux s'élèvent à 15.600 € hors taxes (pour 4 optiques et 4 paniers d'instruments uniquement) avec comme achats principaux faits par la majorité des établissements: des paniers pour les optiques, des paniers pour endoscopes (tous, 2.050 €), pour instruments (73%, 1.300 € fois 4, soit 5.200 €), un kit d'irrigation d'optique (800 €), des bacs de prédésinfection (73%, 1.400 €).

Certains ont en outre acheté un laveur-désinfecteur (20%, prévoir la qualification) et 33% un stérilisateur basse température (75.000 €). De plus, 20% ont déclaré avoir eu d'autres dépenses imprévues que celles citées dans le questionnaire (de 600 à 2.400 €).
"Enfin, 33% des établissements -dont le nôtre- n'ont pas acheté le kit d'irrigation d'optique en même temps que l'optique, ce qui montre bien que de nombreux achats non anticipés existent lors de cette acquisition", a commenté Claire Lattard.

Elle a plaidé pour que l'achat de ce matériel soit le "fruit d'une collaboration étroite entre les chirurgiens, les cadres de bloc et les pharmaciens". L'établissement doit "réaliser une étude de coût globale mais également évaluer l'impact technique de cet investissement", a-t-elle conseillé.

sl/ab

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