Une question ? Appelez le 01 48 06 54 92

 

TecHopital.com

 

https://www.isiris-scope.fr
http://www.hopitech.org/

L'Afib veut montrer l'importance du rôle de l’ingénieur biomédical dans la gestion de projets à forte charge technologique (Marc Pommier)

PARIS, 13 mars 2018 (TecHopital) - Marc Pommier a succédé en septembre 2017 à Geneviève Gaschard-Wahart à la tête de l’association française des ingénieurs biomédicaux (Afib). En septembre prochain, de nouvelles élections seront organisées. Après 6 mois à la présidence, il fait le point pour TecHopital sur les missions et les activités de l’Afib.

Marc Pommier

Quelles sont les activités habituelles de l’Afib ?

Marc Pommier : Nous poursuivons notre mission d’expertise. Nous réalisons beaucoup de travaux en termes de veille technologique.

Nos experts étudient différentes thématiques. Par exemple, nous avons des équipes d’ingénieurs qui travaillent en binôme sur différents sujets de l’imagerie (échographie, IRM, scanner…) et produisent un état de l’art de l’imagerie. Nous le faisons en association avec la société française de radiologie. Cet article sur l’état de l’art est ensuite diffusé sur notre site, auprès des CHU et des CH de France, et relayé par la société française de radiologie.

Quelles sont les autres thèmes abordés par l’association ?

Des experts en biologie se rendent aux différents congrès de la discipline, et rédigent des articles sur les nouveautés. Nous avons aussi un groupe d’experts sur l’anesthésie et la réanimation.
Ce sont des ingénieurs adhérents à l’Afib, ils sont pris en charge par l’association pendant leur mission. Par exemple, sur l’imagerie, nous avons une équipe d’une dizaine d’ingénieurs qui se rend à Chicago au moment du salon mondiale de la radiologie. L’ensemble des frais de mission est pris en charge par l’Afib. En contrepartie, les ingénieurs du groupe d’experts ont en charge la rédaction d’articles de veille technologique. Ces rapports de mission sur les évolutions technologiques sont ensuite diffusés à l’ensemble de la communauté médicale.

Par quels moyens sont-ils diffusés ?

Nous avons la revue trimestrielle IRBM (Ingénierie et recherche biomédicale). Nous y publions des articles longs sur des rapports de mission, des comptes rendus sur les états de l’art ou sur les veilles technologiques que nous assurons. Parallèlement, nous avons une newsletter mensuelle, sur les missions et les actions que nous avons menées tout au long du mois, et les rencontres que nous avons eues.

Quels sont vos autres champs d’action ?

Nous travaillons aussi sur tout ce qui a trait à la réglementation, notamment à travers des groupes de travail sur les réglementations européennes, sur la protection des patients… sur tout un ensemble de normes. Nous collaborons avec l’association française de normalisation (Afnor). Nous menons aussi des réflexions avec l’OMS sur tout ce qui est nomenclature des équipements médicaux.

Nous travaillons également beaucoup sur tout ce qui a trait à la qualité et sur des guides de bonnes pratiques. On réfléchit actuellement avec l’université de Compiègne sur une normalisation métier par rapport à la maintenance biomédicale et notamment concernant les normes ISO. Il y a des normes très contraignantes, telles que l’ISO 9001, et nous essayons de mettre en place une norme qui labelliserait la qualité des services biomédicaux ayant entamé une démarche de certification.

Quel est votre rôle vis-à-vis de l’évolution du métier ?

Nous participons à des groupes de travail sur la nouvelle gouvernance liée à la mise en place des GHT [groupements hospitaliers de territoire], notamment concernant la position de l’ingénieur biomédical.

Concernant l’évolution, nous travaillons sur le rôle de l’ingénieur dans les projets à forte charge technologique et innovation. Au niveau de l’hôpital, nous avons de plus en plus de nouvelles technologies, et c’est vrai que les projets biomédicaux sont portés aussi par l’évolution de ces technologies. Nous essayons de mettre en lumière le rôle de l’ingénieur biomédical dans la gestion de ces projets.

Avez-vous une influence concernant les statuts ?

En lien avec l’association des ingénieurs hospitaliers de France (IHF), nous travaillons sur les statuts concernant la mobilité dans la fonction publique, notamment concernant les grades d’ingénieur. L'enjeu étant l’harmonisation des statuts entre la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière. Entre la territoriale et l’hospitalière, ce ne sont pas du tout les mêmes grilles d’avancement, les mêmes grades... nous essayons donc d’avoir un rapprochement de ces grilles, voire une harmonisation totale.

Ce travail se fait sur deux niveaux : une action menée par les organisations syndicales et le travail que nous menons en tant qu’association. Nous sommes plus sur une démarche professionnelle, sur l’application pratique de cette harmonisation et fusion des statuts.

Sur quoi porte le prochain projet de l’Afib ?

Nous souhaiterions avoir des projets de partenariat avec des écoles d’ingénieur en accompagnant des élèves stagiaires sur des projets qu’on estime être intéressants, innovants et sur lesquels on pourrait publier au niveau national. Nous souhaitons mettre en place sous forme de bourse un accompagnement de ces stagiaires sur des projets que l’on sélectionnera. L'idée est d'aider les étudiants, les stages n'étant pas toujours rémunérés dans les hôpitaux. L'idéal serait de pouvoir commencer cet accompagnement dès septembre prochain, mais nous devons d'abord bâtir une structure juridique pour le mettre en place. Ce sera sous forme d’appel à projets auprès des écoles, et nous définirons un jury de sélection sur différents travaux qu’on souhaite promouvoir.

Avec quels financements fonctionne l’Afib ?

Notre financement est basé sur plusieurs choses:

  • tout d’abord nos adhérents. Ils sont en moyenne 350, c’est important puisqu'ils représentent 70% de la communauté d’ingénieur biomédicaux de France (Il y a à peu près 500 ingénieurs biomédicaux en France).
  • la vente des fichiers d’ingénieurs biomédicaux auprès d’industriels qui nous le demandent.
  • et enfin l'organisation des journées d’ingénierie biomédicale annuelles qui nous apportent aussi des recettes. Cette année, notre journée se passera à La Rochelle du 3 au 5 octobre, sur le thème "innover pour mieux soigner".

Partagez cet article

Il n'y a pas encore de commentaire sur cette publication.
Soyez le premier à réagir

Pour commenter cet article identifiez-vous ou enregistrez-vous si vous ne l'avez pas encore fait

Inscrivez-vous à la newsletter gratuite

Les offres
Agenda

Inscrivez-vous gratuitement à TecHopital.com

okSoyez informé des nouveautés du site
okRéagissez et commentez les articles
okRecevez la newsletter premium

Conformément à la loi 78-17 du 6 janvier 1978 (modifiée par la loi 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel) relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent. Vous pouvez l'exercer en adressant un courrier électronique à admin@apmnews.com ou par courrier postal à APM International, 33 avenue de la République, 75011 Paris.

Civilité
Nom*
Prénom*
Email*
Mot de passe*
(6 caractères minimum)
Etablissement
Fonction*

En validant cette inscription vous aurez accès au contenu du site TecHopital.com et vous nous autorisez à traiter et à transmettre vos informations personnelles conformément aux termes de la loi.  (Notice légale )

Cochez cette case pour accepter ces conditions