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L'armée va être impliquée dans la préparation de vaccinodromes (Alain Fischer)

Crédit: Shutterstock
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PARIS, 25 mars 2021 (TecHopital) - L'armée française sera davantage associée à la campagne vaccinale contre le Covid-19 en particulier dans la préparation de vaccinodromes pour début avril, a déclaré le 22 mars Alain Fischer, président du conseil d'orientation sur la stratégie vaccinale, qui a dit s'attendre à un retour à une forme de normalité d'ici l'été ou l'automne.

Alain Fischer a précisé que l'armée allait être impliquée dans la mise en œuvre de "vaccinodromes" que les autorités prévoient d'ouvrir dans plusieurs départements, dont un au Stade de France, en région parisienne (Seine-Saint-Denis), début avril.

"L'armée va être impliquée. Elle sait faire, elle a une logistique et elle participera de cette activité", a-t-il dit sur BFM-TV.

"Plus il y a de corps professionnels et de compétences qui peuvent s'ajouter et vacciner, mieux c'est", a-t-il noté.

Le gouvernement a pour objectif de vacciner 30 millions de Français d'ici l'été, dont 10 millions dès la mi-avril et 20 millions à la mi-mai.

"Il y a une réflexion en cours pour exploiter au mieux les hôpitaux militaires", a expliqué le 22 mars le cabinet de la ministre des armées, Florence Parly.

"La planification en cours vise à faire des hôpitaux militaires des centres de vaccination permanents au fur et à mesure de l'arrivée des doses et en fonction de nos moyens", a-t-il poursuivi.

L'armée a déjà contribué à la campagne de vaccination ces deux derniers week-ends, en mobilisant quatre hôpitaux militaires les 13 et 14 mars et deux les 20 et 21 mars, a précisé le cabinet.

Elle est par ailleurs mobilisée pour l'acheminement des doses de vaccin vers les territoires d'Outre-Mer. L'armée a ainsi procédé la semaine dernière à l'acheminement de 9.600 doses vers Saint-Pierre-et-Miquelon.

"Il faut que la circulation du virus ait franchement diminué, et il faut que les personnes les plus fragiles soient protégées", a dit Alain Fischer sur BFM.

"Pour les personnes fragiles, d'ici fin mai on ne devrait pas être loin du but. Le retour d'une vie normale pourrait être à l'été, l'automne", a-t-il précisé.

Au moins 35 vaccinodromes (Olivier Véran)

L'armée et les pompiers vont déployer "au moins 35" grands centres de vaccination contre le Covid-19, a indiqué le 22 mars le ministre des solidarités et de la santé. "Le service de santé des armées va travailler à développer un certain nombre de grands centres de vaccination -on peut les appeler 'vaccinodromes' ou 'mégacentres', quel que soit le nom", a déclaré Olivier Véran lors d'un déplacement à Epinay-sous-Sénart (Essonne) avec la ministre déléguée chargée des sports, Roxana Maracineanu, sur le sport-santé et l'activité physique.

Il s'agit, pour les autorités, de "pouvoir être capables d'utiliser tous les vaccins qui nous sont livrés à partir du mois d'avril pour vacciner massivement les Français", a-t-il poursuivi. Olivier Véran a réaffirmé l'objectif de "10 millions de primovaccinés à la mi-avril, et puis ensuite ça va augmenter, parce que les apports de vaccins vont augmenter", a-t-il assuré.

Plusieurs agences régionales de santé (ARS) ont indiqué commencer à préparer des grands centres de vaccination pour début avril afin d'accompagner la hausse des livraisons de vaccins Comirnaty* (Pfizer/BioNTech). En Pays de la Loire, l'ARS prépare des "giga-centres" en Loire-Atlantique, dans le Maine-et-Loire et la Sarthe à proximité des plus grandes villes, dotés d'une capacité de 10.000 injections par semaine.

A Marseille, la mairie a ouvert avec l'ARS Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), le stade Orange Vélodrome depuis une semaine et vise une capacité de 2.000 injections par jour. Et la Seine-Saint-Denis a annoncé préparer un vaccinodrome au Stade de France pour début avril.

Sollicitée par APMnews/TecHopital sur ces giga-centres, la DGS a répondu le 20 mars que "ces travaux concernant l’ouverture de grands centres de vaccination sur le territoire sont en cours. Une instruction du ministère des solidarités et de la santé et du ministère de l’intérieur à l’attention des préfets et des directeurs généraux des ARS sera communiquée la semaine prochaine".

Un objectif d'un million de vaccinations anti-Covid en avril en Ile-de-France

En Ile-de-France ont été installés 136 centres de vaccination, qui ont permis de réaliser 1,2 million d'injections depuis janvier, a précisé Aurélien Rousseau, directeur général de l'ARS Ile-de-France, lundi sur France Inter. Ce sont d'abord "ces centres là qu'on va faire augmenter, qui augmentent tous les jours en capacité", a-t-il souligné.

Aurélien Rousseau a confirmé que l'ARS travaille, "sous l'égide du préfet de la Seine-Saint-Denis", à l'ouverture, début avril, d'un "vaccinodrome" au Stade de France, comme annoncé par le département et la ville de Saint-Denis.

"On y travaille aussi dans plusieurs départements", a-t-il poursuivi. La question est de savoir si, avec "les centres existants qui augmenteraient leur capacité, on est capable d'absorber des flux beaucoup plus importants". Et "quand on considère qu'il nous faut un mégacentre en plus", on en crée un, a expliqué Aurélien Rousseau.

Il a précisé qu'"un ou deux" grands centres par département pourraient être ouverts en Ile-de-France.

Interrogé sur les moyens humains employés pour ces centres, Aurélien Rousseau a expliqué qu'il y aurait "des modèles différents". Dans certains cas, "l'armée va venir en renfort, des pompiers se sont d'ores et déjà mobilisés; on peut aussi avoir la Croix-Rouge, qui va être l'un des acteurs de cette mobilisation".

La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France a fait savoir le 22 mars qu'elle se mobilisait sur la préparation de ces vaccinodromes.

En Ile-de-France, "on se met en situation de faire au minimum 1 million d'injections au mois d'avril, et ce sera sans doute plus, mais on préfère être prudents" au regard des aléas de livraison, a ajouté Aurélien Rousseau.

Début mars, "on pensait qu'on aurait en Ile-de-France 300.000 doses. Face à l'accélération du virus, on a été une région priorisée, et on aura fait au cours du mois de mars 800.000 injections" avec les centres existants.

"Notre sujet est d'avoir zéro stock et d'écouler toutes les doses dès qu'on les a, et c'est ce qu'on fait tous les jours", a-t-il pointé.

Pour la semaine du 22 mars, "on a eu 50.000 doses de plus, donc on les a réparties; une partie va servir à vacciner les soignants" et une autre va "aller dans des centres", a-t-il poursuivi, évoquant "le vélodrome national [Saint-Quentin-en-Yvelines, Yvelines], où on a déjà un mégacentre qui peut faire 2.000 doses par jour, c'est-à-dire 10.000 à 14.000 doses par semaine".

"On a franchi la barre des 50% des plus de 75 ans qui sont vaccinés", "le premier ministre a dit qu'assez rapidement cette cible allait être élargie", a rappelé Aurélien Rousseau. Mais "sans attendre, il y a des rendez-vous qui sont disponibles, plus facilement qu'il y a quelques semaines. Il faut qu'on accompagne tous les plus de 75 ans pour qu'on ne passe pas à côté de ces personnes, quelquefois plus éloignées de la vaccination, du soin, pour les aider à prendre rendez-vous".

"Notre bataille, c'est zéro stock, et évidemment zéro dose perdue", a-t-il encore insisté.

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