Une question ? Appelez le 01 48 06 54 92

 

TecHopital.com

 

https://www.ja-sante.fr/
http://www.canyon.fr/

L'externalisation du transport plus souple mais pas moins chère

PARIS, 26 mai 2014 (Direct Hôpital) – L'externalisation de la fonction transport pour les services de stérilisation, blanchisserie et restauration des Hospices civils de Lyon (HCL) n'a pas apporté d'économie budgétaire mais permet plus de souplesse, a témoigné Jean-Luc Parlier, responsable adjoint de la fonction logistique et transport des HCL, lors des salons de la santé et de l'autonomie qui se sont achevés jeudi à Paris porte de Versailles.

Les HCL, qui regroupent 14 établissements, mènent depuis 2010 une politique de concentration de leurs outils logistiques et de production. En novembre 2010, ils ont inauguré leur unité centrale de production alimentaire (UCPA), qui a remplacé cinq unités de production locales. Puis, en juillet 2011, ils ont inauguré leur stérilisation centrale, qui a remplacé les 31 unités de stérilisation dont ils disposaient auparavant.
 
La blanchisserie actuelle, située en centre-ville, sera déménagée en octobre prochain vers la zone industrielle qui regroupe l'UCPA et la stérilisation centrale.
 
Cette réorganisation s'est accompagnée d'une réflexion globale sur l'outil logistique, "depuis la production jusqu'à la consommation dans les unités de soins" et incluant donc la fonction transport, a expliqué Jean-Luc Parlier. L'idée maîtresse de cette réflexion était de "ne pas laisser le transport pallier les défauts d'organisation des unités de production" mais de "penser cette fonction dans une stabilité et une durée qui permettent d'assurer le bon fonctionnement de l'établissement".
 
La direction des HCL a choisi de mettre en place un fonctionnement mixte, internalisé et externalisé, pour sa fonction transport. Les HCL ont conservé une capacité de transport interne pour la distribution des dispositifs médicaux stériles et les produits hôteliers, ainsi que pour les petites courses à la demande.
 
Il a été fait appel à un prestataire extérieur pour le transport depuis les unités de production en stérilisation, blanchisserie et restauration. "En ayant trois unités génératrices de transport sur un même lieu géographique, nous pouvons créer des synergies et optimiser l'utilisation des chauffeurs et des véhicules pour une prestation privée efficace", a indiqué Jean-Luc Parlier.
 
Présent dans la salle, le directeur de la logistique du groupe hospitalier du Havre, Mathieu Gayrard, a indiqué que son établissement menait actuellement une démarche inverse, de réinternalisation de la fonction transport. Il s'est dit "surpris" de la démarche des HCL, qui auraient la taille critique nécessaire pour assurer cette fonction par eux-mêmes.
 
Le choix de faire appel à un prestataire privé a été fait "pour des raisons techniques", a répondu Jean-Luc Parlier. "Nous ne savons pas gérer le transport frigorifique", a-t-il justifié. Par ailleurs, "l'hôpital a moins de souplesse sur les possibilités d'achat de véhicule ou d'embauche de personnel pour gérer les montées en charge", a-t-il ajouté.
 
"Notre convention collective est plus souple", a ajouté Alexandre Roussel, directeur de la filiale Rhône-Alpes de la société de transport GT Location. "Par exemple, nos chauffeurs peuvent travailler ponctuellement plus de 35 heures par semaine, en cas de pic d'activité".
 
C'est cette souplesse, et non l'aspect économique, qui a incité l'hôpital à externaliser cette fonction. "Nous avions chiffré le coût de l'internalisation et de l'externalisation et il était équivalent", a indiqué Jean-Luc Parlier. 
 
Un constat partagé par le groupe hospitalier du Havre, qui a pour sa part choisi l'internalisation pour des raisons sociales. A Lyon, l'équipe chargée des transports est passée de 14 à 8 personnes en cinq ans.
 
Les HCL et le prestataire privés ont défini des tarifs fixes par conducteur et par véhicule. Des plannings sont définis avec le prestataire, et les factures sont établies en fonction des besoins. 
 
"Nous avons une très  bonne prévisibilité de la dépense", a souligné Jean-Luc Parlier. Ces dépenses sont assumées par la fonction transport, et non par les unités de production. "Cela a été un levier important de la maîtrise budgétaire", a-t-il ajouté, soulignant qu'il avait "appris à dire 'non'" aux demandes des unités. "Le but n'est pas d'empêcher les unités de production de fonctionner, mais le transport ne doit pas pallier les défauts d'organisation de la production."
 
Depuis 2010, les budgets ont été parfaitement respectés, a-t-il souligné. /mb

Partagez cet article

Il n'y a pas encore de commentaire sur cette publication.
Soyez le premier à réagir

Pour commenter cet article identifiez-vous ou enregistrez-vous si vous ne l'avez pas encore fait