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L'Igas missionnée pour réfléchir à l'évolution du métier de manipulateur en électroradiologie médicale

Photo d'illustration.
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PARIS, 8 octobre 2020 (TecHopital) - Le ministère de la santé et des solidarités a sollicité l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) pour une mission prospective sur le métier de manipulateur en électroradiologie médicale (Merm) alors que la profession était massivement en grève jusqu'au début de la crise sanitaire, revendiquant une meilleure reconnaissance du métier ainsi qu'une revalorisation de cette profession.

Début 2020, afin d'alerter sur leurs conditions de travail, les manipulateurs radio ont engagé, dans plusieurs établissements de santé, une grève du codage des actes d'imagerie.

En janvier, l'Association française du personnel paramédical en électroradiologie (AFPPE) estimait qu'il devenait "urgent de lancer une mission sur la démographie des manipulateurs radio pour recenser les professionnels encore en exercice et analyser les besoins au regard de l’installation des équipements lourds sur l’ensemble du territoire pour la décennie à venir".

Reconnaissant que le métier de manipulateur radio "a pris une place essentielle dans le fonctionnement des établissements de santé", le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a dans un courrier daté du 31 juillet adressé à la cheffe de l'Igas, Nathalie Destais, demandé à ce qu'un "diagnostic sur la démographie du métier" de manipulateur en électroradiologie médicale (Merm) et de "son évolution dans les années à venir" soit réalisé, en portant "un regard particulier sur la formation" de cette profession, notamment sur l'opportunité d'avoir un diplôme unique.

Le ministre souhaite également que soit analysée "l’attractivité du métier en fonction des lieux d’exercice (établissement public ou privé, à but lucratif ou non)" et "les écarts de rémunération qui peuvent exister". "Votre analyse devra également faire état des difficultés de recrutement qui peuvent être constatées au niveau régional et les mettre en perspective avec la politique d'autorisations [d'équipements d'imagerie] menée par l'agence régionale de santé sur le territoire", précise-t-il dans son courrier.

Les inspecteurs de l'Igas doivent au final établir des préconisations "pour renforcer l’attractivité et l'exercice de ce métier et améliorer la reconnaissance de cette profession au sein de l'hôpital".

Le 23 septembre, deux inspecteurs de la mission Igas ont reçu une délégation de l'AFPPE. Les échanges entre les inspecteurs et les représentants de l'association ont porté sur la "démographie, les problématiques de rémunération et d’attractivité, la formation sur fond d’universitarisation", a indiqué l'AFPPE dans un communiqué daté du 3 octobre. Les inspecteurs de l'Igas ont souhaité, également, aborder les perspectives d’évolution du métier, notamment les pratiques avancées.

"Les échanges se sont avérés très riches, ces derniers se montrant bien au fait des problématiques de la profession, en particulier des difficultés démographiques actuelles", a précisé l'AFPPE dans son communiqué. "Ils ont ainsi été sensibles à notre revendication d’être reconnus au statut de soignant ainsi qu’aux problématiques du marché de l’emploi et de différentiations de rémunérations qui en découlent entre les établissements privés et publics", notent les représentants de l'AFPPE.

La mission Igas doit "interroger très prochainement d’autres professionnels représentatifs et experts dans l’échographie, la radiothérapie et la médecine nucléaire, la présidente du Conseil national professionnel des manipulateurs (CNPMEM), des représentants des secteurs public et privé, ainsi que le comité d’harmonisation des formations de Merm".

Les inspecteurs effectueront également des audits de terrain afin de constater, en situation, les effets des différentes problématiques sur l’organisation générale des services d’imagerie médicale, de radiothérapie, de médecine nucléaire et d’électrophysiologie.

Le rapport de mission est attendu sur le bureau du ministre d'ici fin 2020.

gdl/ab

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