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L'ingénieur en sécurité incendie et sûreté

PARIS, 18 avril 2018 (TecHopital) - Chaque mercredi pendant plusieurs semaines, TecHopital publie une fiche métier dans le cadre d'un dossier portant sur les ingénieurs hospitaliers. Cette semaine, nous vous présentons le métier d’ingénieur en sécurité incendie et sûreté.

L’ingénieur en sécurité d’un établissement pilote et coordonne l’ensemble des activités de sécurité incendie, de sûreté et de prévention de lutte contre la malveillance. Au quotidien, ses missions sont larges, elles vont de l’application des réglementations incendie à la formation du personnel en passant par les contrôles des accès et la mise en place de la politique de sécurité de l'établissement.

Concernant la sécurité incendie, une grande partie du rôle de l’ingénieur consiste à appliquer l’arrêté du 25 juin 1980 "portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP)".

"Notre rôle est de veiller à ce que les règles soient maintenues. Par exemple en cas de travaux, on doit s’assurer que le bâtiment est construit en conformité avec la réglementation et ensuite garantir son maintien en conformité", explique Olivier Buffet, ingénieur chargé de la sécurité et sûreté au CHU d’Angers, et vice-président de l’association des chargés de sécurité en établissements de soins (Acses) qui regroupe 450 adhérents et a notamment pour objectif d'accompagner des petits centres hospitaliers dans la mise en place d'une politique de sécurité incendie.

En relation avec tous les agents hospitaliers

Le métier d’ingénieur sécurité requiert des connaissances techniques et réglementaires pointues, mais aussi des qualités relationnelles, l'ingénieur étant "l’interface entre les employés et le directeur".

Il a d’ailleurs en charge la formation des agents hospitaliers. "Il ne s’agit pas d’apprendre seulement à manipuler des extincteurs. Dans les hôpitaux, nous faisons par exemple une formation au transfert horizontal de malades. Les personnels hospitaliers s’entrainent à transférer les patients en cas d’incendie vers une zone identifiée pour les mettre en sécurité, puisqu’on ne va pas pouvoir prendre les escaliers ou les ascenseurs", explique Olivier Buffet.

Il est aussi en contact avec différents corps de métier : la direction, les directions fonctionnelles des pôles et des services de soins pour définir et coordonner avec eux la mise en œuvre de la politique sécurité de l’établissement ; avec le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ; le service départemental incendie et de secours (DISS) ; des sociétés de contrôle et de maintenance des installations liées à la sécurité incendie pour la vérification de la conformité et l’entretien des installations incendie et les services techniques de l’hôpital.

"Nous sommes aussi en relation avec le coordinateur SSI (système de sécurité incendie)", précise Olivier Buffet. Ce coordinateur garantit le fonctionnement et la conformité à la réglementation de l’ensemble du système et du matériel consacré à la sécurité.

La détection incendie peut entraîner plusieurs scenarii :

  • donner l’alarme et permettre l’évacuation (en assurant le déverrouillage des issues de secours),
  • déclencher les obturations propres à réaliser le compartimentage (portes et clapets coupe-feu),
  • déclencher le désenfumage (ventilateurs, exutoires…) et provoquer l’arrêt des équipements techniques (ventilation, climatisation, sonorisation, etc.)

Pour garantir la sécurité, l’ingénieur doit par ailleurs être au fait des évolutions technologiques et réglementaires.

"Je dirai que c’est le métier classique de l’ingénieur sécurité. Mais le métier évolue depuis une dizaine d’années vers la sûreté, cette évolution s’est accentuée depuis 5 ans", analyse l’ingénieur.

La sûreté consiste à garantir l’intégrité des biens et des personnes contre des intrusions et des actes malveillants.

Selon Olivier Buffet, ce domaine est peu réglementé. "Quand je vous parle de sécurité incendie, on a un référentiel (ensemble de normes, règlements, règles de l’art, fixés par les pouvoirs publics mais aussi par les assureurs, ndlr). Concernant la sûreté, il n’y a pas de référentiel".

Il existe cependant des guides de bonnes pratiques, par exemple celui mis en place par l’observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) : le Guide méthodologique relatif à la prévention des atteintes aux personnes et aux biens en milieu de santé qui recense des dispositifs qui ont été mis en place sur le territoire.

La sûreté peut se décliner en différentes missions :

  • Mettre en place un système de contrôle d’accès. "C’est assez complexe, il faut définir quelle personne a le droit d’accéder à quelle partie d’un bâtiment. Il faut s’assurer de garder à jour les contrôles d’accès, et ce malgré les turn-over du personnel", estime Olivier Buffet. Pour automatiser le contrôle des accès, une armoire électrique à clé a été installée au CHU d’Angers, qui enregistre quelle clé est utilisée et par qui. Cela permet d’avoir une traçabilité des clés et des accès.
  • Mettre en place la vidéo-protection
  • Contrôler les rondes des agents de sécurité. Il y a des pastilles qui enregistrent automatiquementle passage des agents pendant leur ronde, afin de vérifier les points de passage.

Formation, statut et rémunération

Pour devenir ingénieur sécurité incendie et sûreté, il faut un diplôme de niveau 1 (ingénieur ou master) et de niveau II pour le personnel hospitalier de catégorie A dans le domaine de la sécurité.

L’Ensosp (école nationale supérieure des officiers sapeurs-pompiers) propose par exemple un master "ingénierie sécurité incendie" qui vise à "préparer des cadres supérieurs du public ou du privé. Cette formation répond aux professionnels qui travaillent dans le domaine de la prévention et de la sécurité incendie, sapeurs-pompiers, bureaux de contrôle, ingénieur sécurité…". La formation se tient sur les sites de l’Université Aix-Marseille et de l’Ensosp. Selon l’E,sosp, à l’issue de la formation, les étudiants seront en mesure de: comprendre et modéliser les phénomènes thermiques complexes, analyser le risque incendie et de dimensionner et mettre en œuvre un dispositif de prévention incendie.

L’école d’ingénieur du Mans (Ismans) propose un mastère (Bac + 4) spécialisé en ingénierie sécurité incendie.

Il existe par ailleurs une myriade de formations portant sur la sécurité incendie. Par exemple, le conservatoire national des arts et métiers (Cnam) propose une formation de 4 heures "incendie et évacuation".

Le Centre national de prévention et de protection (CNPP) a tout un catalogue de formations portant notamment sur le management de sécurité incendie et la sûreté. "C’est une référence en sécurité incendie et sûreté. On y apprend par exemple comment réfléchit un malveillant, à détecter les failles potentielles d’un système", détaille Olivier Buffet.

Pour accéder au poste d'ingénieur en sécurité incendie, il faut aussi détenir une habilitation SSIAP3, qui s'obtient lors d'une formation spécifique.

Concernant le statut des ingénieurs en sécurité, si certains sont employés en tant que contractuels au sein des hôpitaux, la plupart ont le statut de la fonction publique hospitalière. Dans ce cas, leur salaire dépend des grilles indiciaires, comme rapporté dans cette dépêche. Pour un ingénieur hospitalier, l'indice est à 1.794 euros bruts pour l'échelon 1 et à un peu plus de 3.100 euros bruts pour l'échelon 10, c'est-à-dire à partir de 24 ans d'ancienneté. Pour l'ingénieur hospitalier principal, le salaire brut s'échelonne de 2.375 euros à environ 3.700 euros. Pour l'ingénieur en chef de classe normale, le salaire se situe entre 1.870 euros à 3.690 euros. Un ingénieur en chef de classe exceptionnelle gagne entre 2.900 euros et 4.900 euros.

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