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La Commission européenne débloque 220 millions d'euros pour le transfert transfrontalier de patients

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé le 29 octobre, à l'issue d'une réunion en vidéoconférence avec les dirigeants européens, la mise à disposition de 220 millions d'euros pour financer et "assurer la sécurité" du transfert transfrontalier de patients atteints par le Covid-19 pour éviter la saturation de certains hôpitaux.

"La propagation du virus va submerger nos systèmes de santé si nous n'agissons pas de toute urgence", a alerté la dirigeante alors que l'Europe compte près de 7 millions de cas d'infections au Covid-19 avérées.

Ursula van der Leyen a appelé à davantage de coordination et d'échanges entre Etats. "Par exemple, si nous partageons davantage les données sur les capacités disponibles en soins intensifs et sur là où ces capacités font défaut, nous pouvons accroître les soins transfrontaliers et les organiser suffisamment tôt", a-t-elle fait valoir.

Elle a appelé les Etats à partager des données "complètes et précises en temps réel avec la plateforme de l'ECDC [European Center for Disease Prevention and Control]" afin d'agir "de manière cohérente" et de "mieux connaître la situation telle qu'elle est".

Ursula von der Leyen a aussi réclamé plus de partage d'expérience et d'analyse. "Nous allons lancer une plateforme réunissant les spécialistes qui conseillent les différents Etats membres et les experts qui conseillent l'Union européenne", a-t-elle annoncé.

Cette plateforme est une demande des "conseillers scientifiques nationaux", "en vue de partager les bonnes pratiques et d'harmoniser les conseils scientifiques fournis au niveau des Etats membres dans toute l'Union", a-t-elle précisé.

"Cet échange de connaissances scientifiques au plus haut niveau est de la plus haute importance car il nous permettra d'apprendre les uns des autres ce qui fonctionne et nous évitera de faire circuler des messages contradictoires ou confus", a-t-elle affirmé.

La dirigeante a aussi souligné l'importance du traçage "afin qu'il aille de pair avec le dépistage". Vingt-deux Etats membres ont mis au point une application de traçage "ou sont en train de le faire" et la Commission a créé un "service passerelle européen d'interopérabilité entre les applications des Etats membres".

Trois applications sont reliées à ce service depuis le 26 octobre et 19 autres doivent le rejoindre courant novembre, a-t-elle fait savoir. Selon un communiqué de la Commission du 19 octobre, les trois applications déjà interconnectées par le biais de ce service étaient alors l'allemande Corona-Warn-App, l'irlandaise Covid tracker et l'italienne Immuni.

"A l'heure actuelle, nous enregistrons quelque 50 millions de téléchargements par des détenteurs de smartphones. Mais ce n'est pas suffisant", a jugé Ursula von der Leyen. "C'est pourquoi j'ai demandé aux dirigeants de chaque pays d'encourager l'adoption massive de l'application par les citoyens, et donc son téléchargement massif par les détenteurs de smartphones", a-t-elle ajouté.

La présidente a aussi annoncé que la Commission présentera un "formulaire de localisation des passagers afin de faciliter le traçage lors des déplacements".

Un projet pilote doit être lancé en novembre, avec l'objectif qu'il soit utilisé à l'échelle européenne d'ici la fin de l'année.

mjl/gdl/ab

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