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La qualité de vie au travail notée 5,3 sur 10 par les agents hospitaliers (enquête Sham)

PARIS, 3 juillet 2018 (TecHopital) - L’assurance mutualiste Sham (Société hospitalière d'assurances mutuelles) a publié une enquête sur la qualité de vie au travail des agents hospitaliers, dans un communiqué mercredi.

Cette étude, réalisée avec Sofaxis et Neeria, a pour objectif d’analyser "les interactions existantes entre la qualité de vie au travail et les absences pour raison de santé dans les établissements hospitaliers et médico-sociaux", est-il précisé dans le communiqué.

L’étude s’articule ainsi autour de trois grands chapitres : "Les spécificités de la qualité de vie au travail des personnels dans les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux", un "état des lieux des absences au travail pour raison de santé dans les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux" et la dernière partie se penche sur "l’influence de la qualité de vie au travail sur les absences pour raison de santé".

Concernant la satisfaction globale des agents sur leur qualité de vie au travail, elle se situe juste au-dessus de la moyenne avec une note de 5,3 sur 10 (contre 6,1 dans la fonction publique territoriale).

Dans l’étude, il est aussi précisé que "les encadrants se disent plus satisfaits (5,4) que leurs collègues non encadrants, qui évaluent leur qualité de vie au travail globale à 5 sur 10. L’auto-évaluation des conditions de travail diffère aussi selon le type d’établissement : les agents des établissements sociaux et médico-sociaux attribuent une note de qualité de vie au travail plus élevée que les agents exerçant en établissement de santé (5,8 contre 5,2)".

Les agents ont été interrogés sur leur état d’esprit au moment où débute leur journée, ils sont plus de 30% à se déclarer avant tout découragés, stressés ou épuisés, "quand 26% seulement se sentent motivés (enthousiastes 12%, détendus 11%)".

L’étude rapporte aussi que les agents ont un "ressenti plutôt négatif" concernant la charge de travail, le rythme et l’intensité de l’activité. Sur ce thème, la note se situe à 4,6 sur 10, soit en-dessous de la satisfaction globale moyenne.

90% des agents estiment exercer un "travail utile"

Concernant le sentiment d’utilité, de fierté et le sens des missions, il est expliqué que "les agents partagent assez largement une vision positive de leur travail". "Les agents soulignent presque unanimement le sentiment d’exercer un travail utile (90%), composé de tâches intéressantes et nécessaires pour 82% d’entre eux. L’accomplissement de leurs métiers au quotidien leur permet d’éprouver de la fierté (72%). Ils sont majoritaires (91%) à estimer valorisant de remplir une mission de service public", peut-on lire dans l’étude.

En revanche, plus d’un agent sur deux (55% pour les encadrants et 60% pour les non-encadrants) exprime une inadéquation entre la conception qu’il se fait de son métier et la façon dont on lui demande de l’exercer.

L’étude fait aussi état de la qualité des rapports sociaux, "évaluée globalement positivement, avec une note très légèrement supérieure (5,4) à la moyenne de la satisfaction globale (5,3)".

Il est par ailleurs précisé que "le management influence la satisfaction : 39% des répondants considèrent que leur responsable ne prête pas assez attention à ce qu’ils disent et 43% qu’ils ne bénéficient pas de soutien satisfaisant dans les situations difficiles de la part de celui-ci".

L’étude s’est aussi attachée à mesurer "les exigences émotionnelles" auxquelles font face les agents dans leur quotidien, et le résultat est positif : plus de 7 agents sur 10 (71%) estiment se sentir capables de faire face aux situations de tensions ou émotionnellement difficiles. Une part importante (38%) dit ne pas ressentir de peur dans le travail, en dépit de risques de tension ou de conflits présents quotidiennement dans les services. 72% de répondants déclarent n’avoir jamais subi d’agression physique dans l’exercice de leurs fonctions. De même, plus de la moitié (54%) n’ont pas vécu de situation de tension avec leurs collègues et 57% avec leur hiérarchie.

Sur l’absentéisme, il est rapporté qu’en 2017, le taux d’absentéisme pour raison de santé dans les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux s’établit à 13%.

"La maladie ordinaire (6,2%) représente près de la moitié du taux d’absentéisme devant la maladie longue durée (3,5%) et l’accident du travail (2,1%). Elle représente la durée plus faible (30 jours contre 39 jours de durée moyenne d’un arrêt) car elle est constituée d’arrêts courts contre 262 jours pour la maladie longue durée", apprend-on dans l’étude. Les arrêts pour maladie ordinaire sont les plus fréquents (8 arrêts sur 10) et impactent le fonctionnement des services.

En termes d’exposition, 1 agent sur 2 (49%) a été au moins absent une fois.

Qualité de vie au travail : étude Sham

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