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La réception du nouveau CHU de Guadeloupe toujours prévue pour fin 2023

Crédit: CHU de la Guadeloupe/Architectes : Architecture Studio, Babel & L’Agence/ Eye&Eye Production
Crédit: CHU de la Guadeloupe/Architectes : Architecture Studio, Babel & L’Agence/ Eye&Eye Production

PARIS, 25 novembre 2020 (TecHopital) - La construction du nouveau CHU de Guadeloupe sur le site des Abymes suit son cours malgré la pandémie, avec quelques modifications à la marge dont le renforcement de la résilience des bâtiments au risque cyclonique et au risque épidémique, a expliqué à TecHopital l'architecte du projet.

"Depuis le 1er juillet, les travaux de construction du nouveau CHU de Guadeloupe ont repris à un rythme de croisière", a déclaré à TecHopital Laurent-Marc Fischer, architecte associé du cabinet Architecture Studio, société mandataire du groupement retenu pour le marché de maîtrise d'œuvre. Il faut dire que les travaux avaient été suspendus pendant le 1er confinement.

La construction a repris partiellement à partir du 11 mai avant de "retrouve[r] une activité complète" début juillet", écrivait le CHU en juillet. En conséquence de cet arrêt, la livraison du nouvel hôpital est désormais repoussée "au deuxième semestre 2023", annonçait-il. Ce que l'architecte du projet a confirmé.

"Pas de baisse de rythme des travaux au mois d'août, et comme il n'y a pas eu de reconfinement en Guadeloupe, la réception du chantier est toujours prévue pour le second semestre 2023", a fait savoir Laurent-Marc Fischer.

Quant à la mise en service, elle est programmée pour mi-2024.

Crédit: CHU de la Guadeloupe/Architectes : Architecture Studio, Babel & L’Agence/ Eye&Eye Production
"Nous allons bientôt finir le gros œuvre. Nous avons commencé le second œuvre, le cloisonnement. Tout un étage d'un bâtiment est cloisonné. Les réseaux commencent à être tirés. La prochaine étape portera sur les chambres et en décembre, on s'attaquera aux espaces extérieurs."

Quelques modifications ont été apportées au projet, avec l'ajout, "à la demande de l'agence régionale de santé (ARS)", d'une zone tampon pour des crises sanitaires. Un secteur a été défini permettant de recevoir très rapidement des lits armés, à l'image d'une unité militaire cocon avec la possibilité d'armer 20 lits supplémentaires en une journée. "Cette modification a été apportée avant la crise sanitaire", a-t-il fait savoir.

"Nous avons refait une étude selon le scénario de crise épidémique "Covid-24", puisque le CHU ouvrira en 2024. Le résultat, c'est qu'aucune modification structurelle n'est à apporter au bâtiment. La seule chose que nous sommes en train d'étudier c'est de pouvoir passer en pression négative dans les chambres de réanimation. Le nombre de prises de courant fort a également été augmenté. Nous avons fait une simulation de fonctionnement en crise et il n'y a rien à changer à part ces deux points."

Le nouvel hôpital prévoit un accès séparé pour les urgences, la possibilité d'installer un hôpital de campagne, des chambres NRBC avec des double sas, et en plus "cette unité cocon qui permet d'absorber 20 lits supplémentaires".

Le CHU devra également, ce qui n'était pas prévu initialement, intégrer un laboratoire de l'Etablissement français du sang (EFS) sur le site, qui sera relié par pneumatique au CHU.

Actuellement, "nous travaillons sur le renforcement de la résilience du bâtiment aux cyclones. On nous a demandé de passer à un stade supérieur sur le renforcement de la résistance des vitrages en renforçant la fixation des châssis. Nous avons réalisé des essais complémentaires avec des mises en pression pour vérifier la tenue des vitrages. Et nous avons décidé d'augmenter le nombre de fixations extérieures."

Il reste enfin encore quelques points à traiter sur la question sismique.

Le comité de pilotage constitué autour de l'agence régionale de santé (ARS), de la préfecture et de la région, avec les maîtres d'œuvre et d'ouvrage, se penche maintenant sur les questions d'aménagement urbains et routiers.

"Nous avons proposé de faire pénétrer les transports en commun sur le site mais cela se heurte à la problématique du plan blanc", puisqu'en cas de plan blanc il faut sécuriser l'hôpital.

En revanche, le réseau routier sera connecté à la logistique et au parking du personnel.

L'architecte a souligné avoir "une vraie relation de confiance avec la direction du CHU. C'est ainsi que les projets fonctionnent bien lorsqu'il existe une relation de confiance entre maîtrise d'œuvre et maîtrise d'ouvrage", a-t-il complété.

Site pilote en matière de sécurité

"La Guadeloupe connait des problèmes de sûreté avec de la délinquance, l'usage d'armes blanches même au sein de l'hôpital", a souligné l'architecte.

C'est pourquoi il est prévu de mettre en place un système de "bunkerisation de certaines unités" avec l'idée de pouvoir fermer immédiatement un secteur. Cela sera appliqué aux urgences, à la réanimation et la traumatologie.

Actuellement, "nous revisitons tout le système d'accès". Car si "l'hôpital doit rester accessible, différents niveaux de sécurité ont été définis et seront installés avec un contrôle d'accès passif reposant sur une signalétique mais aussi le verrouillage des bâtiments en cas de crise, et la nuit un système d'information des services".

L'objectif est que le CHU devienne la référence en matière de sécurité outre-mer, a conclu Laurent-Marc Fischer.

gdl/nc

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