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Le CH de Villefranche-sur-Saône (Rhône) "fortement impacté" par un rançongiciel

L'hôpital Nord-Ouest de Villefranche-sur-Saône est "fortement impacté" par un rançongiciel depuis lundi 15 février au matin, a fait savoir le CH dans un communiqué ce jour-là.

"Une attaque par cryptovirus Ryuk a été détectée sur le réseau informatique" de l'établissement ce matin à 4h30, a-t-il rapporté, confirmant une information divulguée par le site spécialisé LeMagIT.

"Les sites de Villefranche, Tarare et Trévoux sont fortement impactés", selon le communiqué.

Interrogé par APMnews dans la soirée du 15 février, l'établissement a déclaré avoir reçu une demande de rançon, qu'il n'a pas l'intention de payer.

Il n'était pas encore en mesure de savoir si des pertes ou fuites de données avaient eu lieu.

Un dépôt de plainte est en cours, a-t-il ajouté.

Les accès au système d'information de l'hôpital (SIH) et à internet sont coupés, selon le communiqué. De plus, "tous les postes de travail ont été déconnectés. A l’exception du standard des urgences, l’ensemble de la téléphonie a été rendue inaccessible".

Les boîtes mail sont également hors d'usage, a appris APMnews auprès de l'établissement.

"Les investigations techniques se poursuivent avec l’aide de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information" (Anssi), a complété le communiqué.

Des mesures "dégradées" ont été mises en place "dès cette nuit […] pour assurer les échanges d’informations nécessaires à la prise en charge des patients".

L'ensemble des interventions chirurgicales prévues mardi ont été reportées. Il est encore trop tôt pour décider de différer les interventions prévues les jours suivants, a affirmé le CH à APMnews lundi 15 février.

"En coordination avec l’agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes, le Samu et les pompiers, les patients nécessitant le recours aux services d’urgences du site de Villefranche et du site de Tarare sont orientés vers d’autres hôpitaux ou cliniques et ce jusqu’à nouvel ordre", lit-on dans le communiqué. "Les personnes venant aux urgences par leurs propres moyens sont prises en charge et pourront si nécessaire être orientées vers d’autres établissements de santé."

La continuité de l'activité est assurée dans les services de réanimation, soins continus, néonatalité et maternité.

"A ce stade, aucun transfert n’est programmé. Il en va de même pour les nourrissons séjournant dans le service de néonatalité. La maternité est en mesure d’accueillir les futures mamans, et les naissances par césariennes restent assurées."

"Parallèlement, le centre de vaccination anti-Covid poursuit son activité et les vaccinations sont réalisées. L’ensemble des documents devant être remis aux personnes (compte rendu de consultation prévaccinale, attestation d’injection) sont réalisés à la main."

Lundi 15 février, il n'y avait plus de rendez-vous disponibles sur la plateforme de prise de rendez-vous en ligne Doctolib pour une première injection à l'hôpital Nord-Ouest, a constaté APMnews. Il était toujours possible de prendre rendez-vous pour la deuxième injection.

Une cellule de crise, mise en place pour organiser le fonctionnement des trois hôpitaux, se réunit deux fois par jour, a précisé l'établissement à APMnews.

lc/gdl/nc

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