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Le CH du Mans ouvre son nouveau bâtiment d'hospitalisation

Passerelle vers Madeleine-Brès. Photo: CH du Mans
Passerelle vers Madeleine-Brès. Photo: CH du Mans

LE MANS, 24 novembre 2020 (TecHopital) - Le centre hospitalier (CH) du Mans a mis en fonction le nouveau bâtiment Madeleine-Brès, première étape de son projet de modernisation architecturale qui accompagne le virage ambulatoire, a exposé à APMnews/TecHopital Antoine Loubrieu, directeur des opérations et des parcours.

Il s'agit d'un des deux bâtiments en construction dans le cadre de l'opération de modernisation ARC (Ambulatoire, Regroupement des médecines de spécialités et Cheminements) qui vise à accompagner le virage ambulatoire, à regrouper toutes les spécialités dans un bâtiment et à redonner une unité architecturale au CH du Mans (1.660 lits et places).

Les travaux ont commencé en mai 2017. Le programme complet représente un investissement de 90 millions d'euros (M€) dont plus de 80 M€ pour les travaux et 7,2 M€ d'équipements (dont deux tables de radiologie conventionnelle neuves). L'agence régionale de santé (ARS) Pays-de-la-Loire a apporté un financement de 15 M€.

La construction des deux bâtiments Madeleine-Brès et Plantagenêt est terminée. Le premier est prêt et le déménagement a commencé le 17 novembre pour se terminer au 30 novembre, tandis que le second est "en train d'être équipé et il ouvrira ses portes le 7 janvier 2021", a indiqué à APMnews/TecHopital Antoine Loubrieu.

Le projet de 23.000 m² au total a été confié au cabinet d'architecture parisien Michel Rémon (bureau d'études Egis Bâtiments et paysagiste TN Plus). Le bâtiment Madeleine-Brès (du nom de la première femme française à avoir accédé aux études de médecine, en 1868), d'une surface de 11.000 m², est un bâtiment d'hospitalisation complète qui va regrouper les services de spécialités.

Les travaux ont connu un peu de décalage avec la première crise sanitaire, et c'est satisfaisant "de le voir s'achever car il affiche un grand taux de chambres seules (75%), ce qui est très appréciable en cette période d'épidémie de Covid-19", a commenté le directeur des opérations.

Le bâtiment Madeleine-Brès. Photo: CH du Mans.
Le bâtiment comprend 195 lits répartis sur quatre niveaux (un rez-de-chaussée et trois étages). Il comporte la pneumologie, la néphrologie et l'hémodialyse, la diabétologie-endocrinologie, la dermatologie, la rhumatologie, l'immunologie clinique (un nouveau service), la gastro-entérologie et l'onco-hématologie (avant que cette spécialité ne parte pour le centre de cancérologie de la Sarthe actuellement en construction) et l'infectiologie "qui ne déménagera qu'une fois la crise sanitaire estompée".

"C'est un bâtiment d'hospitalisation conventionnelle assez classique avec le confort actuel, des chambres à un lit et avec salle de bains privative", qui apporte une grande amélioration. Dans le bâtiment ancien, datant de 1983, il y avait deux chambres individuelles pour une unité de 30 lits, a décrit Antoine Loubrieu.

Les chambres sont en outre toutes équipées de rails lève-malade et le bâtiment compte six chambres "bariatriques" (prévues pour des patients obèses, une par étage).

L'organisation comprend des unités de 30 lits polyspécialités, ce qui donnera de la souplesse selon les besoins. Ainsi, la rhumatologie est avec l'immunologie clinique, la diabétologie avec la dermatologie.

Le bâtiment comprend un secrétariat par étage, mutualisé pour deux unités et un "studio des familles" pour permettre à des proches de rester.

Le bâtiment de médecine ambulatoire tourné vers le territoire

Le 2e bâtiment construit, Plantagenêt, sera celui de médecine ambulatoire avec les consultations de chirurgie et de médecine et deux hôpitaux de jour de médecine. Il compte 12.000 m² sur deux niveaux pour regrouper "la quasi-totalité des consultations de l'établissement en chirurgie et en médecine hors femme-mère-enfants", poursuit Antoine Loubrieu.

Il sera doté d'un gros plateau de consultation sur deux niveaux avec un étage pour la chirurgie, deux salles d'imagerie et un centre de prélèvement biologique, rapprochant ainsi les prélèvements des consultations pour optimiser les parcours, et un autre étage pour les consultations de médecine avec les deux hôpitaux de jour de médecine dont l'un pour la cancérologie avec 30 places (chimiothérapies) et l'autre pour la médecine pluridisciplinaire avec 25 places pouvant être étendu à 40 (avec toutes les spécialités médicales, plus la neurologie et la médecine vasculaire). La partie consacrée à la cancérologie a aussi vocation à rejoindre le futur centre de cancérologie de la Sarthe.

"Cela deviendra le seul lieu pour l'hôpital de jour de médecine de tout l'établissement", souligne le directeur adjoint.

L'hôpital de médecine intègre des box pour les patients ayant besoin de soins et un salon ambulatoire collectif pour les patients en explorations, commun à toutes les spécialités avec des fauteuils de repos, des petits salons, des casiers pour que les patients y déposent leurs effets personnels et un espace repas. "Ce salon très cosy reprend des conforts hôteliers de type salon 'grand voyageur' de la SNCF pour suivre une approche différente de l'hôpital", illustre-t-il.

Ces deux nouveaux bâtiments relient l'ensemble du CH du Mans qui est de structure pavillonnaire, lui redonnant de l'unité. "Le fait que la porte d'entrée de l'hôpital soit le bâtiment ambulatoire gagne en logique avec une orientation le plus possible sur les soins programmés, anticipés et non sur l'urgence.

L'organisation a été conçue pour donner accès à des expertises médicales croisées de plusieurs spécialités. Le bâtiment est tourné vers le territoire (d'où le nom de Plantagenêt) et doit pouvoir organiser un parcours à partir d'une de prise en charge ambulatoire", ajoute-t-il.

Une opération tiroir à suivre

L'espace vide laissé après les déménagements sera en partie réaménagé et en partie réoccupé. Un bâtiment accueillera toutes les activités tertiaires: la santé publique, le centre de vaccination, de tuberculose, le centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles, du VIH et des hépatites (CeGIDD), la planification, le centre de soins dentaires en cours de création, la maison médicale de garde et la consultation d'addictologie.

L'autre espace libéré, dans le bâtiment Monet qui date de début 2000 et qui compte beaucoup de chambres à un lit, va accueillir toutes les hospitalisations complètes de chirurgie. La chirurgie du bâtiment Fontenoy va libérer de la place pour des unités de médecine polyvalente et de gériatrie.

"C'est le top départ de deux ans de déménagement", note Antoine Loubrieu. Le CH du Mans va conduire plusieurs opérations tiroir et l'ensemble "va remettre de la cohérence".

Pour la suite, le projet de rénovation et de regroupement des blocs opératoires (il en existe trois: un pour femme-mère-enfants qui n'évoluera pas, un bloc dans le bâtiment Monet et un dans le bâtiment Fontenoy qui date de 1983) va être retravaillé.

Il était prévu une réhabilitation des bâtiments "mais les nombreuses contraintes techniques extrêmement importantes pourraient nous conduire vers une construction. C'est une hypothèse étudiée et la crise sanitaire qui a montré certaines limites rebat les cartes du schéma directeur". Il est préférable de tirer les leçons de ce qui est en cours sur la réanimation avant de poursuivre ce projet, indique le directeur adjoint. Le CH du Mans a quasiment doublé ses capacités de réanimation pour cette 2e vague du Covid-19.

sl/gdl/eh

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