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Le CHR Metz-Thionville s'alarme de son manque de personnel face à la 2e vague

La directrice générale du CHR Metz-Thionville, Marie-Odile Saillard, a pointé jeudi, lors d'une conférence de presse, les difficultés rencontrées par son établissement après "une forte perte de son équipe médicale et aussi non médicale" depuis la première vague.

Elle a rapporté que "la montée de la vague s'apparent[ait] plus à une marée montante qu'à un tsunami" à date, avec 101 patients hospitalisés en raison du Covid-19, dont 22 patients en soins critiques (réanimation et unité de soins intensif de cardiologie "upgradée").

"On a fait un boulot important sur les EPI [équipements de protection individuelle], sur les masques, sur les médicaments, on a de nombreuses semaines devant nous selon nos modèles", a assuré Marie-Odile Saillard, avant d'ajouter que son établissement avait reçu 8 respirateurs lourds depuis le printemps et attendait "4 ou 5" systèmes d'oxygénothérapie nasale à haut débit Optiflow* (Fisher & Paykal Healthcare).

Face à une "poussée forte sur les services d’urgence", la direction du CHR a enclenché le dispositif "hôpital en tension" (HET) et déclenchera son plan blanc à partir de vendredi, en ne procédant à un "rappel de personnel que de manière mesurée et raisonnée".

"Sur les lits de réa, ma crainte la plus forte [est liée au fait] que le CHR [a] connu après la première vague de Covid une forte perte de son équipe médicale et aussi non médicale", a alerté la directrice générale. Elle a évoqué le cas d'infirmiers qui travaillent désormais au Luxembourg et de médecins anesthésistes et réanimateurs partis "vers le privé, pour des raisons qui tiennent en partie à la question des réanimations, mais aussi aux conditions de travail".

Elle a rapporté que le CHR avait dû déprogrammer "30% d’activité chirurgicale depuis plusieurs mois au moins" en raison du manque de personnel, tandis qu'une "petite moitié" des lits de réanimation du site de Bel-Air (Thionville) étaient "neutralisés à cause de l’absence de médecin réanimateur".

"On va devoir affronter la deuxième vague dans ce contexte et je ne suis pas en position de rouvrir les 121 lits de réanimation que j’ai su créer, mettre en œuvre, au mois d’avril, parce que je n’ai pas les hommes pour le faire", s'est alarmée Marie-Odile Saillard.

gl/gdl/ab

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