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Le CHU de Brest, premier au monde à utiliser le nouvel appareil de TEP entièrement numérique Biograph Vision*

Siemens Healthineers
Siemens Healthineers

BREST, 15 janvier 2019 (TecHopital) - Le CHU de Brest a présenté le 9 janvier à la presse son nouvel appareil de tomographie par émission de positons couplée à un scanner (TEP/CT) à ultrahaute résolution entièrement numérique, Biograph Vision* de Siemens Healthineers, appareil "le plus abouti sur le marché" selon le chef de service du CHU, premier établissement dans le monde à en être équipé pour une utilisation en routine.

Avec cet appareil, mis en service il y a trois mois à Brest, le saut technologique par rapport aux appareils de génération précédente équivaut "au passage du tube cathodique à l'écran plat", a estimé le Pr Pierre-Yves Salaün, chef du service de médecine nucléaire du CHU, interrogé par APMnews. Il parle également, dans le dossier de presse, d'"innovation disruptive".

La différence avec les anciens appareils est "un enjeu de détectabilité: en passant au tout-numérique, on améliore la résolution spatiale et on voit plus de choses, plus finement", assure-t-il.

De plus, la rapidité et la fluidité d'acquisition permettent de faire "une imagerie dynamique, paramétrique". Alors qu'auparavant, on devait attendre un certain temps après l'injection du produit radiomarqué pour acquérir les images, désormais on pourra suivre au fur et à mesure la diffusion du produit.

C'est intéressant en particulier pour distinguer les tumeurs des tissus présentant une inflammation, car la captation est plus rapide par ces derniers que par les cellules tumorales. On peut identifier des sites tumoraux où il y a une nécrose, où certains traitements fonctionneront moins bien. On peut voir des différences d'une métastase à l'autre.

"On voit plus et mieux"

"Jusqu’à présent, nous avions une vision microscopique de cet environnement: désormais la finesse de la résolution nous donne des informations d’hétérogénéité tumorale" et permet de connaître "la structure fine de l’organisation de la tumeur ou du processus pathologique", et cela "à l’échelle du pixel", se félicite Pierre-Yves Salaün.

"Désormais, on voit plus et mieux, et pour le clinicien, cela permet de lever des doutes sur certaines images" et de trancher sur les choix de traitement.

Si les deux tiers des examens de TEP concernent la cancérologie, il y a également une utilisation en infectiologie, dans les maladies inflammatoires, les maladies neurodégénératives, et là aussi le nouvel appareil aura un intérêt.

Les trois fabricants de TEP, Philips, GE et Siemens, ont développé des appareils entièrement numériques. Quelques appareils sont déjà installés dans des établissements français. Siemens arrive en troisième position, mais selon le Pr Salaün, cela lui permet de proposer la machine la plus aboutie du marché.

Trois premiers prototypes de Biograph Vision* avaient été installés dans des établissements en Suisse, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis, mais pour des tests. L'appareil installé à Brest est le premier pour une utilisation en routine. Un autre appareil a été acquis par le CHU de Rouen, a indiqué le Pr Salaün, qui espère à terme pouvoir faire des études multicentriques avec les établissements qui se seront dotés de cette machine.

Plus rapide

Grâce au nouvel appareil, l'acquisition des images se fait en "6 à 8 minutes au lieu de 15-20 minutes avec les appareils actuels", ce qui peut permettre d'augmenter le nombre de patients par jour, et également de "diminuer la quantité de produit" administré.
On peut réaliser 28 examens par jour, au lieu de 18 auparavant.

Il est également possible, pour des radiopharmaceutiques difficiles à produire, de "jouer sur la dose" en en administrant moins à chaque patient, mais en compensant par l'allongement de la durée de l'examen. Ainsi, "on peut faire bénéficier du traceur à plus de patients". C'est le cas pour le PSA (antigène spécifique de la prostate) radiomarqué utilisé en détection du cancer de la prostate.

Le CHU de Brest, qui avait deux appareils de TEP, a acquis ce nouvel équipement pour un coût de 3,5 millions d'euros, en autofinancement, l'équilibre étant atteint grâce à l'augmentation du nombre d'examens (notamment, le CHU de Brest est le seul en Bretagne à utiliser certains traceurs) et à des économies sur les radiotraceurs.

fb/nc

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