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Le CHU de Nantes condamné après le décès d'une femme greffée d'un rein porteur d'un cancer

Le tribunal administratif de Nantes a condamné le CHU de Nantes pour retard de diagnostic dans le cas du décès d'une femme greffée d'un rein porteur d'un cancer, dans un jugement que s'est procuré APMnews.

Atteinte depuis l'âge de 6 ans d'une maladie rénale sévère, la patiente a bénéficié d'une troisième transplantation au CHU de Nantes en juin 2008. La greffe a été réalisée avec succès mais la patiente a dû être hospitalisée à plusieurs reprises après l'apparition en mars 2009 d'hématuries macroscopiques manifestement d'origine urologique et une dégradation de sa fonction rénale. Son état de santé s'est ensuite rapidement dégradé et des examens ont révélé la présence d'une tumeur sur le rein greffé. La jeune femme est décédée en juin 2009, à l'âge de 33 ans. En 2012, son mari et ses parents ont déposé une requête auprès du tribunal administratif de Nantes demandant la condamnation du CHU à les indemniser des préjudices subis en raison du décès de leur épouse et fille, après avoir déposé une demande préalable d'indemnisation restée sans réponse. Dans un jugement lu le 9 mars, le tribunal a considéré notamment en s'appuyant sur un rapport d'expertise "que si aucune faute ne peut être retenue à l'encontre du CHU de Nantes lors de la transplantation du greffon et de la surveillance postopératoire immédiate, il y a eu indiscutablement erreur dans l'établissement du diagnostic de tumeur urothéliale profonde présente dans le rein greffé et responsable des hématuries macroscopiques confondues avec un phénomène de rejet".

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