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Le CHU de Rennes déploie un système complet de pathologie numérique

Grâce à son fonds de dotation, le Fonds Nominoë, le CHU de Rennes a pu équiper son service d’anatomie et cytologie pathologiques d’un système de pathologie numérique.

"Au terme de 7 mois de déploiement de l’application, avec le passage de l’optique au numérique, les professionnels vivent aujourd’hui une véritable révolution technologique dans leurs pratiques", souligne le CHU dans un communiqué diffusé le 20 juillet.

Il explique que c'est "grâce à la solution Intellisite Pathology* développée par la société Philips" et "interfacée avec le système de gestion du laboratoire SCC Soft Computer", que les pathologistes analysent désormais les lames préalablement numérisées par les techniciens de laboratoire sur des écrans à très haute définition.

"Une fois préparées, les lames sont numérisées à [une] très haute résolution correspondant au plus fort grossissement possible du microscope", détaille l'établissement. Toute la lame est visualisée sur écran, ce qui est "impossible sous microscope". "Les données sont archivées puis analysées par les pathologistes qui en exploitent les informations avec une bien meilleure souplesse que sous microscope grâce à la puissance de l’informatique de visualisation, d’analyse, de métrologie…", assure aussi le CHU rennais.

"Cette nouvelle technologie, combinant innovation et expertise anatomopathologique, a révolutionné le diagnostic en routine des pathologies (cancéreuses, dégénératives, inflammatoires…) avec une approche sur lames numérisées qui permet précision et rapidité. Deux atouts précieux pour le service, essentiels pour les cliniciens comme pour les patients. Elle est également profitable pour la formation des internes", souligne le Pr Nathalie Rioux-Leclercq, chef du service d’anatomie et cytologie pathologiques du CHU, citée dans le communiqué.

Ce dispositif rend aussi possible une expertise du CHU "au service des territoires". Les pathologistes "peuvent en effet désormais travailler en échangeant leurs avis au sein du laboratoire, voire à distance -ce que le confinement et la mise en place du télétravail pendant la crise sanitaire a permis d’expérimenter".

"Les pathologistes de différents hôpitaux pourront très prochainement coopérer d’un laboratoire à l’autre et ainsi partager des diagnostics difficiles nécessitant un second avis", ajoute l'établissement rennais.

Première au sein des Hôpitaux universitaires du Grand Ouest (Hugo), cette pathologie numérique et les compétences acquises au CHU de Rennes pourront également être mises au service de l’interrégion où une réflexion médicale sur les effectifs hospitalo-universitaires a été engagée dans cette discipline, qui souffre elle-même d'une démographie médicale insuffisante dans le secteur public.

san/nc

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