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Le Nutri-Score désormais apposé sur 25% des produits alimentaires

Crédit : Fotolia
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SAINT-MAURICE (Val-de-Marne), 24 septembre 2019 (TecHopital) - Deux ans après son déploiement, le Nutri-Score est apposé sur environ 25% des produits alimentaires transformés en volume de vente, a-t-on appris le 21 septembre à l'occasion du lancement du plan national nutrition santé (PNNS) 2019-2013 par la ministre des solidarités et de santé, Agnès Buzyn, dans les locaux de Santé publique France à Saint-Maurice.

Ce logo nutritionnel, à caractère optionnel, classe les produits alimentaires en 5 catégories allant du A au E et du vert au rouge en fonction de leur qualité nutritionnelle. Il complète la déclaration nutritionnelle obligatoire, rappelle-t-on.

Il a un double intérêt, a souligné la ministre: faciliter le choix des consommateurs et améliorer les produits. Les industriels qui s'engagent dans cette démarche modifient leurs recettes pour améliorer leur note, a-t-elle affirmé.

Elle a rappelé qu'il n'avait pas "suscité un enthousiasme débordant au début".

Les représentants des industriels s'étaient au départ mobilisés contre le logo. Lors de son lancement fin octobre 2017, seuls six industriels et distributeurs s'étaient engagés à l'apposer sur leurs produits.

Nestlé, qui appartenait au groupe d'industriels affichant leur opposition, a décidé de s'engager dans cette démarche, a annoncé le 21 septembre Pierre-Alexandre Teulié. Il a expliqué que prendre une telle décision était d'une complexité comparable à la gestion d'un Etat. "C'est un cauchemar et en même temps une évidence", a-t-il résumé en soulignant la "force de frappe" que représentait l'engagement de la multinationale.

Le secrétaire général d'Auchan, qui faisait partie de la short-list des engagés de la première heure, a constaté une appétence "assez forte" des clients envers les produits "Nutri-scorés". Mais, tant que tous les produits n'ont pas le logo, il est difficile d'avoir une "estimation quantitative objective" de son impact, a-t-il nuancé.

Depuis sa mise en place, plusieurs enquêtes de Santé publique France ont montré que la notoriété du logo était montée en puissance. Ainsi, en mai 2019, 81% des personnes interrogées en avaient entendu parler ou l'avaient vu et près de 60% indiquaient spontanément qu'il fait référence à la qualité nutritionnelle du produit.

Selon l'observatoire Oqali, qui assure un suivi global de la qualité nutritionnelle de l'offre alimentaire, la part des marques engagées dans la démarche représente environ 25% du volume des ventes des aliments transformés. La part s'élève environ à 50% pour les produits transformés à base de pomme de terre et les produits laitiers frais, mais elle est seulement de 2% pour les préparations pour desserts.

La note D est la plus représentée parmi les produits transformés étiquetés. Un quart des produits sont notés D, contre 17% de A, 21% de B et 14% de E.

Plus de 140 enseignes et industriels se sont engagés à apposer ce logo, s'est félicité le Pr Serge Hercberg, qui dirige l'équipe qui l'a mis au point. Il a expliqué que les enseignes Carrefour et Super U venaient de communiquer sur leur volonté d'engagement.

Le scientifique espère désormais un déploiement européen "plus large", alors que la Belgique et la Suisse l'ont déjà adopté et que l'Espagne y réfléchit. Il souhaite qu'il soit obligatoire au sein de l'Union européenne.

Agnès Buzyn a affirmé que le déploiement européen du logo était une "priorité" pour elle.

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