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Le projet architectural du CHU de Nancy se complexifie après l'apparition de fissures dans un de ses bâtiments

Crédit: Shutterstock
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NANCY, 6 octobre 2020 (TecHopital) - Le CHU de Nancy va être contraint de retravailler son schéma directeur immobilier après l'apparition de fissures au sein du bâtiment Philippe-Canton ayant entraîné un déménagement partiel d'activités, a-t-on appris auprès de Bernard Dupont, le directeur général du CHU.

La découverte de premières fissures au niveau du 1er étage du bâtiment Philippe-Canton (170 lits), situé sur le site de Brabois, remonte à août 2017 et avait déjà entraîné la fermeture de 4 locaux dans le bâtiment livré en juillet 2010.

"On avait demandé une expertise judiciaire qui a montré des erreurs de réalisation, et peut-être de conception", a rapporté Bernard Dupont, joint le 29 septembre par APMnews/TecHopital, "depuis on se rend compte qu’il y a des fissures partout".

La construction du bâtiment avait été lancée fin 2007, après la signature d'un bail emphytéotique hospitalier (BEH) pour une durée de 32 ans entre le CHU de Nancy et la société civile immobilière du bâtiment de spécialités médicales du CHU de Nancy, dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) avec le groupe Icade Santé (groupe Caisse des dépôts et consignations -CDC).

"Pour y voir clair, et parce que le propriétaire, qui est Icade, n’était pas assez attentif à notre goût, nous avons pris un expert suisse qui a confirmé nos inquiétudes", a poursuivi le directeur général du CHU, alors que l'expertise judiciaire est toujours en cours.

Les premières conclusions de l'expertise indépendante diligentée par le CHU ont conduit la direction à évacuer partiellement à partir de jeudi une partie du bâtiment qui accueille les activités et consultations du pôle spécialités médicales, les consultations du pôle digestif, et l'unité de médecine ambulatoire (UMA).

Un déménagement progressif à compter d'octobre

Après le transfert du service de pneumologie (13 lits), le 2e étage qui accueille des bureaux de médecins et des secrétariats sera déménagé début novembre, tandis que la direction travaille encore à trouver une solution pour l'évacuation du rez-de-chaussée et du 1er étage, qui hébergent les consultations et l'unité de médecine ambulatoire.

Le directeur général du CHU a souligné que ce sujet représentait "un élément de complexification" pour le schéma directeur immobilier, validé fin janvier par le comité interministériel de la performance et de la modernisation de l'offre de soins hospitaliers (Copermo) et qui prévoyait une remontée des activités du CHU sur le site de Brabois d'ici 2032.

"On risque de partir sur une séquence judiciaire qui va durer", a prévenu Bernard Dupont, tout en soulignant que la construction d'un bâtiment équivalent représentait un investissement estimé à 130 millions d'euros (M€).

"On a déjà commencé à travailler sur ce dossier, sur différentes hypothèses de relogement, dans des bâtiments provisoires, en ville ou dans des hôpitaux à proximité", a-t-il ajouté, alors que les conclusions définitives de l'expertise menée par le cabinet suisse T-ingénierie ne sont pas attendues avant 2021.

Des surcoûts engendrés par la crise sanitaire

Il a également fait remarquer que la crise sanitaire du Covid-19 aurait également des conséquences sur le schéma directeur immobilier de son établissement: "La crise Covid a montré que certaines des préconisations techniques que nous donnait précédemment l'Anap [Agence nationale d'appui à la performance], les mètres carrés, la taille des unités, les chambres à deux lits, les regroupements des réanimations, posaient des problèmes."

"Ces normes techniques paraissent datées et n'ont pas été remplacées", a-t-il expliqué, "les suppléments, et donc les recettes que les hôpitaux touchent à ce titre, vont être supprimés, ce qui n’est pas marginal et le montage économique de notre projet va s’en retrouver altéré".

Le CHU estime que ces pertes de recettes et ces coûts supplémentaires devraient engendrer un surcoût de 20% par rapport au montant de 515 M€ initialement prévu pour son projet architectural.

Alors que le CHU espérait parvenir à un retour à l'équilibre budgétaire fin 2020, son déficit prévisionnel pour l'exercice en cours est estimé à "30 M€ à 33 M€" en raison de la crise Covid.

gl/gdl/nc

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