Une question ? Appelez le 01 48 06 54 92

 

TecHopital.com

 

Le projet "Repas à l'hôpital" sera lancé en janvier 2019 (Frédéric Descrozaille)

Crédit: Fotolia/WavebreakMediaMicro
Crédit: Fotolia/WavebreakMediaMicro

PARIS, 30 novembre 2018 (TecHopital) - Un total de 40 établissements sont candidats au projet "Repas à l'hôpital", qui sera lancé en janvier après une présélection de 6 candidatures et un choix final de 3 établissements de santé, a indiqué à TecHopital le député Frédéric Descrozaille (LREM, Val-de-Marne), qui a initié le projet.

Le projet "Repas à l'hôpital" a remporté un premier succès par le nombre de candidatures reçues, 40 au total (cf brève TecHopital). Et si 6 établissements de santé vont être très prochainement présélectionnés, seulement 3 au final seront choisis.

Le choix portera sur "1 hôpital de plus de 1.000 lits", certainement "1 groupement hospitalier de l'AP-HP" (parmi les 5 qui se sont portés candidats), "2 hôpitaux de province, 1 de 700-1.000 lits et 1 de moins de 700 lits", a indiqué le député du Val-de-Marne qui, de 2008 à 2012, fut directeur général d'Interfel, l'interprofession des fruits et légumes frais.

Un comité de pilotage (copil) a été mis en place, qui a défini un cahier des charges. Ce copil est constitué de représentants de la Fédération des hôpitaux de France (FHF), de l'Union des ingénieurs hospitaliers en restauration (Udhir) et de la confédération des médecins. "Il devait se réunir fin novembre mais la réunion a été reportée à décembre", a précisé Frédéric Descrozaille.

"Repas à l'hôpital" vise ainsi à améliorer la restauration à l'hôpital, un secteur qui a recueilli les plus mauvais scores de l'enquête e-Satis, publiée fin 2017 (cf dépêche TecHopital).

"Nous comptons démarrer le projet en mars après la sélection des 3 établissements", a confirmé Frédéric Descrozaille, interrogé le 26 novembre par TecHopital. L'idée étant "qu'il est possible de prouver qu'un hôpital ne perdrait pas d'argent en améliorant son service de restauration".

La sélection des heureux élus se fera après vérification de "la motivation des équipes et surtout la dimension collégiale de cette motivation. Les différents acteurs (achats, direction, médecins et restauration) devront vraiment travailler ensemble".

"J'ai d'abord rencontré Martin Hirsch qui a montré un réel intérêt pour ce projet, mais n'avait pas d'argent pour le financer, puis je suis allé voir Matignon et enfin j'ai frappé à la porte du ministère de la santé qui s'est engagé à le financer en couvrant les frais occasionnés par l'expérimentation".

Une expérimentation menée sur plus d'un an

La direction générale de l'offre des soins (DGOS) avait précisé dans l'appel à candidatures que l’expérimentation devait se dérouler "sur un an environ, au sein de quelques établissements hospitaliers volontaires, et consister à améliorer le service de restauration sur la base des principes suivants : hausse du "coût denrées", assouplissement du cahier des charges à l’achat, plus de liberté dans la préparation culinaire et amélioration du service".

En ce qui concerne cette hausse du coût du repas, la DGOS expliquait que "les hôpitaux volontaires devront faire preuve de souplesse sur le budget alimentation, au moins en termes de trésorerie dans un premier temps. Cette hausse devrait toutefois être maîtrisée et raisonnable, un doublement du coût denrées étant compensé dès l’achat par une réduction d’un tiers des quantités achetées et la diminution des achats prévisionnels de compléments nutritionnels oraux (CNO)."

"Le but est d'augmenter de 15 centimes le cout du repas en coût denrées, de briser la logique des menus fixés à l'avance et de faire sortir les patients autonomes de leur chambre pour qu'ils prennent leur repas dans un espace convivial", a complété le député.

L'objectif est également de prouver que l'établissement "ne perdra pas d'argent et même pourrait en gagner", en achetant moins de compléments alimentaires, "qui coûtent plusieurs centaines de milliers d'euros par an pour les établissements. Cet achat pallie le défaut d'alimentation du repas". Il faudra enfin "réduire la quantité des déchets afin de rapprocher la quantité d'aliments achetés de celle consommée".

Le projet sera conduit selon un même protocole, note le député, sachant qu'il sera conduit en premier lieu par les ingénieurs hospitaliers en restauration. "Il sera nécessaire de bien enregistrer les données, de la même manière d'un établissement à l'autre, et de comparer les expériences avec des populations témoin."

L'expérimentation sera menée sur 14 à 15 mois. "Nous allons sélectionner des établissements suffisamment représentatifs pour que d'autres se reconnaissent. Et à la fin de l'expérimentation nous publierons un cahier blanc ou un vade-mecum".

Enfin, Frédéric Descrozaille a insisté sur le caractère interministériel du projet, soutenu à la fois par le ministère de la santé, mais aussi par le ministère de l'agriculture et le ministère de la transition écologique.

gdl/nc

Partagez cet article

Il n'y a pas encore de commentaire sur cette publication.
Soyez le premier à réagir

Pour commenter cet article identifiez-vous ou enregistrez-vous si vous ne l'avez pas encore fait

Inscrivez-vous à la newsletter gratuite

Les offres

Inscrivez-vous gratuitement à TecHopital.com

okSoyez informé des nouveautés du site
okRéagissez et commentez les articles
okRecevez la newsletter premium

Conformément à la loi 78-17 du 6 janvier 1978 (modifiée par la loi 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel) relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent. Vous pouvez l'exercer en adressant un courrier électronique à admin@apmnews.com ou par courrier postal à APM International, 33 avenue de la République, 75011 Paris.

Civilité
Nom*
Prénom*
Email*
Mot de passe*
(6 caractères minimum)
Etablissement
Fonction*

En validant cette inscription vous aurez accès au contenu du site TecHopital.com et vous nous autorisez à traiter et à transmettre vos informations personnelles conformément aux termes de la loi.  (Notice légale )

Cochez cette case pour accepter ces conditions